Une nouvelle réforme réduit encore un peu plus les subventions directes accordées aux agriculteurs, prévoit un relèvement progressif des quotas laitiers jusqu'à leur disparition et souhaite mettre l'accent sur le développement durable.
Les aides accordées deviennent forfaitaires, et le sont selon trois principaux critères : le respect environnemental, la qualité des produits et le respect du bien-être animal.
Des mesures de protection sont mises en place, dans le cas où les prix descendraient trop bas. Et désormais, l'aide versée n'est plus seulement liée au volume produit.
Les prix garantis aux agriculteurs sont revus à la baisse, en contrepartie d'aides compensatoires versées, pour les rapprocher des cours mondiaux. Les terres sont mises en jachère pour freiner la production. Des premières mesures sont prises pour la protection de l'environnement : reboisement des terres, développement du tourisme rural...
Des quotas laitiers et céréaliers sont instaurés pour freiner la production agricole, qui est devenue trop importante et échappe au contrôle de l'Europe : le stockage et la destruction des excédents sont particulièrement coûteux.
L'idée nait en 1957 à la suite du Traité de Rome. Mais la PAC est créée cinq ans plus tard pour assurer l'auto-suffisance alimentaire de l'Europe, développer et moderniser l'agriculture.