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Created by goulu on May 1, 2008
Last updated: 10/19/10 at 03:54 AM
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Perdu dans le ciel,
le faucon est de retour,
le bec poussiéreux.
Le premier haïku* de Dr. Goulu a été inspiré par la sonde Hayabusa (« faucon pèlerin » en japonais) dont j’ai appris l’histoire mouvementée à la radio [1] l’autre jour.
Les japonais ont lancé très discrètement cette sonde en 2003, parlant de « démonstrateur technologique ». Hayabusa a souffert de nombreux incidents qui la font rentrer 3 ans plus tard que prévu. Demain pourtant, elle devrait se poser en Australie après un exploit remarquable : ramener sur Terre de la matière prélevée sur un astéroïde de 600 m seulement, Itokawa.
vue de la sonde Hayabusa sur l'astéroïde Itokawa
Hayabusa a utilisé les fameux moteurs ioniques dont j’ai déjà causé ici pour rejoindre sa cible, puis s’est posée sur le caillou dont l’attraction est si faible qu’il n’est pas possible d’y creuser. En tirant un petit projectile sur la surface, Hayabusa devait récupérer les poussières éjectées lors de l’impact, mais on ne saura que dans quelques jours si ça a marché.
Si oui, Hayabusa rejoindra le club très fermé des missions ayant ramené de la matière extraterrestre :
En 2004, « Genesis » a ramené de la poussière du vent solaire collectée au Point de Lagrange L1, mais au retour sur Terre, ses parachutes n’ont pas fonctionné et elle s’est bien plantée… Mais les échantillons ont survécu et les premiers résultats d’analyse viennent d’être publiés.
Genesis après son "atterrissage"...
En 2006, « Stardust » a ramené des poussières cométaires prélevées près de la comète Wild 2. Mieux : elle n’a fait que larguer sur Terre un container avec les échantillons et poursuit sa route vers la comète Tempel-1 (qui a été percutée par Deep Impact en 2005) qu’elle rencontrera à moins de 200 km le 14 février 2011. Grâce à Stardust@home, vous pouvez aider la science en repérant les quelques poussières interstellaires collées dans les m2 de capteurs de la sonde.
Sans oublier les astronautes des missions Apollo qui ont ramené 382 kg de roche_lunaire entre 1969 et 1972, ni les 3 sondes Luna soviétiques qui en ont ramené 326 g entre 1970 et 1976.
A ce sujet, j’ai lu cette semaine « Poussière de Lune » [2], prêté par Stefano. Un épais roman de S-F avec beaucoup de références à toutes sortes de choses intéressantes et réussissant notamment à promouvoir la géologie au rang des sciences dignes de la science-fiction. Cependant, je n’ai pas adhéré à l’intrigue principale, un peu trop visiblement destinée aux scénaristes d’Hollywood. Mais un bon bouquin de vacances tout de même.
Note* : j’en suis assez fier, car même traduit en japonais ça reste un haïku. Mais bizarrement, le mot « hayabusa » n’apparait pas…
Références :
Frédéric Castel « L’incroyable odyssée d’Hayabusa s’achève » (MP3) Radio Suisse Romande, 12:30, 6 juin 2010
Stephen Baxter, « Poussière de Lune », 1998, J’ai lu (coll. Millénaires), Paris, 1998, ISBN 9782290327319
Classé dans :Aerospace Tagged: astéroïde, Haïku, Hayabusa, Japon
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=561936452&url=http%3A%2F%2Ffeedproxy.google.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2F7-yabFzSNwg%2F
De retour d’une conférence sur les énergies renouvelables, Laurent m’a posé cette question simple en apparence, à laquelle j’ai d’abord répondu naïvement : on mesure la puissance électrique fournie par une cellule photovoltaïque (PV) éclairée par une puissance lumineuse donnée; le rapport des deux, c’est le rendement.
évolution du rendement de différents types de cellules PV
Mais après étude, c’est nettement plus compliqué. Les valeurs de rendement publiées par les constructeurs sont mesurées en laboratoire en “conditions de test standard” (STC en anglais):
La mesure se fait en maintenant les cellules à 25°C. Le rendement des cellules diminuant de 0.1% à 0.5% par °C, le rendement effectif en plein soleil estival lorsque les cellules atteignent 60°C est nettement inférieur au rendement affiché par les fabricants. A noter que les cellules “Grätzel” ont un rendement qui augmente avec la température.
éclairement de 1000W/m², soit environ le maximum sous nos latitudes. Plutôt que d’utiliser le vrai soleil, capricieux et qui chaufferait les cellules, on éclaire les cellules par un flash de lampe au xénon étalonné par un pyranomètre. Une lampe de 1000W de puissance électrique permet de tester une cellule “standard” de 156×156 mm.
spectre “Air Mass 1.5″, correspondant à celui de la lumière solaire après avoir traversé 1.5 épaisseur de l’atmosphère, soit lorsque le Soleil est à 48.2° du zénith. Le rayonnement du Soleil correspond grosso-modo à celui du corps noir à 5800°K, mais l’atmosphère filtre certaines longueur d’ondes. Le graphique ci-dessous montre bien l’effet de l’ozone sur les UV, ainsi que celui des gaz à effet de serre dans l’infrarouge : eau, H2O, monoxyde de dihydrogène et un tout petit peu de CO2. Mais ne digressons pas. En laboratoire, on utilise des filtres placés devant la lampe au xénon pour obtenir un véritable simulateur de Soleil.
Les conditions standard de test ne se rencontrent donc jamais dans la réalité, puisqu’il n’existe nulle part sur la planète où on obtient 1000 W/m² lorsque le Soleil est à 48.2° du zénith, à fortiori lorsqu’il ne fait que 0°C, froid nécessaire pour que la température des panneaux ne soit que de 25°C.En réalité, les performances varient beaucoup en fonction des conditions et selon le type de cellules.
De plus, il semblerait que les fabricants de cellules sélectionnent leur plus beau silicium pour les tests, ou publient les meilleurs résultats obtenus, car les productions d’installations réelles sont systématiquement inférieures de quelques pourcents aux valeurs calculées.
En fin de compte, l’information la plus fiable sur le rendement réel provient de bases de données telles que BDPV, qui répertorient les données et résultats fournis directement par les propriétaires d’installations solaires.
Sources :
BFRL Project: Solar Photovoltaic Performance Measurements and Predictions, NIST
ASTM E948 – 09 Standard Test Method for Electrical Performance of Photovoltaic Cells Using Reference Cells Under Simulated Sunlight
PVGIS Solar Irradiation Data Calculateur d’énergie solaire de la CE
Classé dans :Energie, Physique Tagged: photovoltaïque, rendement
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=550043329&url=http%3A%2F%2Ffeedproxy.google.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2FOTy_D0HKCcM%2F
Au début, tout était clair : un ordinateur était un assemblage de circuits électroniques formant le hardware, piloté par du software définissant la séquence d’opérations à effectuer. Et puis tout est devenu compliqué.
Charles Babbage, inventeur de la première machine programmable, et Ada Lovelace, auteur du premier logiciel
D’une part, pour réaliser des opérations plus complexes, il est apparu plus simple de les “microprogrammer” : les puces des processeurs incorporent du logiciel “figé” qui décompose chaque instruction du langage machine en opérations encore plus simples.
D’autre part, les circuits logiques programmables permettent désormais de réaliser des circuits électroniques très complexes par programmation. A l’aide d’un langage spécifique comme VHDL, on décrit le fonctionnement du circuit, puis un compilateur génère des données que l’on écrit dans le circuit comme dans une mémoire afin de le configurer comme souhaité. De plus en plus de puces trônant dans vos téléphones portables, appareils photo, voitures ainsi que dans toutes les machines industrielles imaginables sont de ce type. On peut ainsi y implanter des fonctions spécifiques à l’application s’exécutant de façon extrêmement rapide, et au besoin adjoindre sur la même puce, par programmation toujours, un “processeur softcore” permettant d’exécuter un logiciel traditionnel. Bref, maintenant on peut programmer un circuit vierge pour qu’il se comporte comme un microprocesseur microprogrammé programmable, vous me suivez ?
Les circuits “PLD” peuvent être programmés une fois pour toutes, éventuellement reprogrammés de temps en temps à l’instar d’une mémoire flash. Les FPGA, plus récentes, se programment comme des mémoires RAM, et sont donc reprogrammables souvent et rapidement.
L’étape suivante pourrait être de les reprogrammer en fonctionnement. C’est ce que propose l’entreprise Tabula avec sa technologie “3D Spacetime” incarnée dans ses circuits ABAX . Ces circuits peuvent être reprogrammés des milliers de fois par seconde et peuvent donc réaliser sur une seule puce des fonctions qui auraient nécessité plusieurs circuits très différents.
En quelque sort, Tabula réalise l’équivalent de puces “multicouches” en empilant des surfaces de silicium selon la dimension du temps. On peut objecter que ceci réduit d’autant la vitesse des circuits, mais d’autre part, on peut optimiser la surface de silicium réellement utilisée à chaque étape, par exemple pour traiter plus de données en parallèle. Point non négligeable, cette technologie réduit aussi beaucoup le coût de l’interconnexion des puces : on remplace des connecteurs en or et du circuit imprimés multicouches par des bits de données. Bientôt un PC au format d’une boite d’allumette, voire au même prix ?
Plus ça avance, plus la Loi de Moore me semble avoir encore de beaux jours devant elle. Merci à Malcolm pour avoir renforcé mon optimisme en me parlant de Tabula. Et peut-être bien que j’achèterai quelques actions quand ils seront cotés…
Classé dans :Futur, Informatique Tagged: fpga, hardware, moore, software
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=550043335&url=http%3A%2F%2Ffeedproxy.google.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2FrvJYnTc9agw%2F
Combien d’unités de mesure des angles connaissez vous ? Il y a le degré, bien sur, le radian probablement, peut-être le grade, mais encore ?
"Angles, lines, light, and shadows" par Kefindooley sur flickr
Diviser un tour en 360 degrés est une excellente idée qu’a eu un illustre Babylonien anonyme il y a environ 4000 ans. Pourquoi 360 ? D’abord, 360 est un nombre hautement composé donc facile à diviser, et les Babyloniens comptaient en base 60. D’ailleurs ils divisèrent le degré en 60 minutes, et la minute en 60 secondes d’arc, et mêmes en tierces et quartes. Aussi probablement parce que 1° est un petit angle, mais un angle encore facilement mesurable à l’oeil: le diamètre angulaire de la Lune et du Soleil sont proches de 0.5°. Hipparque de Nicée trouva ces unités tellement pratiques et les publia si bien que le degré, la minute et la seconde sont aujourd’hui toujours les unités d’angle les plus utilisées. Il me semble bien que ce doit être la plus ancienne unité de mesure encore en usage, et de très loin.
Le radian a probablement été découvert le jour où l’illustre inventeur oublié de la roue a mesuré son rayon avec une ficelle et enroulé la ficelle sur le périmètre de son oeuvre. Il y ensuite été implicitement utilisé par tous les géomètres de l’Histoire, mais mais ce n’est qu’en 1873 qu’un dénommé James Thomson imprima le mot « radian » sur des questions d’examen à ses étudiants 1,2. Le radian est une unité purement géométrique, directement liée à pi et indépendante de toute convention humaine. C’est pourquoi l’article de la Wikipedia sur le radian comporte deux informations contestables:
le radian ne vaut pas environ 57,3°, c’est le degré qui vaut environ 0.0175 radians
le radian n’est pas une unité dérivée du système international, car sa définition est totalement indépendante des unités MKSA, en particulier du mètre.
Le grade par contre est une vraie unité dérivée du système international, car elle est basée sur la définition du mètre de 1791 comme étant la dix-millionième partie d’un quart de méridien terrestre. En définissant un grade comme un 400ème de tour, on parcourait 100 km pour un grade sur une carte Michelin graduée dans ces unités, sur le méridien de Paris évidemment… Voilà donc une unité d’angle assez proche du degré mais moins pratique parce que 400 n’est pas hautement composé (8 diviseurs entiers contre 24 pour 360), et qui est liée à une unité de longueur alors que ni le degré ni le radian ne le sont… Après trois petits tours dans les classes hexagonales, le grade se dirige à grands pas vers la Poubelle de l’Histoire.
Toute cette longue introduction nous amène à une autre unité, peu connue et dont je voulais faire étalage : le « pour mille d’artillerie ». Il y a si peu d’information sur ce terme que je pensais que ce n’était qu’une fantaisie suisse gravée sur les manivelles des canons que j’ai passé quelques semaines à pointer sur d’inoffensives montagnes sur lesquelles il fallait ensuite grimper pour chercher les obus non explosés qui auraient pu tuer des touristes (russes), voire des vaches. En fait le terme « pour mille d’artillerie » est un helvétisme du mil angulaire, un angle très proche du milliradian. Comme c’est un petit angle, sa tangente est presque égale à sa valeur en radians et vaut environ 1/1000, ce qui aide bien pour l’application sus-mentionnée : on tire à 10′000 m, ça pète 30 mètres à droite, hop, 3 pour mille à gauche, feu ! C’est bon, on peut ressortir les cartes de Jass et déboucher une autre bouteille..
Pour bien faire il faudrait environ 6283 mils par tour, mais 6400 est plus facile à diviser (25 diviseurs), et comme 6400=100 x 2^6, on peut même fabriquer un rapporteur gradué en mils en pliant un papier carré en deux par la diagonale, puis encore en deux par la bissectrice de l’angle de 45° et ainsi de suite plusieurs fois. Bref, le mil combine astucieusement la définition rigoureuse du radian, la divisibilité entière du degré (hélas pas par 3, mais par les puissances de 2 c’est bien utile aussi) et ajoute juste ce qu’il faut du système décimal. Une unité bien pratique, et pas seulement pour tirer sur ses voisins.
Je voulais encore citer d’autres unités d’angle découvertes en rédigeant cet article, notamment le Du chinois, qui a une définition astronomique intéressante : il correspond au déplacement angulaire moyen du Soleil sur la voute céleste en 24h, soit 360°/ 365.25 [jours/an], ce qui donne un angle très proche du degré ! Les chinois avaient encore le cun, le chi et le zhang, mais c’étaient des unités pifométriques dont l’utilité se limite au Scrabble.
Références
Trigo Historique
Les origines des notations mathématiques
Posted in Géométrie, Histoire
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=482126078&url=http%3A%2F%2Ffeedproxy.google.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2FaWAiyVc6DcA%2F
Une année de plus en moins… C’est l’heure d’adresser mes meilleurs vœux de succès et de bonheur à mes fidèles lecteurs-trices, et aussi à vous, nombreux visiteurs-teuses de passage. Que la réflexion critique basée sur les faits, et les rêves qu’apportent notre insondable Univers et notre merveilleuse Nature vous aident à affronter la dure réalité des chiffres en 2010…
audience mensuelle Dr. Goulu
88 articles plus tard, vous êtes encore un peu plus nombreux qu’ il y a un an à lire ce blog. Merci ! Continuez à me forcer à continuer!
Parmi les articles de 2009, ceux qui ont été les plus lus (ou vus) m’ont surpris: Comment marche Shazam (4985 lecteurs) 1,2,6,42,1806, Combien ? (4883) et Pourquoi les bébés sont plus jeunes que leurs parents (2828). Des articles « faciles » comme Un festival de galaxies on eu plus de 2000 visites alors que d’autres comme MIROIR | ЯIOЯIM sur lesquels j’ai vraiment planché (déjà pour le titre…) et que je voyais déjà percer la barre des 5000 lectures ont eu beaucoup moins de succès (755). Ceci confirme deux choses:
Pour faire de l’audience, il faut vraiment faire (trop) simple et bien coller à l’actualité. Ok, je vous promets un article sur les Simpson très bientôt, avec le mot « sexe » à la première ligne. Car ça permet peut-être d’attirer l’attention des lecteurs sur des sujets plus sérieux comme la démographie, autre sujet qui sera abordé cette année.
La prévision est un art difficile et dangereux.
A ce sujet, en cherchant une illustration pour cet article, je suis tombé sur ça :
Peut-être vous souvenez-vous de ce film assez moyen sorti en 1984, 2 ans après le roman d’Arthur C. Clarke pondu comme suite au génial 2001 L’Odyssée de l’Espace de 1968. 40 ans après, on n’est même pas retournés sur la Lune. Les projets de visiter Mars à pied sont repoussés, on est bien loin d’une mission habitée vers Jupiter (bon, aucun parallélépipède noir ne nous a dit d’y aller non plus), et pourtant il est bien possible que 2010 devienne quand même l’ « année du premier contact ». Non je ne crois toujours pas aux OVNI, mais au rythme ou vont les découvertes sur les exoplanètes, je ne serais pas surpris qu’on en trouve une avec de l’eau liquide et une atmosphère d’azote et d’oxygène très bientôt.
Aucun roman de science-fiction dont je me souvienne n’avait prévu qu’on puisse découvrir et analyser des planètes sans y envoyer des sondes ou des vaisseaux. On pensait « fusées », on a trouvé avec des miroirs. D’ailleurs, il y a 40 ans, on avait peur d’un ennemi colossal dont les fusées pouvaient nous réduire en poussière radioactive et déclencher un hiver nucléaire, voire une glaciation. Maintenant on se déshabille de peur devant des bricoleurs d’explosifs du dimanche vendredi, et on craint que Paris-Plages ne devienne permanent, ou de ne pas avoir de neige la semaine prochaine (et là je flippe vraiment).
Si j’ai un petit message pour cette année, c’est : « N’ayez pas peur : sur 40 ans, la grande majorité des prévisions se sont révélées fausses. » (© Dr. Goulu et Jean-Paul II)
Je croyais vous avoir trouvé un petit cadeau sympa pour 2010, mais il n’est hélas pas gratuit.
A part ça 2010 a 154 propriétés seulement. C’est un nombre beaucoup moins intéressant que 2009 qui en avait 32933. Mais parmi elles, une me semble mériter un futur article : 2010 est une solution du problèmes des timbres. En éditant 3 timbres de valeurs entières positives a, b et c judicieusement choisies, on peut affranchir un envoi à n’importe quelle valeur entière entre 1 et 2010 € en utilisant au maximum 30 timbres. Si vous vous vous ennuyez sous la pluie, cherchez a, b et c…
Publié dans Astro, Maths, Monde, Philosophie, Politique, Pseudo Tagged: 2010
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"Quantum vortex" de Vin60 sur Flickr
Konstantinos Lagoudakis, du laboratoire d’Opto-électronique Quantique de l’EPFL vient de parvenir à créer des « demi-vortex », un phénomène quantique compliqué prédit par la théorie en 1985. Je ne me risque pas à une explication, celle-ci me parait très bien pour ceux qui ne sont pas capables de piger l’abstract de l’article paru dans Science. Vous pouvez aussi écouter la séquence consacrée à cette découverte par l’émission Impatience de la RSR.
Ce qui m’intéresse dans ce type de phénomènes physiques très fondamentaux, c’est qu’ils ne peuvent pas exister dans la nature, nulle part dans l’Univers. Ils n’ont même jamais pu exister car l’Univers a toujours été trop chaud. Au CERN, on reproduit des conditions qui existaient dans les premières fractions de pouillèmes de seconde après le Big Bang, et depuis l’Univers refroidit, et la physique étudie tout ce qui s’y produit. Mais comme me l’avait dit un chercheur en cryo, comme l’endroit le plus froid de l’Univers est baigné par le rayonnement à 3°K, les phénomènes qui se produisent proche du zéro absolu dans les labos sont des premières dans l’histoire de l’Univers. A moins qu’une autre civilisation soit plus avancée, quelque part.
Excitant, non ?
Références:
K. G. Lagoudakis et al. « Observation of Half-Quantum Vortices in an Exciton-Polariton Condensate« , Science, 13 November 2009, Vol. 326. no. 5955, pp. 974 – 976
« A vortex, vortex et demi« , News EPFL, 12 novembre
Quantum vortex sur Wikipedia (anglais)
Posted in Optique, Physique, Quantique, Suisse Tagged: EPFL
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Le satellite SwissCube conçu et construit par les étudiants de plusieurs écoles d’ingénieurs suisses a été lancé avec succès hier par une fusée indienne, et en plus il fonctionne !
SwissCube est un CubeSat, une norme définissant des mini satellites d’une taille de 10 x 10 x 10 cm et d’une masse max. de 1 kg (SwissCube ne fait que 820 grammes). Ce format permet de grouper plusieurs CubeSats dans un conteneur, ce qui rend le lancement d’un satellite “abordable” pour une bande de passionnés soutenus par quelques sponsors.
SwissCube copyright Laurent Gillieron - keystone
Malgré sa petite taille, SwissCube est un satellite scientifique complet, embarquant un système d’observation d’un phénomène peu connu : l’” airglow“, ou “lumière du ciel nocturne“. Il s’agit d’une faible luminescence de la haute atmosphère, assez semblable aux aurores boréales, souvent observé par les astronautes.
l’”airglow” est principalement du à la recombinaison nocturne de l’Oxygène dissocié par le rayonnement solaire.
Pour observer et mesurer l’airglow pendant 3 mois, voire une année si tout va bien, SwissCube emporte une caméra qui transmet ses images vers la Terre. Il emporte donc un émetteur radio dont les signaux sont reçus non seulement par l’EPFL, mais par une armée de radio amateurs dont Von, un copain passionné qui a contribué à la conception du système de télécommunication (Bravo ! ça marche !)
Pour ma part, j’ai été impressionné par le système retenu pour la stabilisation de l’attitude de SwissCube. Le satellite étant trop petit pour que des volants d’inertie soient efficaces, ils ont été remplacés par 3 bobines dites “magneto torquers” car elles permettent d’appliquer un couple au satellite en interagissant avec le champ magnétique terrestre. Grâce à 3 magnétomètres embarqués dans le satellite et aux travaux de mes confrères du Laboratoire d’Automatique, des impulsions de courant bien calculées dans les bobines permettent d’orienter SwissCube très précisément par rapport au champ magnétique terrestre. (Bravo ! ça marche aussi !)
La puissance électrique nécessaire au fonctionnement de SwissCube est de l’ordre de 1.5 W seulement, mais une batterie durant des mois serait trop lourde. Les faces de SwissCube sont tapissées de 12 cellules solaires offrant un rendement de 27%, mais coûtant CHF 650.- pièce. Dans l’espace, personne n’entend les comptables crier …
SwissCube est aussi le premier satellite à ma connaissance dont l’état et les données transmises sont disponibles en temps réel sur le web. C’est ici.
Références
“SwissCube“, plaquette pdf
SwissCube prêt pour son lancement, EPFL
Fabien Jordan “SwissCube en chiffres“, Avril 2008
Posted in Aerospace, Suisse Tagged: SwissCube
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Le site de l’Hydroptère vient d’annoncer avoir atteint « plus de 51 noeuds sur 500 mètres » à Hyères aujourd’hui*, en présence d’un commissaire du WSSRC.
Photo ©Gilles Martin-Raget
Avec l’homologation par le WSSRC, Alain Thébault et son équipe sont désormais les voileux les plus rapides du monde. Des voileux avec un bateau qui flotte même quand il est arrêté, et qui marche aussi bâbord amures, tribord amures, au près, au largue, et sur lequel on peut déboucher du champagne et inviter des copains sans qu’il coule. Bravo !
Merci à facebook et à Thierry Seray pour l’info, plus efficaces que le flux RSS de l’Hydroptère qu’on attend toujours…
(* j’ai pas pu résister )
Communiqué de presse:
l’Hydroptère détenteur du record absolu de vitesse à la voile !
l’Hydroptère est devenu le voilier le plus rapide de la planète sur 500 mètres, avec une vitesse moyenne de 51,36 nœuds, hier en fin de journée en rade d’Hyères.
l’Hydroptère détrône ainsi le kitesurfer Alex Caizergues qui avait porté ce record à 50,57 nœuds en Namibie l’an dernier.
Alain Thébault et son équipage ont également pulvérisé le record de vitesse sur un mille nautique, le portant de 43,09 nœuds à 48,72 nœuds.
Ces deux records mondiaux témoignent de la fiabilité et de la performance du trimaran volant et récompensent le travail et l’implication du « Pack Hydroptérien ».
Publié dans Records, Voile
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=489907896&url=http%3A%2F%2Ffoils.wordpress.com%2F2009%2F09%2F04%2Frecord-a-51-noeuds-pour-lhydroptere%2F
Le monde se divise en deux :
ceux que le titre de cet article font hurler (de rire, de honte ou de terreur).
les autres, qui ne voient pas le problème, et auxquels cet article s’adresse prioritairement.
J’ai entendu cette horreur 2 fois ce matin à la radio suisse romande, dont une sans la précision “de puissance installés”, et l’horreur est répétée noir sur blanc sur le site de la RSR.
Commençons par la version “Le Groupe E promet 2000 francs par kilowattheure” entendue en premier. Comment un journaliste qui paie 20 centimes chaque kWh de sa propre consommation peut-il annoncer qu’on finance la production d’électricité solaire 10′000 fois plus cher, sans se rendre compte qu’il dit une grosse connerie ?
La seconde version entendue ce matin était “Le Groupe E promet 2000 francs par kilowattheure de puissance installée“. Ici nous avons affaire à la sempiternelle confusion entre énergie et puissance répétée à l’envi par les journalistes qui dormaient pendant leurs cours de physique. Allez, on répète encore une fois : un moteur, un aspirateur, une turbine, une éolienne ou un panneau solaire éclairé, ça consomme ou produit une puissance électrique mesurée en Watts (avec un W majuscule en l’honneur de James Watt), et cette puissance “accumulée” au cours du temps représente une énergie. L’énergie se mesure en Joules ou en kilowattheure (noté kWh : kilo=1000, fois 1 Watt, fois 1 heure)
La version écrite est la pire, puisqu’elle abrévie le kilowattheure “kw/h”. Argh! Horreur suprême démontrant la totale inculture scientifique du journaliste : la barre oblique indique une division, or une puissance en kW divisée par une heure, ça donne une unité physique étrange, mais certainement pas une énergie! L’énergie, c’est une puissance multipliée par un temps.
Reste la faute d’accord de “installés”, puisque c’est bien la puissance installée, représentant la capacité de production instantanée de l’installation en plein soleil qui est ainsi encouragée.
Mais que représente cet encouragement? Il faut grosso-modo 10 m² de panneaux pour obtenir une puissance d’ 1kW, et selon la carte du rendement, ces 10 m² produiront environ 1250 kWh d’électricité par an. L’encouragement du groupe E correspond donc à environ 10 centimes par kWh produit pendant la durée de vie de cette installation, sachant que cette énergie est déjà largement subventionnée à raison de plusieurs dizaines de centimes par kWh.
http://info.rsr.ch/fr/rsr.html?siteSect=5001&broadcastId=688617&bcItemId=11126066
Posted in Ecologisme, Energie, Media
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=416763320&url=http%3A%2F%2Ffeedproxy.google.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2Fphm3GrKvalA%2F
Avec Maxence*, nous avons enfin terminé la traduction de “There’s Plenty of Room at the Bottom”, la célèbre conférence que Richard Feynman a donné le 29 décembre 1959 à l’American Physical Society.
50 ans plus tard ce discours fondateur de la nanotechnologie apparaît toujours aussi visionnaire. Il commence ainsi:
Ce dont je veux parler est le problème de la manipulation et le contrôle des choses à très petite échelle. Dès que je mentionne cela, les gens me parlent de la miniaturisation (…). Mais ceci n’est rien, ce n’est que le premier arrêt dans la direction dont je veux parler. Le monde qui est en dessous est incroyablement petit. En l’an 2000, date à laquelle ils auront du recul sur notre époque, ils se demanderont pourquoi il a fallu attendre 1960 pour que le monde commence sérieusement à aller dans cette direction.
Ensuite Feynman imagine une multitude de technologies courantes aujourd’hui mais inconnues ou balbutiantes en 1960 : le microprocesseur, les mémoires, les microscopes atomiques, le laser (dont il se dit que “peut-être qu’un tel rayon n’est pas très utile techniquement ou économiquement.”), les matériaux en couches minces etc. Il décrit aussi des liens alors inexistants avec la biologie et la chimie.
Lisez ce chef-d’oeuvre et admirez le génie (de l’auteur, pas des traducteurs…)
What Would Richard Feynman Do ? Une tentative de modélisation de sa pensée.
Note*: Maxence est un lycéen qui passe son bac ces jours ci. Il s’est enthousiasmé pour le texte de Feynman et en a traduit une bonne partie. Un jeune qui promet !
Nous avons utilisé GoogleDocs pour travailler ensemble sur le même texte. C’était remarquablement efficace, mais il y a encore mieux depuis quelques jours : le Google Translation Toolkit. Cet outil permet à plusieurs auteurs de corriger manuellement une traduction automatique, qui s’améliore progressivement par apprentissage…
Posted in Futur, Histoire, Informatique, Science Tagged: Feynman, Google, miniaturisation, nanotechnologie
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Besoin de résoudre un système d’équations linéaires (N équations à N inconnues) rapidement ?
Les tableurs les plus répandus peuvent vous aider !
Avec Excel, tout est expliqué ici en anglais : on peut soit utiliser le “solveur”, soit les fonctions matricielles INVERSEMAT et PRODUITMAT (respectivement MINVERSE et MMULT en anglais) de façon toute simple :
Ces fonctions existent aussi dans le “Calc” d’Open Office, mais limitées à 25 équations. (je ne connais pas la limite avec Excel)
MINVERSE et MMULT existent aussi parmi les fonctions tableau du tableur de Google Docs, sans limitation connue
Décidément, ce tableur gratuit, puissant et en ligne n’a plus grand chose à envier à ses ancêtres …
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http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=369057245&url=http%3A%2F%2Fmicroclub.wordpress.com%2F2009%2F05%2F23%2Fresolution-de-systemes-dequations-lineaires-avec-un-tableur%2F
J’ignorais aussi beaucoup de choses sur le vénérable mais extraordinaire télescope spatial avant de lire cet article de Phil Plait, le “Bad Astronomer”, que je résume ici en français pour vous :
1 Hubble a pris la photo la moins lumineuse*
En 2003, l’astronome Tom Brown a pointé Hubble vers le bord de la Galaxie d’Andromède et a pris une photo avec un temps d’exposition de trois jours et demi. Il a ainsi détecté les étoiles les moins lumineuses d’Andromède (de magnitude apparente 31, 10 milliards de fois moins lumineuses que celles qu’ont distingue à l’oeil nu) mais aussi obtenu l’image optique la plus “profonde” de l’univers, que vous pouvez downloader ici.
2 la Lune n’est pas trop claire pour Hubble.
A part certains détecteurs spéciaux, la plupart des cameras de Hubble peuvent observer des astres lumineux sans risque de destruction, comme le montre cette image du cratère Copernic, un impact de 90km de diamètre sur la Lune.
Par contre Hubble n’arrive pas à suivre un objet bougeant aussi rapidement dans le ciel que la Lune. les images doivent être prises en “mode embuscade” : on programme Hubble pour qu’il vise la direction où va se trouver le cratère quelques minutes plus tard et au bon moment on fait la photo avec une pose courte.
Ca ne marche pas à tous les coups : en 1999 on a voulu observer l’impact de Lunar Prospector à haute vitesse au pôle sur de la Lune, mais le pointage de Hubble n’était pas parfait si bien que la détection d’eau par spectroscopie n’a pas pu être effectuée.
3 Hubble observe la Terre très souvent
En fait Hubble a observé la Terre des milliers de fois, tout simplement pour calibrer ses cameras ! En orbitant à 8 km/s, la Terre défile à toute vitesse. De plus, elle est trop près pour qu’Hubble puisse mettre au point, ce qui fait que les images de la Terre sont floues et “sillonnées”. Mais on peut les traiter mathématiquement pour obtenir la sensibilité de chaque pixel de la camera.
4 Hubble a même observé le Soleil !
Hubble ne peut absolument pas observer le Soleil directement. Le télescope spatial est muni d’un système de sécurité qui l’empêche de se transformer en four solaire vaporisant des millions de dollars de silicium si un professeur Calys faisait une petite erreur de calcul.
Mais Glenn Schneider a exploité de manière originale un système qui utilise la lumière UV solaire pour éliminer des électrons restés piégés dans les détecteurs, et réussi à produire une “image” mosaïque du Soleil. Tous les détails sont sur son site, mais c’est pas simple. L’image est de très mauvaise qualité et sans intérêt scientifique, mais montre l’ingéniosité sans borne des expérimentateurs, qui réussissent à tirer d’un appareil plus que ce pourquoi il avait été prévu.
5 Hubble ne peut pas voir les restes d’ Apollo sur la Lune
Pourquoi Hubble n’a-t-il pas fait taire les adeptes de la conspiration Apollo en prenant des images des sites d’alunissages ? Une raison est que les astronomes ont autre chose à faire que de tenter de faire taire des illuminés qui prétendront de toutes façons que les images sont aussi truquées.
Mais aussi, Hubble ne peut pas voir ces objets ! Ils sont beaucoup trop petits. Ca surprend beaucoup de monde car nous sommes désormais habitués à voir des images ultra nettes de nébuleuses et de galaxies. Mais si ces objets sont très lointains, ils sont aussi très très grands : des années-lumière, ou parfois des milliers d’années lumière de diamètre.
Or les restes du LEM ne font que 4 mètres… Mais la Lune est beaucoup plus proche, n’est-ce pas ? Oui, mais pas assez.
La résolution de Hubble est de 0.1 seconde d’arc, ce qui correspond à 200 mètres sur la Lune. C’est surprenant, mais il faudrait un télescope 50x plus puissant que Hubble pour voir le LEM sur un seul pixel…
6 Hubble a observé toutes les planètes sauf Mercure.
Pas de problème pour les planètes extérieures à l’orbite terrestre : Hubble a observé Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et même Pluton.
Mais le système de sécurité mentionné plus haut empêche de pointer Hubble vers Venus et Mercure. La marge de sécurité de 50° a été une seule fois exceptionnellement réduite à 45° pour observer Venus, à la recherche (infructueuse) de SO2 d’origine volcanique.
Mercure se situe au maximum à 28° du Soleil, trop près pour que Hubble puisse l’observer sans dommages. Mais la sonde Messenger est en train de nous en apprendre beaucoup plus sur Mercure que tout ce que nous aurions pu imaginer voir depuis la Terre ou son voisinage immédiat.
7 Hubble n’utilise pas de lentilles. Enfin presque.
19 ans après le lancement de Hubble, il n’est pas rare d’entendre parler de la “lentille de Hubble”, même dans un show produit par le Space Telescope Science Institute, l’agence qui exploite Hubble!
Il faut dire qu’en anglais on utilise le terme “telescope” également pour une lunette astronomique à lentilles (un “refracting telescope” si on voulait être précis)
Hubble est un “reflecting telescope“ doté d’un miroir de 2.4 mètres, le plus grand jamais hissé en orbite :
En fait même les caméras utilisent des miroirs plutôt que des lentilles, qui absorberaient un peu de lumière mais surtout causeraient de l’aberration chromatique.
Cependant, il y a quelques lentilles à bord : celles des Fine Guidance Sensors, petits télescopes qui suivent des étoiles “repères” avec une incroyable précision pour maintenir Hubble pointé dans la bonne direction.
8 Tout ce qu’il voit n’est pas intentionnel.
Hubble a plusieurs caméras qui observent différents points du ciel séparés de quelques minutes d’arc. Si l’une est entrain d’observer, disons le centre d’Andromède, les autres voient les environs du centre de cette galaxie, mais n’étaient initialement pas exploitées.
Mais en 1997, une nouvelle mémoire de masse a été installée à bord, et la bande passante étant suffisante pour transmettre les mesures de 3 caméras à la fois, on a lancé le “programme parallèle” : une caméra observe ce qui est visé, et deux autres observent à côté, “au cas où…”
En octobre 1997, Hubble était pointé sur le Grand Nuage de Magellan. La caméra active était la WFPC2, mais Phil Plait utilisait la STIS en parallèle. En arrivant au boulot le matin, il regardait ce que STIS avait mesuré le jour précédent, en regardant dans des directions jamais observées précédemment.
La majorité du temps, il n’y voyait rien de spécial. mais un jour il vit ceci :
La tache floue est une “nébuleuse planétaire”, un nuage de gaz émais par une étoile mourante, Malheureusement elle avait été découverte précédemment et ne s’appelle donc pas “nébuleuse Phil Plait”, mais il put cependant en tirer quelques conclusions du spectre de l’objet dans une publication.
Et comme il le dit, il ne sait pas ce qu’il trouvera sur son bureau demain grâce au “programme parallèle”.
9 Une camera de Hubble est déjà au musée
Au Smithsonian Air and Space Museum à Washington DC, vous pouvez voir le Faint Object Spectrograph (FOS) qui a été démonté en 1997 pour faire de la place à STIS et à NICMOS
10 Vous pouvez voir toutes les photos prises par Hubble
Depuis son lancement en 1999, Hubble a orbité plus de 100′000 fois autour de la Terre et a effectué un demi million d’observations distinctes. Le public a accès à toutes les images qui ont été prises au moyen de cette base de données.
Mais les images récentes n’y sont pas : elles sont réservées pendant un an aux scientifiques qui ont commandé les observations, ce qui leur laisse une longueur d’avance pour publier leurs travaux tout en fournissant ensuite gratuitement d’innombrables informations utiles à d’autres chercheurs, et de très beaux fonds d’écrans aux amateurs.
Note* : ma traduction initiale de Hubble took the deepest visible light image yet made était Hubble a mesuré la lumière la plus faible, mais un disciple de transmission quantique à un photon par bit a fait un commentaire
Posted in Aerospace, Astro, Optique, Physique Tagged: hubble
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=365049450&url=http%3A%2F%2Ffeedproxy.google.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2FVQqv99aI9VI%2F
J’ignorais aussi beaucoup de choses sur le vénérable mais extraordinaire télescope spatial avant de lire cet article de Phil Plait, le “Bad Astronomer”, que je résume ici en français pour vous :
1 Hubble a pris la photo la moins lumineuse*
En 2003, l’astronome Tom Brown a pointé Hubble vers le bord de la Galaxie d’Andromède et a pris une photo avec un temps d’exposition de trois jours et demi. Il a ainsi détecté les étoiles les moins lumineuses d’Andromède (de magnitude apparente 31, 10 milliards de fois moins lumineuses que celles qu’ont distingue à l’oeil nu) mais aussi obtenu l’image optique la plus “profonde” de l’univers, que vous pouvez downloader ici.
2 la Lune n’est pas trop claire pour Hubble.
A part certains détecteurs spéciaux, la plupart des cameras de Hubble peuvent observer des astres lumineux sans risque de destruction, comme le montre cette image du cratère Copernic, un impact de 90km de diamètre sur la Lune.
Par contre Hubble n’arrive pas à suivre un objet bougeant aussi rapidement dans le ciel que la Lune. les images doivent être prises en “mode embuscade” : on programme Hubble pour qu’il vise la direction où va se trouver le cratère quelques minutes plus tard et au bon moment on fait la photo avec une pose courte.
Ca ne marche pas à tous les coups : en 1999 on a voulu observer l’impact de Lunar Prospector à haute vitesse au pôle sur de la Lune, mais le pointage de Hubble n’était pas parfait si bien que la détection d’eau par spectroscopie n’a pas pu être effectuée.
3 Hubble observe la Terre très souvent
En fait Hubble a observé la Terre des milliers de fois, tout simplement pour calibrer ses cameras ! En orbitant à 8 km/s, la Terre défile à toute vitesse. De plus, elle est trop près pour qu’Hubble puisse mettre au point, ce qui fait que les images de la Terre sont floues et “sillonnées”. Mais on peut les traiter mathématiquement pour obtenir la sensibilité de chaque pixel de la camera.
4 Hubble a même observé le Soleil !
Hubble ne peut absolument pas observer le Soleil directement. Le télescope spatial est muni d’un système de sécurité qui l’empêche de se transformer en four solaire vaporisant des millions de dollars de silicium si un professeur Calys faisait une petite erreur de calcul.
Mais Glenn Schneider a exploité de manière originale un système qui utilise la lumière UV solaire pour éliminer des électrons restés piégés dans les détecteurs, et réussi à produire une “image” mosaïque du Soleil. Tous les détails sont sur son site, mais c’est pas simple. L’image est de très mauvaise qualité et sans intérêt scientifique, mais montre l’ingéniosité sans borne des expérimentateurs, qui réussissent à tirer d’un appareil plus que ce pourquoi il avait été prévu.
5 Hubble ne peut pas voir les restes d’ Apollo sur la Lune
Pourquoi Hubble n’a-t-il pas fait taire les adeptes de la conspiration Apollo en prenant des images des sites d’alunissages ? Une raison est que les astronomes ont autre chose à faire que de tenter de faire taire des illuminés qui prétendront de toutes façons que les images sont aussi truquées.
Mais aussi, Hubble ne peut pas voir ces objets ! Ils sont beaucoup trop petits. Ca surprend beaucoup de monde car nous sommes désormais habitués à voir des images ultra nettes de nébuleuses et de galaxies. Mais si ces objets sont très lointains, ils sont aussi très très grands : des années-lumière, ou parfois des milliers d’années lumière de diamètre.
Or les restes du LEM ne font que 4 mètres… Mais la Lune est beaucoup plus proche, n’est-ce pas ? Oui, mais pas assez.
La résolution de Hubble est de 0.1 seconde d’arc, ce qui correspond à 200 mètres sur la Lune. C’est surprenant, mais il faudrait un télescope 50x plus puissant que Hubble pour voir le LEM sur un seul pixel…
6 Hubble a observé toutes les planètes sauf Mercure.
Pas de problème pour les planètes extérieures à l’orbite terrestre : Hubble a observé Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et même Pluton.
Mais le système de sécurité mentionné plus haut empêche de pointer Hubble vers Venus et Mercure. La marge de sécurité de 50° a été une seule fois exceptionnellement réduite à 45° pour observer Venus, à la recherche (infructueuse) de SO2 d’origine volcanique.
Mercure se situe au maximum à 28° du Soleil, trop près pour que Hubble puisse l’observer sans dommages. Mais la sonde Messenger est en train de nous en apprendre beaucoup plus sur Mercure que tout ce que nous aurions pu imaginer voir depuis la Terre ou son voisinage immédiat.
7 Hubble n’utilise pas de lentilles. Enfin presque.
19 ans après le lancement de Hubble, il n’est pas rare d’entendre parler de la “lentille de Hubble”, même dans un show produit par le Space Telescope Science Institute, l’agence qui exploite Hubble!
Il faut dire qu’en anglais on utilise le terme “telescope” également pour une lunette astronomique à lentilles (un “refracting telescope” si on voulait être précis)
Hubble est un “reflecting telescope“ doté d’un miroir de 2.4 mètres, le plus grand jamais hissé en orbite :
En fait même les caméras utilisent des miroirs plutôt que des lentilles, qui absorberaient un peu de lumière mais surtout causeraient de l’aberration chromatique.
Cependant, il y a quelques lentilles à bord : celles des Fine Guidance Sensors, petits télescopes qui suivent des étoiles “repères” avec une incroyable précision pour maintenir Hubble pointé dans la bonne direction.
8 Tout ce qu’il voit n’est pas intentionnel.
Hubble a plusieurs caméras qui observent différents points du ciel séparés de quelques minutes d’arc. Si l’une est entrain d’observer, disons le centre d’Andromède, les autres voient les environs du centre de cette galaxie, mais n’étaient initialement pas exploitées.
Mais en 1997, une nouvelle mémoire de masse a été installée à bord, et la bande passante étant suffisante pour transmettre les mesures de 3 caméras à la fois, on a lancé le “programme parallèle” : une caméra observe ce qui est visé, et deux autres observent à côté, “au cas où…”
En octobre 1997, Hubble était pointé sur le Grand Nuage de Magellan. La caméra active était la WFPC2, mais Phil Plait utilisait la STIS en parallèle. En arrivant au boulot le matin, il regardait ce que STIS avait mesuré le jour précédent, en regardant dans des directions jamais observées précédemment.
La majorité du temps, il n’y voyait rien de spécial. mais un jour il vit ceci :
La tache floue est une “nébuleuse planétaire”, un nuage de gaz émais par une étoile mourante, Malheureusement elle avait été découverte précédemment et ne s’appelle donc pas “nébuleuse Phil Plait”, mais il put cependant en tirer quelques conclusions du spectre de l’objet dans une publication.
Et comme il le dit, il ne sait pas ce qu’il trouvera sur son bureau demain grâce au “programme parallèle”.
9 Une camera de Hubble est déjà au musée
Au Smithsonian Air and Space Museum à Washington DC, vous pouvez voir le Faint Object Spectrograph (FOS) qui a été démonté en 1997 pour faire de la place à STIS et à NICMOS
10 Vous pouvez voir toutes les photos prises par Hubble
Depuis son lancement en 1999, Hubble a orbité plus de 100′000 fois autour de la Terre et a effectué un demi million d’observations distinctes. Le public a accès à toutes les images qui ont été prises au moyen de cette base de données.
Mais les images récentes n’y sont pas : elles sont réservées pendant un an aux scientifiques qui ont commandé les observations, ce qui leur laisse une longueur d’avance pour publier leurs travaux tout en fournissant ensuite gratuitement d’innombrables informations utiles à d’autres chercheurs, et de très beaux fonds d’écrans aux amateurs.
Note* : ma traduction initiale de Hubble took the deepest visible light image yet made était Hubble a mesuré la lumière la plus faible, mais un disciple de transmission quantique à un photon par bit a fait un commentaire
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Puisqu’on peut télécharger une version de Windows 7 qui marchera jusqu’en juin 2010 gratuitement, autant en profiter pour faire un grand nettoyage de printemps. J’avais deux options :
mettre à jour mon Vista qui avait été mis à jour d’un XP qui avait peut-être bien été mis à jour depuis Windows 2000 il y a longtemps
faire une nouvelle installation, mais dans ce cas autant en profiter pour passer au 64 bits (x64 pour les intimes), maintenant que presque tous les logiciels tournent en 64 bits aussi ou en mode compatibilité sans problème.
J’étais très tenté par la deuxième solution, mais elle impliquait de « perdre » de nombreux programmes tout bien configurés, ou du moins de les laisser sur la partition Vista, m’obligeant à rebooter pour y accéder …
Et je suis tombé sur VMware Converter : Eureka ! Ce soft aussi génial que gratuit tourne sur tous les Windows* depuis NT4 SP4+ et fabrique une « machine virtuelle » à partir d’une machine physique !
J’ai ainsi pu sauvegarder mon système Vista complet sous forme d’un très gros fichier sur un disque USB, puis installé Seven x64 sur une autre partition que Vista par prudence ( mais ça ne s’est pas révélé utile, j’aurais tout aussi bien pu écraser la partition Vista tout de suite)
Ensuite il ne reste plus qu’à installer VMWare sur Seven, le lancer, charger la machine virtuelle Vista et tadaaammm! :
Seven et Vista (cliquez pour agrandir)
Je me retrouve avec mon nouveau système tout neuf sept, tout propre et dedans dans une fenêtre mon vieux système pourri mais bien utile d’ici à ce que j’aie tout migré.
Premières impressions de Seven:
En fait c’est les deuxièmes parce que j’avais déjà installé la Beta dans un VMware sous Vista, pour voir. Donc:
Seven = ce que Vista aurait du être : plus petit, plus simple. Plus rapide ? c’est toujours plus rapide quand c’est neuf sept. Faudra voir à l’usage.
ils ont encore changé la « barre des tâches » et ça bouleverse (encore) nos habitudes, mais le nouveau système n’est pas mauvais.
Note* : convertir une machine Windows 98 est apparemment aussi possible, mais en utilisant une combine avec Norton Ghost
Publié dans Uncategorized Tagged: Vista, VmWare, Windows 7
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La “société à 2000 Watts” est un concept élaboré à l’EPFZ consistant uniformiser la consommation totale d’énergie de chaque habitant de la planète à 2000 Watts de puissance continue, soit une énergie de 17′500 KWh ou 2′700 litres de pétrole par an. L’étude estime qu’en couvrant la production d’énergie correspondante avec 75% d’énergie renouvelable, les 25% issus d’énergies fossiles seront écologiquement supportables. La “société à 2000 Watts” est ainsi devenue le principe directeur du programme énergétique suisse, sous l’impulsion de Moritz Leuenberger [1] . En Europe, la consommation d’énergie correspond à environ 6000W par personne. Il s’agirait donc de réduire notre consomation d’énergie de 2/3, alors que les états-uniens devraient diminuer la leur d’un facteur 6, tout en laissant le reste du monde se développer un peu:
Les presque 7 milliards d’humains consomment actuellement une puissance de l’ordre de 15 TeraWatt, soit à peine plus que 2000 W par personne en moyenne [3]. Nous avons donc déjà une “société à 2000 Watts” à l’échelle planétaire.
Le “challenge” posé par le modèle est donc essentiellement de limiter l’utilisation de l’énergie fossile à 25%, soit 500W / personne. Mais si on y arrive, pourquoi se limiter à 2000W par personne ?
Les promoteurs des énergies renouvelable nous le répètent à l’envi :
avec 200 m² de panneaux solaires par personne, on peut facilement produire les 17′500 KWh/an correspondant à la puissance continue de 2000W requise.
il suffirait d’équiper quelques pourcents de la surface de nos pays (3% de la Suisse) pour produire la totalité de l’énergie requise au niveau national, ou de déporter cette production dans des zones désertiques comme le Sahara
Le même raisonnement existe avec les éoliennes, qui pourraient fournir 5x la consommation mondiale d’énergie à elles seules [2] . Alors pourquoi ne pas tripler la surface de panneaux ou le nombre d’éoliennes et utiliser 6000W comme aujourd’hui , si on pouvait les produire proprement au même prix que l’énergie que nous consommons actuellement ? Il n’y a qu’une seule justification à la société à 2000W : c’est l’aveu qu’on n’arrivera pas à réduire le coût des énergies renouvelables au niveau des énergies fossiles et nucléaires. On nous prépare donc à une hausse du prix de l’énergie (à vue de nez un un triplement) en tentant de nous convaincre que notre efficacité énergétique peut être améliorée d’un facteur 3 sans que notre niveau de vie n’en soit affecté.
Le paradoxe de Khazzoom-Brookes
Le problème, c’est que de nombreuses données montrent qu’une amélioration de l’efficacité énergétique crée une augmentation de la consommation d’énergie, et non sa diminution ! Ce paradoxe est connu sous le nom de “postulat de Khazzoom-Brookes” [5]
L’idée est la suivante : en augmentant l’efficacité énergétique d’un produit ou d’un service, il devient moins cher, donc plus de personnes peuvent se l’offrir, donc on consomme plus que ce qu’on économise … Parmi les nombreux exemples, on peut citer le procédé de Bessemer qui permit de réduire d’un facteur 3 la quantité de charbon cramée par tonne d’acier, ce qui sonna le début de la production en masse au début de l’ère industrielle. Plus près de nous, pensez aux voyages en avion : une traversée de l’Atlantique dans un petit coucou était réservée au gratin dans les années 1950, et aux personnes aisées dans les années 1970. Après le choc pétrolier, les avions deviennent plus gros, initialement dans l’idée de réduire le nombre de vols. De ce fait, ils consomment moins par passager (dommage pour le Concorde) et aujourd’hui presque tout le monde peut se payer un voyage transatlantique. L’amélioration énergiétique de nos maisons, voitures, ampoules et ordinateurs n’est donc pas un objectif écologique, mais d’une logique purement économique qui vise à diminuer le cout des produits pour en élargir le marché. Si nous sommes capables de réduire notre consommation d’énergie, que ferons-nous avec l’argent économisé si ce n’est d’acheter d’autres produits et services, nécessitant de l’énergie ?
En route pour la société à 2 MegaWatts !
En 1964, l’astronome russe Kardashev proposa une échelle de mesure du niveau technologique des civilisations terrestres et extra-terrestres par l’énergie dont elles disposent:
Niveau I : toute l’énergie solaire disponible sur leur planète (~1016 W)
Niveau II : toute l’énergie de leur étoile, captée par une sphère de Dyson par exemple (~1026 W)
Niveau III : toute l’énergie de leur galaxie (~1036 W)
Carl Sagan proposa la fonction suivante pour obtenir une échelle continue, W étant la consommation d’énergie en Watts :
Sur cette échelle, l’humanité se situe actuellement autour de K=0.7, avec un taux de croissance de 0.1 / siècle environ. D’ici 300 ans, nous devrions nous approcher du niveau I en consommant 1000x plus d’énergie qu’aujourd’hui. Pour produire autant d’énergie à une fraction du coût actuel, nous ne couvrirons pas la planète d’éoliennes ou de panneaux solaires. Nous pourrions mettre en orbite, mais la fusion thermonucléaire sera plus probablement la source primaire. Comment peut-on imaginer utiliser tant d’énergie ? Peut-être en désalinisant la mer pour arroser des déserts. En construisant des tunnels intercontinentaux ou des trains circuleraient sous vide (efficacité énergétique oblige) à plus de 1000 km/h. En transformant le Lune en station touristique (mon rève depuis le 20 juillet 1969). En allant beaucoup plus loin. La société à 2 Kilowatts n’est pas un objectif, c’est l’aveu anticipé d’une défaite. Pour un objectif réaliste, ambitieux et qui fait rêver, visez la société à 2 MegaWatts !
Références
Moritz Leuenberger “Le but et le chemin : la société à 2000 watts” allocution à la Conférence du G8-UE sur l’efficacité énergétique , 20.04.2007
Archer, C. L., and M. Z. Jacobson ”Evaluation of global wind power” , 2005, J. Geophys. Res., 110
“L’énergie dans le monde : le passé et les avenirs possibles“, 2007, Canadian Energie Research Institute
Manicore, Jean-Marc Jancovici, le site de référence en matière d’énergie
Harry D. Saunders, “Khazzoom-Brookes Postulate and Neoclassical Growth” , 1992, The Energy Journal, 13(4), p.130-147
Jeff Rubin, “The Efficiency Paradox“, Novembre 2007, StrategEcon
Postulat de Khazzoom-Brookes sur Wikipedia (traduit de l’anglais par Dr. Goulu)
L’énergie dans le monde :
le passé et les avenirs possibles
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En préparant un voyage au Québec sur Google Maps, je suis accidentellement tombé sur ça :
le réservoir de Manicouagan, au Québec. Cliquez dessus pour le localiser
Ce lac circulaire de 72 km de diamètre est partiellement artificiel, puisqu’il est formé par le barrage Manic-5 que l’on devine au bas de la photo, sur la rivière coulant vers le Sud.
Mais le vrai responsable de la superbe géométrie de ce lac est un astéroïde d’environ 5km de diamètre qui percuta ce point il y a 214 millions d’années, formant un cratère de 100 km de diamètre, le 5ème par la taille repéré sur notre planète.
Deux petites parenthèses avant de revenir sur ce sujet:
Ce lac perdu au milieu des vastes étendues du nord du Canada est exactement à la même latitude que Londres.
C’est à peine plus au nord qu’a été prise cette splendide photo d’aurore boréale tirée d’une série reprise par le Telegraph :
photo de Sylvain Serre à Salluit, Nunavik, Quebec
Après ce petit détour, revenons à Rochechouart. Oui, car il y a aussi un cratère à Rochechouart, dont le château est d’ailleurs construit sur une colline de roches d’impact météoritique datant de 214 millions d’années. 214 ? oui, 214, comme le cratère de Manicouagan. Il faut dire qu’à l’époque, l’Océan Atlantique n’existait pas et que la Terre ressemblait à ceci :
Gros impacts météoritiques sur la Terre il y a 214 millions d'années
Comme le montre la carte, on connait aujourd’hui 8 gros impacts de météorites datant de cette époque et alignés de manière trop régulière pour être le fruit du hasard. Il s’est probablement passé quelque chose de similaire à la chute de la comète Shoemaker-Levy sur Jupiter observée en 1994 : un gros astéroïde se serait fragmenté en approchant la limite de Roche et les morceaux auraient heurté notre planète à quelques heures d’intervalle, voire en plusieurs séries espacées de quelques mois ou années si ces objets ont transité par une orbite.
L’extinction des dinosaures n’est pas due à ces événements pourtant extrêmement spectaculaires, mais à quelque chose d’autre qui est arrivé 150 millions d’années plus tard. La météorite du Chicxulub pourrait être la coupable, mais son cratère sous-marin de 170 km de diamètre n’est pas aussi beau que celui de Manicouagan, il faut bien en convenir.
Sources :
le réservoir de Manicouagan sur Wikipedia
l’ Astroblème_de_Rochechouart-Chassenon sur Wikipedia
la Earth Impact Database de l’Université de New Brunswick
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Retrouvé cette petite vidéo réalisée par l’EPFL en 2008 sur les recherches liées à l’Hydroptère :
Les images en tunnel de cavitation sont spectaculaires, et rares. J’aime aussi bien le système de mesure du niveau de l’eau sur le foil (on pouvait vraiment pas faire plus simple ?)
A noter que l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne a d’autres partenariat de ce type avec Alinghi et Solar Impulse notamment
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Depuis de nombreuses années, les ordinateurs les plus puissants sont formés de très nombreux processeurs calculant en parallèle. Le record actuel est tenu par le “Roadrunner” d’IBM qui comprend 6′948 Opteron bicœurs et 12′960 processeurs PowerXCell 8i d’IBM, contenant chacun 8 unités de calcul en flux (”Stream Processing Unit”, SPU).
“Roadrunner” peut effectuer 1 petaflops, soit un million de milliards d’opérations arithmétiques par seconde et vaut des millions d’euros. Vous pouvez aujourd’hui assez facilement disposer dans votre PC du millième de cette puissance pour quelques centaines d’euros seulement.
En effet, les processeurs graphiques “GPU” récents sont formés de centaines d’unités de calcul en flux assez semblables aux 8 SPU du Cell. Initialement dédiés à la génération d’images réalistes en 3D temps réel et limités au calcul en virgule fixe, les GPU sont devenus capables d’exécuter certains programmes en virgule flottante beaucoup plus rapidement que sur les processeurs classiques : c’est le calcul générique sur GPU (GPGPU).
La série 5000 d’ATI (racheté par AMD) et les nouvelles GTX 200 de nVidia offrent désormais une puissance de l’ordre du teraflops, soit 200x plus que les plus puissants processeurs intel. D’ailleurs nVidia commercialise désormais ses derniers processeurs sur des cartes “Tesla” dédiées au calcul, et dépourvues de sortie video, un comble pour des processeurs graphiques !
La suite sur mon blog…
Publié dans consoles, futur, GPU, hardware, processeurs, programmation, science Tagged: GPGPU, nVidia
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Comment faire des photos telles que celles-ci ?
Lost in Time par diogosousa sur flickr
"Gaby fountain drosted" par ocelotan sur flickr
Cet effet s’appelle “Droste“, comme la marque de cacao hollandais qui l’utilisa sur ses publicités dès 1904. Il est très probable que le petit Mauritz Cornelis Escher né aux Pays-Bas en 1898 l’ait remarqué puisqu’il utilisa abondamment cet effet dans ses oeuvres.
C’est pas facile à dessiner, alors à photographier … mais je viens de découvrir qu’un même logiciel permet de produire cet effet, mais aussi les “planetoïdes“, et bien d’autres trucages encore : MathMap.
C’est un plugin pour Gimp, le “PhotoShop gratuit”. MathMap est développé par Mark Probst de l’Université de Vienne pour Linux et Mac OSX, mais il existe aussi une version Windows ici. Si vous avez un Mac, il existe une application autononome qui ne nécessite pas Gimp.
MathMap utilise un langage de script assez simple permettant de déformer une image en “mappant” les coordonnées de l’image de départ sur celle d’arrivée comme on le voit sur ces exemples. Pour l’effet Droste, le code est nettement plus compliqué, surtout pour permettre d’ajuster les paramètres en fonction de la photo à traiter.
Encore quelques liens utiles et vous pourrez transformer votre belle-mère en spirale diabolique:
un court tutoriel pour utiliser MathMap
le pool MathMap sur flickr
la collection “Droste Effect” de Josh Summers sur flickr, avec son célèbre “Eternal Scream“
Posted in Art, Géométrie, Photo Tagged: Droste, Escher, MathMap
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Suite à la présentation d’Aseba par Stéphane Magnenat, je me suis attaqué à la programmation d’un robot mobile pour le “Challenge”. Voici le résultat d’un duel de deux exemplaires partageant le même code:
Si vous voulez vous y mettre et tenter de battre mon robot :
téléchargez Aseba et la doc en français
lancez asebachallenge et créez 2 robots : un “Goulu” et un pour vous
lancez asebastudio.exe, connectez vous au port 33333 (par défaut), coupez/collez mon code ci-dessous et cliquez [Charger] puis [Executer] : mon robot démarre. fermez asebastudio
relancez asebastudio.exe, connectez vous au port 33334 et programmez votre robot. Si vous battez le mien, mettez votre code dans un commentaire, ça m’intéresse
var gains_R[3]=1,0,-1
var gains_B[3]=-1,0,1
var speed=0
var turn=0
var turn_R=0
var turn_B=0
var mode=1
onevent timer
if mode==1 then #forward
speed=(camB[1]-camR[1])/5
call math.dot(turn_R,camR,gains_R,3)
call math.dot(turn_B,camB,gains_B,3)
turn=turn_R+turn_B
leftSpeed=speed+turn
rightSpeed=speed-turn
if leftSpeed<2 and rightSpeed<2 then
mode=2
colorB=255 #follow me
colorR=0
colorG=0
end
elseif mode==2 then #rotate
leftSpeed=-max_speed/3
rightSpeed=-max_speed
speed=(camB[1]-camR[1])/8
if speed>5 then
mode=1
colorB=0
colorR=255 #avoid me
colorG=0
end
end
Pour rappel et pour publicité j’ai traduit en français la description d’Aseba figurant sur la page de l’EPFL :
Aseba est une architecture basée “événements” pour la commande distribuée des robots mobiles. Il cible les robots intégrant plusieurs processeurs, ou des groupes d’appareils mono-processeurs pour autant qu’il communiquent par un réseau. Le coeur d’Aseba est une machine virtuelle légère, assez petite pour tourner sur un microcontrôleur. En Aseba, on écrit les comportements du robot dans un langage de script. Ceci se fait dans un environnement de développement tournant sur un PC. L’environnement permet de compiler, déployer et déboguer les comportements en temps réel. Aseba s’applique dans plusieurs contextes:
Dans des robots à multiples microcontrôleurs, Aseba permet de tirer parti de la puissance des microcontrôleurs pour atteindre une modularité hardware, une faible latence entre perception, et une utilisation économique de la bande passante du bus. De plus, son langage facile à comprendre permet l’écriture rapide de comportements du robot (article IROS 2007).
En robotique collective, Aseba accélère le processus de développement en permettant des modifications instantanées du code ainsi que le déboguage en parallèle de tous les robots (article SIMPAR 2008).
Dans l’éducation, la facilité d’apprentissage du langage Aseba, son environnement de programmation user-friendly , et le plaisir de faire bouger un robot apportent une approche originale à l’enseigement et à l’apprentissage de la programmation (article FNG 2008).
Aseba est “open source” et tout le monde peut l’utiliser et le modifier gratuitement tant que l’on respecte la licence (GNU General Public License version 3).
Pour en savoir plus sur Aseba, regardez la presentation ou lisez les articles sus-mentionnés.
Pour ceux qui ne l’auraient pas vue, voici une vidéo assez spectaculaire du “robot bibliothécaire” en cours de développement dans ce labo :
Posted in programmation, robot Tagged: Aseba, EPFL
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Si vous croyez toujours qu’une galaxie n’est qu’un disque d’étoiles qui tournent autour d’un trou noir supermassif qui les avale une à une, regardez cette image :
la galaxie NGC 5128 et ses lobes de gaz éjectés par son trou noir central
NGC 5128 est une galaxie assez proche (15 millions d’années lumière), bien visible dans l’optique mais aussi dans les fréquences radio. Elle se classe donc dans les “radio galaxies” sous le nom de “Centaurus A”. On savait déjà que l’émission d’ondes radio de ces galaxies, qui peut atteindre une puissance de 10^39 Watts (!!!) est provoquée par les jets de matière expulsés par le trou noir central, plus exactement par leur rencontre brutale avec le gaz très diffus qui entoure les galaxies.
L’image ci-dessus combine en fait des mesures faites avec 3 instruments différents dans 3 domaines du spectre électromagnétique:
l’image optique vient du télescope de 2.2m de l’ESO au Chili
les zones oranges correspondent aux ondes radio submilimétriques mesurées par le télescope APEX au Chili aussi
le rayonnement X, représenté en bleu, a été mesuré par le satellite Chandra
On y distingue les jets du trou noir, en particulier celui en haut à gauche, dont on a mesuré la longueur (13′000 années lumière) et la vitesse initiale (c/2). Mais on voit aussi que les jets ne sont pas infinis : ils créent des ondes de choc et des volutes de gaz, qui ne peuvent rien faire d’autre que retomber lentement dans le disque galactique pour y être recyclées en étoiles fraiches dans quelques millions d’années.
Cette magnifique preuve supplémentaire que les trous noirs sont des moteurs de l’Univers est promue ipso facto non seulement au rang d’ “image du jour de la NASA” mais à celui de “fond d’écran du mois” par votre serviteur.
Posted in Astro, Physique, Relativité Tagged: galaxies, trous noirs
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Bernard Ledherer Universe est une petite manufacture, mais elle d’une créativité admirable. Son modèle « Majesty Tourbillon 3″ est un chef-d’oeuvre de design moderne, dépouillé et révélant un mouvement très original:
BLU MT3 (cliquer pour agrandir)
Cette magnifique création a obtenu en Malaisie le Prix de la « Most Revered Watch » en 2007. Même si la description du mouvement comme étant composé de « 3 tourbillons imbriqués » parait un peu abusive, on a bien un tourbillon entrainant une indication des minutes et des heures par l’intermédiaire de mouvement planétaires plutôt que par un train de rouages comme dans la « Freak » d’Ulysee Nardin par exemple.
Produite à 50 exemplaires, la MT3 est une merveille de plus que nous sommes condamnés à ne voir qu’en photo….
« BLU majesty tourbillon mt3 » sur Le Blog des Montres
voir aussi ce beau diaporama de la MT3
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Cet article multipack regroupe deux sujets intéressants, et un qui sert juste à rendre l’inventaire exhaustif. Commençons par celui-là:
La Croix du Sud, et celle du Nord
Deux constellations ont “une forme de croix” :
la Croix du Sud permet de repérer le Sud approximatif si vous êtes perdus la nuit dans le désert australien, ou sur un voilier retourné au Cap Horn.
Dans l’hémisphère Nord, on appelle parfois “Croix du Nord” la constellation du Cygne, une belle croix bien visible dans le ciel d’été hébergeant plusieurs nébuleuses intéressantes et faciles à observer, comme la magnifique Voile dont j’ai déjà causé ici.
mais ce dont je voulais principalement parler c’est
Pourquoi les étoiles brillantes ont une forme de croix sur les photos astronomiques.
Les étoiles sont tellement éloignées qu’à part le Soleil, elles nous apparaissent toutes comme des points. Il n’y a que les géantes comme Bételgeuse ou Antares qui apparaissent comme de vagues petites boules de quelques pixels sur les images des plus puissants télescopes. Mais alors pourquoi voit-on de grosses étoiles brillantes ornées de jolis “rayons” en forme de croix sur les photos astronomiques comme celle-ci :
Grand Nuage de Magellan photographié par Hubble. Cliquer pour agrandir, puis faites-en votre fond d'écran.
C’est la faute de la diffraction, ou plutôt des inévitables imperfections optiques des instruments d’observation qui causent ce phénomène optique compexe.
Sur un télescope, c’est principalement “l’araignée” composée des tiges fixant le miroir secondaire qui causent les “aigrettes”, ces lignes formant une croix parfaite. Cet effet peut être parfois utile, par exemple pour détecter des étoiles doubles, mais il est souvent néfaste, en particulier lorsque les aigrettes trop nombreuses pourraient masquer des objets moins lumineux.
En observant les étoiles avec une lunette astronomique, composée de lentilles et non de miroirs, les étoiles n’ont en principe pas d’aigrettes. Certains amateurs trouvent ça dommage et ajoutent des fils de pêche croisés devant leur instrument pour créer des aigrettes artificielles sur leurs belles photos.
Nébuleuses, par fifouniou
A l’inverse, certains tentent d’ éliminer les aigrettes en cachant l’araignée avec des masques bien pensés, mais ils créent inévitablement d’autres effets de diffraction comme l’agrandissement de la tache constituant l’image de l’étoile.
Car même sans aigrettes, c’est toujours la diffraction qui transforme les points lumineux que sont les étoiles en taches lumineuses de tailles variables sur les photos astronomiques : la moindre imperfection, la plus petite poussière sur le miroir cause de la diffraction. Et même avec un instrument parfait, une étoile lumineuse ne sera jamais un point car le simple fait que la taille de l’instrument soit limitée cause de la diffraction. En effet, le pouvoir de résolution des instruments optiques dépend de l’ouverture de leur objectif.
Pour faire des télescopes encore plus grands (sujet d’un prochain article), on assemble plusieurs miroirs hexagonaux, ou on combine plusieurs télescopes distants de dizaines de mètres. De nouvelles figures de diffraction vont en résulter, avec des étoiles à 6,8,12 branches voire plus.
La Croix d’Einstein
Autre phénomène physique créant une croix dans notre ciel : la “lentille gravitationelle” très bien expliquée et illustrée sur la Wikipedia.
La présence d’une masse importante entre un objet lumineux très éloigné et nous forme une gigantesque loupe naturelle, mais d’une piètre qualité : l’objet distant nous apparait fortement déformé, copié à de multiples exemplaires sur un motif en forme d’anneau dit “anneau d’Einstein” en l’honneur du Suisse qui prédit que les rayons lumineux sont déviés par des masses, entre autres choses…
Une galaxie avec un noyau un peu bizarre ...
Dans le cas particulier ci-dessus, une galaxie se trouve pile dans l’axe d’un quasar très lointain, dont l’image se retrouve en 4 exemplaires autour du noyau de la galaxie, formant une magnifique “Croix d’Einstein”
Récemment, une équipe Suisso-Germano-Etatsunienne [3] a combiné des images de la Croix d’Einstein observée pendant 3 ans pour tenir compte de la rotation de la galaxie, et de celles de la Terre autour du Soleil, qui causent de petites variations par “microlensing” de la Croix résultant du “macrolensing”. Le principe est expliqué dans cette vidéo :
mais la qualité n’est pas terrible, téléchargez plutôt le film en HD directement depuis le site de l’ESO.
Le résultat c’est qu’ils ont réussi à prouver que le quasar fait moins de quelques jours-lumière de diamètre, ce qui est compatible avec un disque d’accrétion de trou noir supermassif. Donc cette lentille gravitationnelle nous permet de “voir” avec une résolution d’un jour lumière un objet distant de 10 milliards d’années lumière. Il suffit d’une division pour obtenir la résolution de l’instrument : 3.10^-13 radians. C’est mille fois mieux que le meilleur télescope existant. Mais moins maniable, c’est vrai.
Sources:
Philippe Boeuf “Pourquoi est-ce que sur les photos, les étoiles ont des branches?“
Dante Bissiri “Notice sur l’image de diffraction“
“Des astronomes analysent un trou noir supermassif avec une “loupe” naturelle“, news EPFL, 15 décembre 2008
“Une loupe naturelle pour analyser un trou noir supermassif” sur Techno Science, 29 décembre 2008
Voir aussi “optique ondulatoire“, une collection d’applets Java illustrant la diffraction et d’autres phénomènes, par l’Université du Mans
Posted in Astro, Optique, Photo, Relativité Tagged: aigrettes, croix d'Einstein, croix du sud, trous noirs
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Si un petit enfant vous demande “pourquoi il pleut ?”, ne vous lancez pas immédiatement sur la physique des nuages car la réponse attendue est peut-être “pour arroser les plantes”.
Même adulte, lorsqu’on vous pose une question du type “pourquoi avez vous acheté une nouvelle voiture ?”, il n’est pas clair si la question porte sur la cause ou sur la finalité. Faut-il répondre “parce que la vieille est fichue” ou “pour aller à mon travail” ?
Donner une seule de ces réponses suffit souvent, l’autre étant implicitement liée par une relation logique implicite : “comme j’ai besoin d’une voiture pour aller travailler, et que la vieille est fichue, j’ai du en acheter une nouvelle”.
La question “pourquoi ?” recouvre donc en langage courant les deux concepts très distincts en logique que sont la cause et la finalité. A mon humble avis, bon nombre d’incompréhensions et de quiproquos pourraient être évités par l’utilisation judicieuse d’un simple espace pour distinguer:
“Pour Quoi ?” qui suppose une réponse commençant par “pour” suivi d’une finalité.
“Pourquoi ?” qui cherche une cause, donc attend un “parce que”, réponse suivie souvent d’un autre “pourquoi … ?” remontant à la cause de la cause. C’est le principe des “5 pourquois de Toyota”. (*)
Mais en pratique, il est très difficile de remonter à la “cause première” sans invoquer une finalité. Voyons ceci avec la célèbre photo ci-contre. Pourquoi ce soldat meurt-il ? Parce qu’une balle l’a transpercé. Pourquoi ? parce qu’un ennemi lui a tiré dessus. Pourquoi ? parce que l’un occupait le Vietnam de l’autre. Pourquoi ? parce que le gouvernement américain avait décidé de défendre le gentils du Sud contre les méchants du Nord. Là on est déjà en train de mélanger cause et but. Encore un “pourquoi ?” et on est à court de causes, condamnés à répondre par un but : “pour ….” (je ne me risquerai pas à proposer de réponse, comme scientifique, ce sont les causes qui m’intéressent…) La réponse proposée au bas de cette variante de l’affiche est exemplaire à ce titre : Le mot anglais “because” signifie “parce que” mais souligne la notion de cause alors que la proposition “il y a de l’argent à faire” dénote clairement un but supposé.
L’idée selon laquelle un but peut devenir une cause choque le scientifique parce qu’elle inverse le principe sacro-saint de la causalité : en physique, les causes précèdent les conséquences (du moins si le temps est irréversible…). La démarche scientifique ne concerne donc que le “pourquoi” sans espace : la recherche “pure” ne recherche que les causes qui font que les choses sont comme elles sont, et pas autrement.
Par contre, la recherche “appliquée” et la technique poursuivent des buts : “pour quoi” optimiser des profils d’hydrofoils ? ce n’est pas parce que les équations de Navier-Stokes ont alors de plus jolies solutions, c’est pour aller plus vite sur l’eau.
Enfin, les petits enfants et les religieux ont ceci en commun qu’ils présupposent que tout a une finalité : le monde est comme ça parce qu’il a été créé pour … (complétez en fonction de votre religion préférée).
Ce double sens du “pourquoi” est à mon humble avis une des sources majeures d’incompréhension, voire de conflit dans les discussions de sujets fondamentaux entre personnes de bonne foi. Voici donc ma bonne résolution 2009.23 : distinguer “pourquoi” et “pour quoi”. Et maintenant, je peux enfin réaliser la 2008.512 : écrire l’article “pourquoi je blogue”.
Références :
“cause” sur Wikipedia
“finalité” et “finalisme” sur Wikipedia
Note* : Une des questions que je me pose est de savoir pourquoi (cause…) les langues que je connais n’ont pas deux mots distincts pour ces questions distinctes, comme si les de cause et de but étaient intimement liés dans notre esprit. Est-ce différent dans d’autres langues ou cultures ? En japonais par exemple ? Quelqu’un sait ?
Posted in Philosophie
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photo de Môsieur J. sur flickr
En ces temps incertains, je voulais vous apporter quelques certitudes concernant 2009.
D’abord, 2009 sera l’Année Mondiale de l’Astronomie, y compris en Suisse. On a commencé très fort en observant la Nébuleuse d’Orion le 1er janvier avec la lunette de Yannick, 9 ans, mais je vous promets de continuer avec beaucoup d’articles sur le thème “on est peu de chose dans le vaste Univers”.
Ensuite 2009 sera l’année Darwin. Ca fait 200 ans que l’antéchrist des cré(a)ti(on)nistes est né, et 150 ans que son “Origine des Espèces” (texte intégral ici) explique ce genre de choses magnifiques autrement que par un délire du Créateur:
Guèpe "Fairy Fly" par Spike Walker, vainqueur 2008 du Concours "Olympus BioScapes Digital Imaging"
Sur ce thème “on est peu de chose, mais bien foutu quand même”, je vous recommande la lecture des blogs de mes éminents collègues biologistes du C@fé des sciences.
Côté Physique, j’ai une certitude et un espoir. La (quasi-)certitude, c’est de finir quelques articles sur la réversibilité du temps, la symétrie CPT, la supersymétrie et ce genre de trucs. Et l’espoir, c’est que Benjamin parviendra à faire redémarrer sa machine en 2009 et à nous dessiner un boson de Higgs ou un morceau de matière noire.
En Maths, les nouvelles sont mauvaises. Peu de chances qu’un mathématicien obtienne le Prix Nobel d’Economie, comme c’était devenu une habitude ces dernières années… En plus, “2009″ est loin d’être acratopège : ce nombre a au moins 152 propriétés, dont peu sont intéressantes :
2009 et 9002 sont tous deux divisibles par 7. C’est peut être un détail pour vous, mais ça veut dire beaucoup pour ceux qui s’escriment sur les sélections pour les Championnat de Jeux Maths
le 2009 ème nombre premier, 14741 est palindromique.
C’est un nombre “apocalyptique” : 2^2009 contient dans ses décimales 666, le nombre de la Bête qui rompt mes dents (2**2009=58784291598041831640721059900297317581942666346941194264455308125479232583289360069460965699405121019824433389516158094000492490796188432969007685435732643092034554442399887360352654923898902974171610618912504957328187117386950842341026317332718773233103358237779148190179650358079135564562516081648810332848214481400042754868418296221651998157278605568219649390953792425227268163704976021381769156258409778685642966081035151287502869585844829824788935390157871063324138385197912084049961962094914858370754777898867719950514578646749211908564621201347904089822990746021295498658798312326238643788303040512 , merci Python)
En plus c’est un nombre méchant (evil number). J’ai pas tout compris, mais il y a aussi du 666 là dessous.
Bref si j’étais numérologue, je dirais que 2009 est très mal barré. Mais même les matheux les plus purs sombrent dans la déprime : dans le dernier “Pour la Science”, Jean-Paul Delahays confirme avec “Presque tout est indécidable” que le théorème d’incomplétude de Gödel poursuit ses ravages dans la logique, ébranlant les maths un peu comme Heisenberg a ébranlé la physique avec le principe d’incertitude.
A vous tous mes chers lecteurs je vous souhaite une excellente année 2009 pleine de bonheur, de santé et d’optimisme. Que la Flêche du Temps pointe dans cette direction ô combien désirable. Et si l’incertitude vous ronge, dites vous bien que grâce à Darwin, Gödel, Heisenberg et leurs nombreux disciples, nous échappons à l’ennui mortel d’un monde prévisible. Si Elisabeth Teissier avait raison, ça serait l’enfer.
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Python est un langage très puissant, mais livré dans un état un peu brut. Pour l’exploiter de façon efficace, il faut y ajouter des libraires graphiques, de calcul spécialisé ou d’accès à des bases de données par exemple. Certaines ne sont que des interfaces vers des librairies en C ou C++, ce qui implique souvent des étapes d’installation, voire de compilation. De plus on se heurte souvent à des conflits de version entre les librairies et Python lui-même, ce qui ne simplifie pas les choses. Enfin et surtout, un bon IDE (Environnement de Développement Intégré, à l’envers en anglais…) est indispensable pour programmer au XXIème siècle.
Python(x,y) résout tout ces problèmes en proposant un installeur unique de la Parfaite Panoplie du Petit programmeur Scientifique. Elle inclut:
Python, évidemment (version 2.5.2 actuellement)
Eclipse, le meilleur IDE de la Galaxie. Concu initialement pour Java, Eclipse permet de développer dans pratiquement tous les langages connus à l’aide de plugins. PyDev est celui qui supporte Python.
MinGW, le “Minimalist GNU for Windows” qui comprend le célèbre compilateur C++ “GCC”. Grâce au plugin Eclipse CDT également fourni, Python(x,y) est donc en même temps un environnement de développement C++ très complet
PyQt pour exploiter Qt, le framework d’applications multiplateforme de Nokia. Intégré à Eclipse, l’ensemble permet de créer des GUI (Interfaces Utilisateur Graphiques, à l’envers en anglais)
une myriade de librairies scientifiques pour le traitement du signal et d’images, le calcul symbolique, la visualisation graphique 2D et 3D, le calcul parallèle etc. La liste complète est ici et le tout est résumé dans ce beau “mind map” :
(cliquer pour agrandir)
Un avantage non négligeable de Python(x,y) est qu’elle est une oeuvre de Pierre Raybaut. Je ne le connais pas, mais c’est un français, donc toute la documentation et le support de la distribution sont dans la langue de Molière.
Que vous vouliez vous initier à Python, simplement utiliser des libriaires qui vous donneront accès à un équivalent de Matlab ou vous lancer dans le développement d’une grosse application Python, je ne peux que vous recommander chaudement d’installer Python(x,y)
Posted in Programmation Tagged: Eclipse, Python
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Ces temps-ci, je découvre Python, un langage de programmation très apprécié en particulier dans la communauté scientifique. Ce “langage interprété multi paradigme” intègre des concepts développés dans plusieurs langages récents, ce qui en fait peut-être le langage le plus complet disponible actuellement.
Pour une première approche de ce langage, je vous propose l’analyse du
Plus Court Solveur de Sudoku
Voici un programme en Python de 173 caractères seulement qui serait le plus court solveur de sudoku connu actuellement :
def r(a): i=a.find('0') if i
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La Gruyère est connue mondialement pour le fromage dont elle n’a pas eu la bonne de protéger le nom, mais c’est aussi un endroit magnifique où il y a plein de choses à faire. Nous venons d’y passer 3 jours bien remplis.
D’abord, en face du Château de Gruyère il y a le Giger Museum. En 1980, le monde sombre et cauchemardesque de Giger s’est révélé grâce au film “Alien” (le premier, le seul, le vrai, le bon). Mêlant créatures fantastiques, mécansimes destructeurs et références cabalistiques, l’oeuvre de Giger ne respire pas vraiment la joie de vivre mais sa créativité ne peut que fasciner. Au musée on trouvera des oeuvres de très grand format couvrant des parois entières, des sculptures “bioméchanoïdes” dont certaines ont été utilisées dans “Alien” et “La Mutante”, et la célèbre salle à manger de Giger, dont la table et les sièges semblent faits d’ossements.
Pour prolonger cette visite indispensable, mais déconseillée si vous êtes un peu dépressif, il faut absolument passer boire un verre (de terre) au Giger Bar en face. Ne pas s’étonner si quelques gothiques peuplent les lieux, il n’y a pas d’autre cimetière en ruine dans le coin.
Changement d’ambiance à l’hôtel Cailler de Charmey, un endroit très calme, propre et au personnel très sympathique. Son principal intérêt est la proximité immédiate des Bains de la Gruyère, un établissement tout neuf, pas très grand mais très bien équipé. L’architecture de l’ensemble est audacieuse. J’aime.
Les petits déjeuners de l’hôtel Cailler sont redoutablement copieux, avec fromage et meringues + crème double au buffet… Nous avons trouvé notre menu de demi-pension “correct mais sans plus”. Un autre repas pris à l’hôtel du Soleil de Charmey nous a plus plu, en particulier les desserts, fantastiques.
Pris sous un brouillard dense, nous avons fui en direction du col du Jaun, découvrant une verte vallée à vaches à crème double de plus. Au village de Jaun, suivant notre instinct nous empruntons une impressionnante route de montagne indiquant “bergrestaurant Ritzli-Alp”. Bonne pioche. Nous découvrons une cabane avec terrasse (pleine) et véranda donnant sur une vue à couper le souffle sur les préalpes fribourgeoises. Et les röstis agrémentés de fromage, d’oeuf ou de jambon y sont absolument délicieux, pour un prix très correct.
Nous ne sommes pas aussi bien reçus le lendemain quand nous empruntons le télécabine “Rapido Sky” de Charmey vers Vounetz, au sommet des futures-ex-pistes (1600 m…) . Un cuisinier désagréable sert des röstis réchauffés, des macaronis d’alpage où le jambon apparait en miettes microscopiques, et refuse d’arroser nos meringues de crème sous prétexte que c’est le boulot de la serveuse, débordée, mais qui parvient à garder le sourire. Rapport qualité/prix digne d’un piège à touriste.
photo de Henri Weisen sur flickr
Retour à Jaun pour le “Schafscheid”, le marché aux moutons. La rue principale est encombrée de stands de toutes sortes. Après un petit tour près de la magnifique cascade qui sort du rocher, nous commençons notre shopping : moutarde de bénichon (celle de l’épicerie de Jaun est la meilleure dit-on), cuchaule, crème double, meringues, fromage… de quoi tenir 2 jours de plus en plaine, et c’est déjà l’heure de rentrer.
Liens:
Giger Museum, site officiel de HR Giger, HR Giger sur la Wikipedia, Photos du Giger Bar sur flickr
Charmey, Hotel Cailler, Bains de la Gruyère
restaurant de montagne Ritzli-Alp
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=267013987&url=http%3A%2F%2Fgoulu.wordpress.com%2F2008%2F09%2F22%2Fviree-en-gruyere%2F
J’ai découvert Universe Sandbox il y a une heure, et je viens de l’acheter (pas cher). C’est génial !
C’est un logiciel de simulation astronomique très bien fait et simple d’emploi. Il permet de visualiser en 3D de nombreux systèmes astronomiques comme notre système solaire, Saturne avec ses anneaux et ses nombreuses lunes, ou encore l’amas d’étoiles auquel appartient notre Soleil, mais aussi des Galaxies entières.
Mais le plus amusant, c’est de l’utiliser comme un jeu et de voir ce qui se passerait si Jupiter pesait soudain autant que le Soleil, ou si la Lune avait un anneau comme Saturne.
On peut le télécharger et l’essayer pendant une heure, aidé par un tutorial très bien fait après quoi il faut payer un montant de son choix pour obtenir une licence. Une heure c’est court, mais très efficace : après 30 minutes, j’ai payé.
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=260760379&url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2F385099521%2F
La NASA vient de créer un site extraordinaire : NASAimages.org. On y trouve des milliers d’images et de films libres de droits sur tous les aspects de l’espace : plus de 4500 photos prises par Hubble, 19000 vues de la Terre depuis l’Espace, 14000 photos de l’ISS, autant des navettes spatiales, et bien d’autres encore. Et la collection s’allonge chaque jour.
Bref si vous cherchez de magnifiques fonds d’écran ou des illustrations pour vos articles sur le web ou pour la rédaction de votre petite cousine, NASAimages est une resource sans équivalent.
Pour illustrer cet article, voici une photo d’une constellation bien connue, Orion, mais prise dans l’infrarouge par le télescope Spitzer. On voit que les sources les plus visibles dans ce domaine ne coincident pas du tout avec les étoiles visibles qui se situent aux angles du tracé de la constellation. La tache la plus vaste est M42, la Nébuleuse d’Orion, tout juste visible à l’oeil nu.
En cliquant sur l’image, vous pourrez rapidement tester l’excellente interface utilisateur de NASAimages, mu par la plateforme de Luna Imaging. Elle permet de zoomer sur les images à haute résolution, de les télécharger ou de les placer sur un “workspace” personnel qui perme de se constituer une collection personnelle.
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=248935718&url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2F359732359%2F
Pour un record de vitesse à la voile, il faut un bateau à la pointe de la technologie, un équipage bien entraîné qui en veut, un plan d’eau le plus plat possible, et du vent. Il n’y a que ce dernier ingrédient qui manque à l’Hydroptère pour s’attaquer aux 50 noeuds sur le spot de Port-Saint-Louis-du-Rhône
L’endroit est bien alimenté en bonne eau douce du Lac ( ), mais il faudrait que le Mistral made in France se mette au boulot aussi. En attendant, l’Hydroptère est au Vieux-Port de Marseille et l’équipe peaufine le bateau pour la prochaine fenêtre météo. Dans le communiqué figurant sur Hydroptère.com on mentionne que “l’équipe électronique calibre les instruments de mesures des winchs“. Quelqu’un sait de quoi il s’agit ? Ils ont des capteurs de force ?
Vous trouverez le site de l’Hydroptère quelques magnifiques photos, dont une de Martin Raget prise d’un peu loin, la qualité web n’est pas terrible, mais je la trouve géniale :
La combinaison hydrodynamique + aérodynamique = Hydroptère représentée par trois véhicules, c’est vraiment top. Il faudrait en faire des posters !
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=235673885&url=http%3A%2F%2Ffoils.wordpress.com%2F2008%2F06%2F27%2Flhydroptere-attend-le-mistral%2F
Le degré de réalisme atteint dans la modélisation de personnages et de visages est impressionnant. Cet article liste 35 “making of” ou des artistes expliquent comment ils ont réalisé des images 2D ou des modèles 3D tels que celui-ci :
(Ella, par Ziv)
Dans un genre proche, ne manquez pas le “making of” video de Jessica Rabbit / Angelina Jolie ici
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=239806158&url=http%3A%2F%2F3dmon.wordpress.com%2F2008%2F06%2F05%2Ffemmes-virtuelles%2F
A la lecture du PC Expert No 168 de juin 2008, je me suis dépéché de télécharger Vista Manager de Yamicsoft, désigné comme le meilleur outil de réparation et d’optimisation, voire de tuning de Windows Vista. Et c’est vrai que ce petit soft très complet m’a permis de faire les à-fonds de printemps et de gagner quelques pourcents de performance assez facilement. Par exemple:
alors que j’utilisais CCleaner assez régulièrement pour nettoyer mon registre, Vista Manager m’a enlevé encore 500 entrées inutiles de plus et compacté le registre.
Sous la rubrique optimisation de la RAM, on apprend que Vista sait utiliser le cache de niveau 2 (L2) du processeur efficacement, mais ne sait pas l’initialiser à la bonne taille et n’utilise donc que 256Kb de cache L2 par défaut. J’en ai 1Gb. pour le cache des fichiers que l’on peut agrandir si on dispose d’assez de RAM.
Le plus étonnant se trouve à l’optimisation du réseau. On y découvre que par défaut, Windows (XP et Vista) se réserve 20% de la bande passante du réseau pour des transmissions prioritaires, donc que nous, pauvres utilisateurs, n’en avons que 80%… les détails et une manière de corriger ceci sont là, mais avec Vista Manager, unce coche suffit.
Vista Manager est un outil très puissant et bien fait : je le garde. Si vous n’avez pas Vista, sachez que YamicSoft fait aussi un “XP Manager”.
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=288503540&url=http%3A%2F%2Fmicroclub.wordpress.com%2F2008%2F06%2F01%2Foptimisation-de-vista%2F
Nous les avions vus à Las Vegas, et leur géniale vidéo nous avait transformés en fans au point d’être prêts à aller à Paris les voir, mais le Blue Man Group est venu là, juste à côté, à l’Arena de Genève hier soir nous donner son spectacle “How to be a Megastar“.
le numéro qui a fait leur célébrité (en video ici)
En sortant ravie, Julia nous a demandé comment expliquer à ses copines ce que faisait le Blue Man Group, et c’est bien la difficulté : un spectacle du Blue Man group, c’est une sorte de spectacle de rue géant, un concert de rock humoristique, du mime à percussions et de video au second degré. Ou de mime video avec du rock percutant et de l’humour au second degré, au choix. Bref, une magie assez difficile à décrire avec des mots. En video, c’est plus clair, voici un petit extrait :
A noter qu’à notre grande surprise, toutes les vidéos et textes du spectacle ainsi même que les paroles de certaines chansons étaient traduits en français pour la tournée francophone. Un grand bravo !
En plus, le spectacle d’hier soir a été l’occasion de découvrir en première partie Aloan, le groupe suisse romand qui monte. J’avais entendu “Good Day” sur Couleur3 (petit extrait ici, 3ème morceau), mais c’était trop bien pour que je réalise que ce n’était pas Amy Winehouse : la musique est excellente et la chanteuse remarquable. A suivre !
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=453302824&url=http%3A%2F%2Fgoulu.wordpress.com%2F2008%2F06%2F01%2Fhow-to-be-a-megastar%2F
Nous les avions vus à Las Vegas, et leur géniale vidéo nous avait transformés en fans au point d’être prêts à aller à Paris les voir, mais le Blue Man Group est venu là, juste à côté, à l’Arena de Genève hier soir nous donner son spectacle “How to be a Megastar“.
le numéro qui a fait leur célébrité (en video ici)
En sortant ravie, Julia nous a demandé comment expliquer à ses copines ce que faisait le Blue Man Group, et c’est bien la difficulté : un spectacle du Blue Man group, c’est une sorte de spectacle de rue géant, un concert de rock humoristique, du mime à percussions et de video au second degré. Ou de mime video avec du rock percutant et de l’humour au second degré, au choix. Bref, une magie assez difficile à décrire avec des mots. En video, c’est plus clair, voici un petit extrait :
A noter qu’à notre grande surprise, toutes les vidéos et textes du spectacle ainsi même que les paroles de certaines chansons étaient traduits en français pour la tournée francophone. Un grand bravo !
En plus, le spectacle d’hier soir a été l’occasion de découvrir en première partie Aloan, le groupe suisse romand qui monte. J’avais entendu “Good Day” sur Couleur3 (petit extrait ici, 3ème morceau), mais c’était trop bien pour que je réalise que ce n’était pas Amy Winehouse : la musique est excellente et la chanteuse remarquable. A suivre !
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=253677857&url=http%3A%2F%2Fgoulu.wordpress.com%2F2008%2F06%2F01%2Fhow-to-be-a-megastar%2F
Nous les avions vus à Las Vegas, et leur géniale vidéo nous avait transformés en fans au point d’être prêts à aller à Paris les voir, mais le Blue Man Group est venu là, juste à côté, à l’Arena de Genève hier soir nous donner son spectacle “How to be a Megastar“.
le numéro qui a fait leur célébrité (en video ici)
En sortant ravie, Julia nous a demandé comment expliquer à ses copines ce que faisait le Blue Man Group, et c’est bien la difficulté : un spectacle du Blue Man group, c’est une sorte de spectacle de rue géant, un concert de rock humoristique, du mime à percussions et de video au second degré. Ou de mime video avec du rock percutant et de l’humour au second degré, au choix. Bref, une magie assez difficile à décrire avec des mots. En video, c’est plus clair, voici un petit extrait :
A noter qu’à notre grande surprise, toutes les vidéos et textes du spectacle ainsi même que les paroles de certaines chansons étaient traduits en français pour la tournée francophone. Un grand bravo !
En plus, le spectacle d’hier soir a été l’occasion de découvrir en première partie Aloan, le groupe suisse romand qui monte. J’avais entendu “Good Day” sur Couleur3 (petit extrait ici, 3ème morceau), mais c’était trop bien pour que je réalise que ce n’était pas Amy Winehouse : la musique est excellente et la chanteuse remarquable. A suivre !
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=227322212&url=http%3A%2F%2Fgoulu.wordpress.com%2F2008%2F06%2F01%2Fhow-to-be-a-megastar%2F
Nous les avions vus à Las Vegas, et leur géniale vidéo nous avait transformés en fans au point d’être prêts à aller à Paris les voir, mais le Blue Man Group est venu là, juste à côté, à l’Arena de Genève hier soir nous donner son spectacle « How to be a Megastar« .
le numéro qui a fait leur célébrité (en video ici)
En sortant ravie, Julia nous a demandé comment expliquer à ses copines ce que faisait le Blue Man Group, et c’est bien la difficulté : un spectacle du Blue Man group, c’est une sorte de spectacle de rue géant, un concert de rock humoristique, du mime à percussions et de video au second degré. Ou de mime video avec du rock percutant et de l’humour au second degré, au choix. Bref, une magie assez difficile à décrire avec des mots. En video, c’est plus clair, voici un petit extrait :
A noter qu’à notre grande surprise, toutes les vidéos et textes du spectacle ainsi même que les paroles de certaines chansons étaient traduits en français pour la tournée francophone. Un grand bravo !
En plus, le spectacle d’hier soir a été l’occasion de découvrir en première partie Aloan, le groupe suisse romand qui monte. J’avais entendu « Good Day » sur Couleur3 (petit extrait ici, 3ème morceau), mais c’était trop bien pour que je réalise que ce n’était pas Amy Winehouse : la musique est excellente et la chanteuse remarquable. A suivre !
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=498766540&url=http%3A%2F%2Fgoulu.wordpress.com%2F2008%2F06%2F01%2Fhow-to-be-a-megastar%2F
Si vous comprenez le très bon anglais, regardez l’excellente présentation de Brian Cox au TED. Ce jeune et enthousiaste physicien du CERN présente le LHC du CERN dans le contexte des interrogations actuelles en physique. A un moment, il montre cette image de nos connaissances actuelles de l’histoire de l’Univers:
(cliquez dessus pour accéder au site d’origine, où l’image est disponible en diverses tailles)
Cette figure montre le BigBang à gauche, il y a 13.7 milliards d’années, la phase “inflatoire” où il a gonflé exponentiellement en 380′000 ans, avant que la purée de matière ne s’agglomère par gravitation pour former les étoiles (les premières 400 millions d’années après le Big Bang seulement), les galaxies, amas et superamas qui constituent l’univers actuel.
Le satellite représenté à gauche, c’est WMAP (”Wilkinson Microwave Anisotropy Probe”) qui a mesuré la densité de la purée de matière telle qu’elle était 380′000 ans après le Big Bang, à la fin de l’inflation. C’est l’image la plus ancienne de l’Univers que l’on puisse obtenir par l’astronomie, on en voit un bout sur la tranche d’Univers la plus à gauche ci-dessus, mais la voici au complet, correspondant à la voute céleste complète :
Cette image montre qu’il y avait déjà des grumeaux dans la purée, mais sans structure claire : le Big Bang a “pété droit”, mais des phénomènes survenus immédiatement ensuite ont créé une légère anisotropie.
“Comment ?”, c’est l’une des questions que le LHC va contribuer à résoudre, une autre étant la raison de l’accélération de l’expension de l’univers, aussi représentée sur la première figure. WMAP et d’autres mesures montrent que de “l’énergie sombre” fait que les Galaxies se repoussent. C’est comme si la constante de la gravitation universelle variait : l’attraction faiblit au fur et à mesure que l’Univers vieillit. Tout ça devrait être éclairci très bientôt par mes voisins, au CERN.
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=226680515&url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2F301110333%2F
En entassant 2 stères de bois dans notre garage, je me suis demandé quelle énergie ils dégageraient en brulant dans le poele l’hiver prochain, et quelle économie de chauffage nous réaliserons ainsi. Voilà la réponse, d’après ce site, en simplifiant :
Nous avons payé Frs 120.- / stère, donc en comparant les énergies équivalentes:
Frs 90.- pour les 3/4 de stère
Frs 124.- pour 1000 kWh d’électricité au tarif de nuit des SIG que nous utilisons pour nos radiateurs à accumulation faute de mieux
Frs 134.- pour les 100l de mazout (=fioul hexagonal) au tarif Migrol du jour
Pas de doute : en brulant 3 à 4 stères de bois chaque hiver, nous économisons environ Frs 120.- d’électricité. Ca vaut la peine si on ne compte pas le temps passé à faire le tas … Et si on avait un chauffage au mazout, ou du terrain, ce serait le moment de passer à la pompe à chaleur.
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=226680516&url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2F300628126%2F
En entassant 2 stères de bois dans notre garage, je me suis demandé quelle énergie ils dégageraient en brulant dans le poele l’hiver prochain, et quelle économie de chauffage nous réaliserons ainsi. Voilà la réponse, d’après ce site, en simplifiant :
Nous avons payé Frs 120.- / stère, donc en comparant les énergies équivalentes:
Frs 90.- pour les 3/4 de stère
Frs 124.- pour 1000 kWh d’électricité au tarif de nuit des SIG que nous utilisons pour nos radiateurs à accumulation faute de mieux
Frs 134.- pour les 100l de mazout (=fioul hexagonal) au tarif Migrol du jour
Pas de doute : en brulant 3 à 4 stères de bois chaque hiver, nous économisons environ Frs 120.- d’électricité. Ca vaut la peine si on ne compte pas le temps passé à faire le tas … Et si on avait un chauffage au mazout, ou du terrain, ce serait le moment de passer à la pompe à chaleur.
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=229609243&url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2F300628126%2F
En cherchant l’origine de ce dicton professionnel qui me semble plus vrai chaque année, je suis tombé sur ce texte qui correspond si bien à ec que je voulais dire sur le sujet que je le reprends tel quel :
Pouvoir négliger est, en technique, une nécessité tout aussi impérieuse que savoir calculer. Mais savoir négliger est un art difficile et subtil qui exige à la fois une connaissance approfondie des phénomènes ainsi que des techniques, et un jugement sûr pour évaluer le degré d’approximation nécessaire, encore compatible avec les buts à atteindre.
L’ingénieur doit savoir que les modèles simples sont faux, mais que ceux qui ne le sont pas sont inutilisables. Entre un perfectionnisme fatal parce que trop coûteux et un empirisme dangereux par son caractère aléatoire, il doit trouver le juste compromis qui satisfait en même temps les exigences de qualité et les impératifs économiques.
Il y des choses que l’on peut calculer, il y en a d’autres qu’il faut estimer ou sentir. L’ingénieur doit être capable des deux démarches et, plus encore, il doit avoir le discernement nécessaire pour faire la distinction entre les deux.
La réalité est toujours plus complexe que la théorie qui tente de la décrire. En effet, pour appréhender cette réalité, on est bien obligé de la simplifier et de la schématiser. Elle s’en venge quelquefois avec malice ou violence, rappelant l’ingénieur imprudent à sa condition d’homme…. Mais souvent aussi, elle se prête à ce jeu et accepte de donner à l’ingénieur la joie d’avoir participé à une création.
Le texte est attribué à un “Ing. E. Juillard” que je n’ai pas le plaisir de connaitre, et je n’ai pas trouvé d’autres sources de l’expression “L’ingénieur est un type qui sait ce qu’il peut négliger.” Si vous en savez plus, un commentaire est le bienvenu, merci !
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=226073654&url=http%3A%2F%2Fgoulu.wordpress.com%2F2008%2F05%2F28%2Flingenieur-est-un-type-qui-sait-ce-quil-peut-negliger%2F
En cherchant l’origine de ce dicton professionnel qui me semble plus vrai chaque année, je suis tombé sur ce texte qui correspond si bien à ec que je voulais dire sur le sujet que je le reprends tel quel :
Pouvoir négliger est, en technique, une nécessité tout aussi impérieuse que savoir calculer. Mais savoir négliger est un art difficile et subtil qui exige à la fois une connaissance approfondie des phénomènes ainsi que des techniques, et un jugement sûr pour évaluer le degré d’approximation nécessaire, encore compatible avec les buts à atteindre.
L’ingénieur doit savoir que les modèles simples sont faux, mais que ceux qui ne le sont pas sont inutilisables. Entre un perfectionnisme fatal parce que trop coûteux et un empirisme dangereux par son caractère aléatoire, il doit trouver le juste compromis qui satisfait en même temps les exigences de qualité et les impératifs économiques.
Il y des choses que l’on peut calculer, il y en a d’autres qu’il faut estimer ou sentir. L’ingénieur doit être capable des deux démarches et, plus encore, il doit avoir le discernement nécessaire pour faire la distinction entre les deux.
La réalité est toujours plus complexe que la théorie qui tente de la décrire. En effet, pour appréhender cette réalité, on est bien obligé de la simplifier et de la schématiser. Elle s’en venge quelquefois avec malice ou violence, rappelant l’ingénieur imprudent à sa condition d’homme…. Mais souvent aussi, elle se prête à ce jeu et accepte de donner à l’ingénieur la joie d’avoir participé à une création.
Le texte est attribué à un “Ing. E. Juillard” que je n’ai pas le plaisir de connaitre, et je n’ai pas trouvé d’autres sources de l’expression “L’ingénieur est un type qui sait ce qu’il peut négliger.” Si vous en savez plus, un commentaire est le bienvenu, merci !
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=226453232&url=http%3A%2F%2Fgoulu.wordpress.com%2F2008%2F05%2F28%2Flingenieur-est-un-type-qui-sait-ce-quil-peut-negliger%2F
Première régate, premier succès pour le nouveau foiler de Thomas Jundt. Désormais équipé d’ 1/3 de coque de catamaran M2, Mirabaud LX a franchi la ligne d’arrivée en volant, devant tous les bateaux munis d’une coque entière.
(Mirabaud LX à l’arrivée. cliquez dessus pour le paysage)
Bravo à toute l’équipe ! Voilà qui promet pour les prochaines régates sur le Léman, la Genève-Rolle-Genève le 7 juin, et le Bol d’Or Mirabaud le 14 juin.
voir aussi :
“Première régate, première victoire pour le Mirabaud LX” sur Adonnante
Quelques photos
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=228269184&url=http%3A%2F%2Ffoils.wordpress.com%2F2008%2F05%2F27%2Fmirabaud-lx-gagne-le-bol-dor-neuchatelois%2F
« Visual Simulation of Shockwaves » de Jason Sewall et al est un intéressant papier qui sera présenté au Syposium on Computer Animation 2008 à Dublin.
La vidéo montre des résultats spectaculaires obtenus en quelques minutes de calcul seulement, ce qui laisse espérer du temps réel un jour prochain :
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=491983794&url=http%3A%2F%2F3dmon.wordpress.com%2F2008%2F05%2F27%2Fsimulations-dondes-de-choc%2F
“Visual Simulation of Shockwaves” de Jason Sewall et al est un intéressant papier qui sera présenté au Syposium on Computer Animation 2008 à Dublin.
La vidéo montre des résultats spectaculaires obtenus en quelques minutes de calcul seulement, ce qui laisse espérer du temps réel un jour prochain :
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=225778988&url=http%3A%2F%2F3dmon.wordpress.com%2F2008%2F05%2F27%2Fsimulations-dondes-de-choc%2F
Phoenix s’est posé la nuit dernière sur Mars. Pour le commun des mortels c’est juste une info passagère dans les journaux et au TJ. Pour d’autres, c’est un moment critique qui ponctue des années de travail:
ça fait plaisir à voir non ? Pour mémoire, Mars est à 15 minutes-lumière de la Terre. Lorsque l’équipe reçoit des infos sur la descente de la sonde vers la planète, elle est déjà tranquillement posée, ou écrasée. On ne peut absolument plus rien corriger par télécommande. Quelle serait votre réaction comme membre de l’équipe : enthousiasme, ou fatalisme ?
Dans le même genre, même si vous ne comprenez pas l’anglais, regardez l’émotion d’un pro de l’astronomie à propos de l’incroyable photo de Phoenix descendant sous ses parachutes, prise par une autre sonde qui orbitait autour de Mars depuis quelques années :
Les prochains qui vont être contents (ou pas) ce sont toutes les équipes qui ont préparé les expériences scientifiques de Phoenix. Parmi eux, les suisses de Nanosurf grâce à qui on va obtenir des analyses de la composition des roches martiennes précises au niveau atomique. J’en reparle dès que ça marche.
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=225778937&url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2F298910024%2F
Phoenix s’est posé la nuit dernière sur Mars. Pour le commun des mortels c’est juste une info passagère dans les journaux et au TJ. Pour d’autres, c’est un moment critique qui ponctue des années de travail:
ça fait plaisir à voir non ? Pour mémoire, Mars est à 15 minutes-lumière de la Terre. Lorsque l’équipe reçoit des infos sur la descente de la sonde vers la planète, elle est déjà tranquillement posée, ou écrasée. On ne peut absolument plus rien corriger par télécommande. Quelle serait votre réaction comme membre de l’équipe : enthousiasme, ou fatalisme ?
Dans le même genre, même si vous ne comprenez pas l’anglais, regardez l’émotion d’un pro de l’astronomie à propos de l’incroyable photo de Phoenix descendant sous ses parachutes, prise par une autre sonde qui orbitait autour de Mars depuis quelques années :
Les prochains qui vont être contents (ou pas) ce sont toutes les équipes qui ont préparé les expériences scientifiques de Phoenix. Parmi eux, les suisses de Nanosurf grâce à qui on va obtenir des analyses de la composition des roches martiennes précises au niveau atomique. J’en reparle dès que ça marche.
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=226453203&url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2F298910024%2F
Tag Galaxy affiche dans une page web des photos tirées de flickr correspondant à certains mots-clés ou « tags ». L’interface utilisateur 3D a un look « astronomique » : les tags sont des planètes, et en cliquant dessus les photos sont affichées sur une sphère que l’on peut faire tourner à la souris.
En cliquant sur une image, elle apparait agrandie, hélas pas en haute résolution comme avec PicLens, mais on peut facilement ouvrir la page flickr correspondant à l’image:
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=503746113&url=http%3A%2F%2Fweb200x.wordpress.com%2F2008%2F05%2F26%2Ftag-galaxy%2F
La théorie de la relativité n’est pas très simple, mais on peut parvenir à en saisir quelques notions avec un peu d’imagination et de curiosité. La mécanique quantique est beaucoup moins abordable car elle choque beaucoup plus notre compréhension intuitive du monde. Alors que dire de la “théorie des cordes” (string theory), censée lier l’infiniment grand et l’infiniment petit dans un univers à 10 dimensions légèrement plus tordues que les 4 d’Einstein…
Il existe l’ “Univers Elegant”, une série de vidéos très bien faites sur ce sujet, mais en anglais et durant 3h au total.
Les de base ont cependant été résumées dans un excellent petit reportage de 10 minutes, en français :
Ne manquez pas l’explication sur les petites dimensions recourbées sur elles-mêmes à 3.44 minutes. C’est génial. Et attachez vos ceintures pour la fin :
Tout ça est bien joli sous forme de théorie, mais pour la valider, il faudrait que la théorie des cordes puisse faire des prévisions que l’on puisse vérifier expérimentalement. Or Brian Greene, un des physiciens soutenant la théorie des cordes vient de faire au TED une présentation de 20 minutes (en anglais…) recouvrant bien le reportage ci-dessus, mais dans les 4 dernières minutes, il parle d’une vérification expérimentale possible au LHC du CERN, très bientôt :
Selon lui, l’énergie totale des particules résultant d’une collision sera inférieure à l’énergie totale des protons au moment de la collision. Cette violation du principe de conservation de l’énergie ne pourra s’expliquer que si des particules “débris” sont éjectées dans les dimensions bouclées d’où elles ne peuvent pas ressortir vers les capteurs. Pour en savoir plus, les courageux peuvent lire “Testing Times for Strings” par dans le CERN Courrier de Juillet 2003.
Wow ! je vais peut-être être juste à côté de la première violation d’une loi fondamentale de la physique depuis le Big Bang !
http://xfruits.com/goulu/?id=28230&clic=224947261&url=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2F%7Er%2FDrGoulu%2F%7E3%2F297681777%2F
La théorie de la relativité n’est pas très simple, mais on peut parvenir à en saisir quelques notions avec un peu d’imagination et de curiosité. La mécanique quantique est beaucoup moins abordable car elle choque beaucoup plus notre compréhension intuitive du monde. Alors que dire de la “théorie des cordes” (string theory), censée lier l’infiniment grand et l’infiniment petit dans un univers à 10 dimensions légèrement plus tordues que les 4 d’Einstein…
Il existe l’ “Univers Elegant”, une série de vidéos très bien faites sur ce sujet, mais en anglais et durant 3h au total.
Les de base ont cependant été résumées dans un excellent petit reportage de 10 minutes, en français :
Ne manquez pas l’explication sur les petites dimensions recourbées sur elles-mêmes à 3.44 minutes. C’est génial. Et attachez vos ceintures pour la fin :
Tout ça est bien joli sous forme de théorie, mais pour la valider, il faudrait que la théorie des cordes puisse faire des prévisions que l’on puisse vérifier expérimentalement. Or Brian Greene, un des physiciens soutenant la théorie des cordes vient de faire au TED une présentation de 20 minutes (en anglais…) recouvrant bien le reportage ci-dessus, mais dans les 4 dernières minutes, il parle d’une vérification expérimentale possible au LHC du CERN, très bientôt :
Selon lui, l’énergie totale des particules résultant d’une collision sera inférieure à l’énergie totale des protons au moment de la collision. Cette violation du principe de conservation de l’énergie ne pourra s’expliquer que si des particules “débris” sont éjectées dans les dimensions bouclées d’où elles ne peuvent pas ressortir vers les capteurs. Pour en savoir plus, les courageux peuvent lire “Testing Times for Strings” par dans le CERN Courrier de Juillet 2003.
Wow ! je vais peut-être être juste à côté de la première violation d’une loi fondamentale de la physique depuis le Big Bang !
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