Recent Event Highlights: [ Web-reportage multimédia ], Le reportage de 4 pages + photos est paru ce matin dans Témoignage Chrétien., Gros reportage à venir..., Reportage à venir..., "« Cher confrère, je vous remercie de vos propositions mais il n’y a pas assez...", Un dernier (portfolio) pour la route..., and 104 more...
Created by jabbiateci on Nov 6, 2008
Last updated: 03/10/10 at 05:59 PM
HAÏTI : la route des bidonvilles has no followers yet. Be the first one to follow.
POUR VOIR LE REPORTAGE, CLIQUEZ ICI.
http://haiti.tumblr.com/post/95816451
Le reportage de 4 pages + photos est paru ce matin dans Témoignage Chrétien.
http://haiti.tumblr.com/post/79619016
Signé (façon de parler), un grand reportage de 15 000 signes (4 pages) à paraître dans l’hebdomadaire Témoignage Chrétien courant février ! De si grands formats dans la presse, c’est TRÈS TRÈS TRÈS rare, encore plus pour des journalistes indépendants ; ce qui veut dire que je suis TRÈS TRÈS TRÈS content de ne pas avoir à condenser trois semaines de rencontres humaines en un quart de page.
L’article devrait reprendre notre fil rouge sur l’exode rural, démarrant à Cité Simbie pour finir aux Gonaïves, en passant par Cité L’Eternel et le marché de la Croix-des-Bossales.
Bon, reste plus qu’à se coller à l’écriture. Y a du boulot !
PS : pour ceux qui sont intéressés par les “coulisses” d’une publication, voici le synopsis que j’avais proposé. Un synopsis, c’est simplement un résumé du reportage, un canevas de départ pour “appâter” l’intérêt d’une rédaction. Celui-ci est ensuite discuté, modifié et ajusté avec le rédacteur en chef du canard, à la fois pour coller aux contraintes de place du journal et à la ligne éditoriale.
http://haiti.tumblr.com/post/73527662
Signé (façon de parler), un grand reportage de 15 000 signes (4 pages) à paraître dans l’hebdomadaire Témoignage Chrétien courant février ! De si grands formats dans la presse, c’est TRÈS TRÈS TRÈS rare, encore plus pour des journalistes indépendants ; ce qui veut dire que je suis TRÈS TRÈS TRÈS content de ne pas avoir à condenser trois semaines de rencontres humaines en un quart de page.
L’article devrait reprendre notre fil rouge sur l’exode rural, démarrant à Cité Simbie pour finir aux Gonaïves, en passant par Cité L’Eternel et le marché de la Croix-des-Bossales.
Bon, reste plus qu’à se coller à l’écriture. Y a du boulot !
PS : pour ceux qui sont intéressés par les “coulisses” d’une publication, voici le synopsis que j’avais proposé. Un synopsis, c’est simplement un résumé du reportage, un canevas de départ pour “appâter” l’intérêt d’une rédaction. Celui-ci est ensuite discuté, modifié et ajusté avec le rédacteur en chef du canard, à la fois pour coller aux contraintes de place du journal et à la ligne éditoriale.
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“« Cher confrère, je vous remercie de vos propositions mais il n’y a pas assez d’actu en ce moment sur Haïti. C’est passionnant mais très magazine. »” - Réponse - assez - reçue d’une rédactrice en chef. Rappelons que celle-ci fait quand même partie des 25 % des rédacteurs en chef les plus sympas qui prennent la peine de répondre aux propositions.
http://haiti.tumblr.com/post/73197678
Voici un petit porfolio noir & blanc. Histoire de clore ce web-reportage sur des sourires, plutôt que sur la misère des bidonvilles…
http://haiti.tumblr.com/post/72970903
Bon, il est temps de clôturer ce blog qui souffrait cette dernière semaine d’une mise à jour assez irrégulière, par manque de temps.
Merci au petit millier d’internautes qui nous ont suivis depuis deux mois. Si vous avez un avis sur cette expérience, un témoignage à partager, des critiques féroces à faire,… N’hésitez pas, au contraire : les commentaires vous sont encore largement ouverts.
Nous sommes en tout cas très contents de cette expérience haïtienne, qui à défaut de nous remplir les poches, nous aura rempli la tête.
Evidemment, ce blog “aurait pu être beaucoup mieux avec toute cette matière”. Bien-sûr, la chronologie et la mise à jour auront été un peu anarchiques.
Durant ces trois semaines, nous avons essayé de sortir un peu des sentiers battus, de pas se cantonner au cadre confortable des ONG ou du petit milieu des expatriés. Pour essayer d’aller à la rencontre des Haïtiens. Dans les bidonvilles et dans les campagnes, à pied ou en tap-tap…
En guise de conclusion, je pique à un collègue journaliste cette phrase de Riczard Kapuscinski, un célèbre reporter polonais.« S’il (l’étranger) habite loin, il faut se mettre en route, marcher, et, quand on arrive chez lui, il faut s’asseoir à ses côtés et écouter son récit, écouter, mémoriser ou peut-être prendre des notes. Ainsi surgit le reportage. »
PS : Bon, ce blog n’est pas “totalement” fermé, on mettra quelques mises à jour sur des publications à venir, papier ou multimédia.
http://haiti.tumblr.com/post/72969686
Une petite série de photos de piscines abandonnées. Tout cela pour rappeler qu’Haïti n’a pas toujours été associé à la violence et à la misère. Des touristes visitaient Port-au-Prince et des étrangers venaient même s’y installer.
Ces six photos ont été prises dans trois lieux différents :
- A Cité Simbie, on en a parlé ici
- Dans un hôtel du centre de Port-au-Prince dont je n’arrive pas à retrouver le nom.
- Dans le Parc de Martissant, un lieu assez fascinant.
http://haiti.tumblr.com/post/72320944
Je ne connaissais pas, mais la musique est très belle. Dey, de Toto Bissainthe, une chanteuse haïtienne, qui a longtemps vécu en exil en France. Merci à Bernard pour cette découverte…
http://haiti.tumblr.com/post/70515091
AUDIO. La messe des enfants à l’église Saint Joseph, au plein milieu du marché de la Croix-des-Bossales (la scène se déroule juste avant celle-ci). En voyant la densité de l’église et la jeunesse du public, on comprend que l’avenir démographique du catholicisme est du côté des pays du Sud (dans les Caraïbes, en Amérique du Sud et en Afrique), bien davantage qu’en Europe. A quand un Pape haïtien ?
Source : PBR
http://haiti.tumblr.com/post/70224762
PHOTO.A l’heure du repas, devant la zone franche de la Codevi à Ouanaminthe, on peut croiser plusieurs centaines d’ouvriers qui viennent avaler en une demi-heure une “boîte-manger”, une portion de riz arrosée de sauce aux pois. Pendant ce temps, les cadres dominicains vont déjeuner dans une caféteria climatisée, “du bon côté de la frontière”, plaisante un ouvrier.
http://haiti.tumblr.com/post/69935749
CARNET DE ROUTE (suite). Poreuse, la frontière est pourtant étroitement surveillée. Tout au long du cours d’eau, des militaires dominicains (près de 2000), mitraillettes au poing, ferment les yeux en échange d’un petit bakchich. Mais le conseil d’un policier haïtien est éclairant : « Faites gaffe, les Dominicains ont la gâchette facile ! » Ce qui arrive très régulièrement. Comme en mars 2008, lorsque l’un d’eux a tué une petite marchande enceinte.
Mais il en faut plus pour décourager les candidats à la diaspora. Croisé dans le bus venant à Ounaminthe, un jeune homme arrive directement de Saint-Marc, au nord de Port-au-Prince. Malgré son âge, il a été plusieurs fois rapatrié de « Rép Dom » par les autorités. Il plaisante : « Au moins, je connais le chemin ! » Lui traversera la frontière la nuit tombée. Comme des milliers d’autres migrants : il y a là notamment des « braceros », ces paysans qui iront se faire exploiter dans les plantations de cannes à sucre.
Profitant de la position « privilégiée » de la ville, les passeurs, haïtiens et dominicains, ont trouvé ici un terrain fertile pour leurs trafics lucratifs. Pour 50 dollars américains, on peut, nous explique un responsable de la Minustah (ONU), se faire transporter incognito jusqu’à Santo Domingo. Avant d’ajouter : « Mais à vos risques et périls ! ». Car rares sont les passeurs qui respectent leurs promesses. Il y a trois ans, 24 Haïtiens sont morts asphyxiés dans un fourgon.
http://haiti.tumblr.com/post/69934033
PHOTO. Un homme vient de traverser à pied la rivière Massacre et arrive côté Haïti. De loin, nous imaginions qu’il transportait sur son dos un gros ballot de coton. Mais - ô surprise - le coton est vivant ! Il s’agit plutôt d’un “ballot” de poulets blancs, ficelés ensemble. Une fois sur l’autre rive, il chargera les poulets, sans doute un peu groggy, sur sa moto, direction le marché de Ouanaminthe.
http://haiti.tumblr.com/post/69747820
La situation dans cette ville frontalière du nord-est est un condensé dramatique des relations d’Haïti avec la République Dominicaine.
CARNET DE ROUTE. Belle fin de journée sur les berges de la rivière Massacre, où plusieurs centaines de femmes s’attèlent à la lessive du jour. A quelques mètres, la zone franche de la Codevi s’étale sur 80 hectares. Dans cette usine d’assemblage textile, comme dans les Maquiladoras mexicaines, on y coud des pantalons Levi Strauss pour un salaire de misère.
Joseph travaille au sablage des jeans pour 625 gourdes (12 euros) par semaine « Vous voyez, montre-t-il. L’usine est pile à la frontière. Il y a une entrée côté Haïti pour les milliers d’ouvriers et une autre côté dominicain pour les patrons. » Cette image résume à elle seule les relations entre les deux pays. D’un côté Haïti engluée dans sa misère. De l’autre, la « Rép Dom », ses usines à sucre et ses plages à touristes, avec un PIB par habitant six fois supérieur. Le rêve d’un avenir meilleur à portée de regard…
Non loin du centre-ville, c’est un pont qui fait office de frontière. Deux fois par semaine, les Haïtiens ont l’autorisation de venir faire leur marché à Dajabon, côté dominicain. Dès l’ouverture de la douane, c’est la cohue générale des charrettes chargées à craquer de poulets vivants ou de matériel hi-fi. En contrebas, dans le lit de la rivière, on traverse également. Beaucoup d’Haïtiens viennent chaque jour travailler clandestinement à Dajabon, comme porteurs ou laveurs de chaussures. [à suivre…]
http://haiti.tumblr.com/post/69744200
AUDIO. Attention avant d’écouter, préparez-vous, ça risque de vous faire un choc… Bon, on vous aura prévenu ! Lors de notre passage à la frontière en République Domincaine, on vous avait fait écouter un extrait de merengue dominicaine. Et bien, je viens d’apprendre qui a popularisé ce genre de musique en France. C’est au travers une reprise d’une célèbre chanson merengue… Allez, je vous le dis et comme diraient les évangélistes haïtiens “De toute façon, Dieu te protègera” : ….PATRICK SEBASTIEN ET SA CELEBRISSIME FIESTA (Oui, celui qui fait tourner les serviettes !)
Et voici l’original (El Venao)
Décidément, ce voyage aura réservé bien des surprises….
Découvrez Merengues Campeones!
http://haiti.tumblr.com/post/69333338
PHOTO. L’un des rares moyens de transport local que nous n’avons pas eu l’occasion de tester. Pas sur en effet que la monture supporte le poids de deux européens et de leurs sacs à dos, à l’inverse d’une taxi-moto.
http://haiti.tumblr.com/post/68750962
PHOTO. Dans la lumière du soir, un petit air de bout du monde et de paradis, sur ce chemin qui mène au village de Soukri.
http://haiti.tumblr.com/post/68750036
PHOTO. Lue hier cette scène dans la BD “Le photographe” (cliquez sur la photo pour zoomer). Où comment fixer le bon prix dans un pays dont on ne connaît pas les us et coutumes financières. Un bon système, efficace en tout cas à Haïti.
http://haiti.tumblr.com/post/68748428
Une visite panoramique de Cité Simbie, cet hôtel de Port-au-Prince devenu un bidonville. Plus d’infos ici. Quant au témoignage des habitants, on peut l’écouter là.
Il y a un petit fond musical en cliquant sur le bouton play, en bas à gauche du diaporama. Un chanson du groupe Barikad Crew, au destin tragique.
http://haiti.tumblr.com/post/68963057
PHOTO. Voici à quoi ressemble l’intérieur d’un “bus pays” en train de se remplir (pour bien comprendre la grande proximité d’un tel voyage, lire cet ancien carnet de route). L’homme à droite de la photo est un vendeur ambulant de médicaments. Durant tout le périple, debout entre les voyageurs, il viendra vendre sa camelote : des gélules, des lotions, des pilules bien réelles mais accompagnées de prescriptions aussi improbables les unes que les autres. Un vrai show ! L’homme est un VRP hors pair, usant d’un argumentaire séduisant pour son auditoire, mais effrayant pour deux européens : telle pilule soigne le sida, telle autre lotion guérit du cancer et des règles douloureuses. Et si son public est encore réticent, notre vendeur sort son argument ultime : la boîte n’est périmée que depuis deux ans ! Imparable !
http://haiti.tumblr.com/post/68576474
AUDIO. Une petite illustration sonore de la colère des sinistrés des Gonaïves (explications dans la légende de la photo précédente). Il faut dire que les accusations de détournement que dénoncent les personnes interviewées sont bien réelles. + d’infos ici.
http://haiti.tumblr.com/post/68571244
PHOTO. Voici l’un des abris provisoires, ici un immense hangar, où logeait une partie des sinistrés des ouragans de septembre dernier. Sans confort excessif, ce lieu au centre-ville avait le mérite d’offrir un toit aux habitants dont les maisons avaient été détruites ou condamnées par les coulées de boue. Nous avions passé plus de deux heures ici, à discuter avec les femmes qui attendaient la distribution alimentaire. Je m’attendais à trouver du fatalisme mais les mots que j’ai recueilli étaient empreints d’une grande colère. Tous et toutes dénonçaient l’incurie des pouvoirs politiques locaux. Ce matin, en faisant ma revue de presse haïtienne quotidienne, je viens d’apprendre sur le site Coordination Sud que ce hangar a été précipitamment fermé par les pouvoirs publics…
http://haiti.tumblr.com/post/68569868
AUDIO. Anti-leçon de journalisme. Où comment effrayer et se faire planter par un interlocuteur, très sympa au demeurant… Vous l’aurez devinez : après la “mangaille”, notre ami ne reviendra pas nous voir…
http://haiti.tumblr.com/post/68561460
PHOTO. Toujours le marché de la Croix des Bossales. Estomacs (européens) et narines sensibles s’abstenir !
http://haiti.tumblr.com/post/68558389
PHOTO. Au marché de la Croix des Bossales. “Du riz” proclame le panneau qui ressemble étrangement à celui de nos communes françaises. A Haïti, 80 % de la quantité consommée est importée. Résultat, le prix du riz sur les marchés locaux est directement indexé sur les cours du marché des céréales, fixé à la bourse de Chicago. Si le marché flambe, comme au début de l’année, c’est la consommation des ménages haïtiens qui en pâtit. Et ici, les conséquences sont dramatiques : malnutrition, carences alimentaires,…
http://haiti.tumblr.com/post/68557395
PHOTO. Pause tabac pour une vendeuse sur le marché du Poteau, à une dizaine de minutes de taxi-moto des Gonaïves. A l’arrière-plan, on aperçoit les sacs de charbon de bois, une denrée vitale à Haïti pour, sinon se chauffer, du moins cuisiner. Mais le charbonnage a fait le malheur du pays. Aujourd’hui, 98 % du territoire haïtien est déboisé.
http://haiti.tumblr.com/post/68442888
PHOTO. Dans l’un des bidonvilles de Cap Haïtien Cité l’Eternel, un homme se lave. A Haïti, c’est toujours très impressionnant de voir au milieu de ruelles crasseuses et souillées de fatras (ordures) des hommes, des femmes et des enfants impeccables, portant des robes, des chemises ou des costumes d’écolier sans aucune tache.
http://haiti.tumblr.com/post/68277172
PHOTO. Une petite boutique d’alimentation sur le bord de la route. Le menu en Haïti : riz blanc américain (ou riz “pays”, produit localement) accompagné d’une sauce aux poix. Avec la Somalie et l’Afghanistan, Haïti est l’un des pays avec le plus faible déficit calorique par habitant. Le minimum recommandé par l’OMS est d’environ 2200 par jour et par habitant, contre environ 1700 pour Haïti.
http://haiti.tumblr.com/post/67649277
PHOTO. Batman à Haïti aurait du travail. Comme dans la plupart des pays du Sud, les habitants s’habillent en partie grâce à la fripe des pays riches. Nous avons croisé pas mal de vieilles dames haïtiennes, avec des sacs à main ou des petits hauts siglés Dora l’Exploratrice.
http://haiti.tumblr.com/post/67647862
PHOTO. L’aide alimentaire permet tant bien que mal de subvenir au besoin alimentaire de la région des Gonaïves.
http://haiti.tumblr.com/post/67642366
PHOTO. En pleine interview, à quelques centaines de mètres de la zone franche de Ouanaminthe. Dans cette gigantesque usine de confection de jeans Levi’s à cheval sur la frontière, plusieurs milliers de salariés haïtienst travaillent pour 625 gourdes par semaine (12 euros).
http://haiti.tumblr.com/post/67641910
Message posté depuis Rennes: Suite au débat sur sa photo , Alice Smeets, la photo-journaliste a pris un peu de temps pour laisser un commentaire. Merci à elle.
http://haiti.tumblr.com/post/65882492
CARNET DE CARNET. On a raconté ici la difficulté pour deux blancs de passer inaperçus dans les bidonvilles de Port-au-Prince ou dans les campagnes haïtiennes. Evidemment, les regards se focalisent directement sur vous à votre arrivée. Evidemment, vous risquez d’embarquer avec vous une grappe (c’est le mot) de “timoun” (enfants, du créole MOUN - homme - et TI - petit). Evidemment, vous faites une bonne “cible” pour les VRP évangélistes qui viennent vous parler de Jésus… Evidemment, la tentation est grande pour la petite marchande de fruits de vous faire payer un prix “blan”…
Donc, pas évident de se fondre dans la masse. Mais cette relation - jamais hostile, il faut le préciser - a certaines vertus.
L’autre jour, en discutant ensemble (sans doute autour d’un rhum !), nous nous sommes arrivés à la conclusion que finalement, cette situation temporaire était une excellente leçon de relativisme.
Etre blanc dans un pays “noir”, c’est sans doute la même expérience qu’être noir dans un pays de blancs… Une personne noire qui s’installe au fin fond de la campagne normande ou bretonne doit susciter ce même regard. Pas forcément hostile, mais interloqué, surpris, curieux, dérouté…
Ce voyage à près de 6000 km de la France nous aura au moins servi à mieux comprendre notre propre pays…
(Petite précision sémantique. Le mot “Blan” ne signifie pas “blanc” mais étranger. Il y a deux ans, nous avions rencontré le responsable d’une ONG qui était Guinéen. Il nous avait raconté en que bien que noir, les Haïtiens qu’il rencontrait l’appelaient “blan” quand ils découvraient sa nationalité.)
http://haiti.tumblr.com/post/65704303
Message posté depuis Rennes: Reportage photographique sur les enfants des bidonvilles d’Haïti primé par l’UNICEF. Belles photos signées d’une jeune photojournaliste belge, mais une ou deux trop racoleuses. Votre avis ?
http://haiti.tumblr.com/post/65702387
Message posté depuis Rennes: 3 auteurs haïtiens dans le Monde du 4/12 : http://tinyurl.com/4u3fgr . Je n’ai lu que Gary Victor mais je suis fan, notamment de ce livre là.
http://haiti.tumblr.com/post/65535768
Message posté depuis Rennes: Une grossière erreur commise en confondant urbanisation et densité a été signalée sur une note récente. L’erreur est, je l’espère, réparée.
http://haiti.tumblr.com/post/65523926
Mots créoles du jour.
GRANGOU. “J’ai faim” en créole. Formule prononcée à la vue du blan ou du bourgeois haïtien, souvent en montrant son ventre de ses mains ou, plus impressionnant, en barrant symboliquement sa gorge avec son pouce.
VIE CHER. En Haïti, le riz reste la principale denrée alimentaire des habitants. Or, 80 % de sa consommation dépend de l’importation étrangère et donc des prix du marché. Au printemps dernier, la hausse des cours a provoqué les émeutes de la faim dans plusieurs villes du pays.
KLOWOKS (CHOLOROX). Néologisme haïtien désignant la faim. Il s’agit d’un jeu de mot adapté du nom d’une marque d’eau de Javel, Clorox. Devenue Cholorox - “la faim”, celle-ci blanchit les estomacs et les hommes comme le fait la javel sur le linge.
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Pour finir, voici une petite comparaison de l’évolution de l’indice des prix à la consommation entre la France et Haïti (base 100). Evidemment, ce graphique vaut ce qu’il vaut : les critères de prises en compte sont différentes. Mais au final, l’évolution sur 4 ans est significative : + 9 % en France contre 70 % à Haïti !
Sources : IHSI et INSEE
http://haiti.tumblr.com/post/65514524
Message posté depuis Rennes: Densité démographique en France : 113 habitants par km2. Densité à Haïti : c’est plus du double, 270 habitants par km2.
http://haiti.tumblr.com/post/65510996
(Mise à jour : comme l’a signalé Vincent, un internaute, je me suis emmêlé les pinceaux dans la première version de cette note cartographique, confondant urbanisation et densité. Les bonnes cartes ont été mises en ligne et l’erreur, je l’espère, réparée).
Juste une petite carte pour bien comprendre la géographie de la densité démographique l’urbanisation dans le pays (les chiffres datent de 2003). En gros, plus c’est clair vert, plus c’est vide. Plus c’est sombre rouge, plus c’est dense (et dans les faits souvent bidonvillisé). On remarque que plusieurs pôles de forte concentration démographique urbaine se dégagent :
1. La capitale Port-au-Prince évidemment, puisqu’elle est la principale destination de l’exode rural. La densité humaine y est particulièrement importante en raison de la géographie du lieu, entouré par des montagnes escarpées. La périphérie (notre banlieue à nous) est donc très peu habitable, et donc peu dense. On l’observe nettement sur la carte ci-dessous.
2. Les Gonaïves, la seconde ville du pays et ville carrefour.
3. Dans une moindre mesure, les villes des Cayes (dans le sud) et de Cap Haïtien (dans le nord)
3. La région frontalière de Ouanaminthe, au nord-est du pays, dynamique économiquement à cause de sa proximité avec la “Rep Dom” (République Dominicaine).
Source cartographique : Institut haïtien de statistique et d’informatique
http://haiti.tumblr.com/post/65507440
AUDIO. Un habitant des Gonaïves raconte la situation de la ville, plus de trois mois après le passage des cyclones.
http://haiti.tumblr.com/post/65380840
Message posté depuis Rennes: Un reporter à Bagdad coûte 10000 euros par jour (src RTL). Un journaliste (nous) à Haïti seulement 80 euros (1600 au total, avion compris)
http://haiti.tumblr.com/post/64938583
Petit post depuis la France. Voilà, la partie “Live” avec ses hauts et bas (débits) est terminée. Reste à exploiter le “matériau” (photo, texte, vidéo, audio) récolté ses trois semaines…
On mettra en ligne au fur et à mesure dans les semaines à venir sur ce blog :
- Notre carnet de route sur la route des bidonvilles
- Quelques vidéos et sons glanés sur la route
- et surtout le gros du boulot : les photos de Julien en argentique devraient être développées d’ici 10 jours. Environ 70 pellicules pour trois semaines de reportage.
L’idée finale est d’utiliser tout ce matériau pour bâtir un vrai reportage multimédia. Un peu comme celui-ci :
http://www.startribune.com/local/11608761.html
Si vous avez des des remarques, des des compléments d’information…
http://haiti.tumblr.com/post/64929941
Message posté depuis Port-au-Prince: Passer de l’air frais de la campagne haitienne a la pollution de sa capitale, c’est rude…
http://haiti.tumblr.com/post/64500054
Message posté depuis Port-au-Prince: Site d’un jeune photojournaliste croise a Cap Haitien. Un futur grand :http://minilien.fr/a0j8wh
http://haiti.tumblr.com/post/64500050
PHOTO. A Hinche, petite sieste bienvenue, les fesses et le dos fourbus.
http://haiti.tumblr.com/post/64489864
CARNET DE ROUTE. Si le dicton qui dit que prendre les transports en commun locaux permet de mieux comprendre un pays et ses habitants, je croix qu’on a reussi notre but…
Depuis dix jours, on a traversé le pays en long en large et en travers… dans des véhicules hors d’âge et où la notion “rempli à craquer” prend tout son sens. Imaginez un RER B parisien aux heures de pointe, avec autant de monde sur le toit que dans le wagon. En prime des sacs de riz et des poulets vivants à côté de vous. Et bien–sûr, vous ne roulez pas sur des rails paisibles mais sur des chemins de terre anarchiques… La journée d’hier, 200 km en 12 heures de temps a été pour un joyeux condensé de notre aventure. Nous étions hier matin à Saint-Raphaël, une petite ville perdue au milieu du pays… et faute de place dans un avion, nous devions rentrer à Port-au-Prince.
Au menu :
- 2 heures et demie de taxi-moto (plusieurs rivières à franchir et une panne d’essence). Bilan santé : les cuisses tétanisées, les pieds en bouillie… mais les fesses relativement épargnées. Prix pour deux : 700 gourdes (14 euros pour deux)
- 2 heures d’attente à Hinche. Bilan santé : positif, avec une bonne sieste pour le photographe et un coca glacé (20 gourdes, 0.40 euros) pour le journaliste.
- 6 heures Hinche-PAP en tap-tap. Le gros morceau : à quatre sur la banquette arrière (plus les sacs). Soit 8 épaules qui évidemment ne tiennent pas dans la largeur. Une position sans pitié : aucune solidarité, si vous avez une position a minima “confortable”, surtout ne pas céder d’espace. Un centimètre gentiment concédé à son voisin, c’est un centimètre perdu. Bilan santé : le dos, les fesses, les reins, les hanches, les jambes, les pieds et le moral en vrac… Prix pour deux = 600 gourdes (12 euros pour deux)
- Enfin, 20 minutes de taxi-moto, histoire de prendre un bon bain de pollution nocturne dans Port-au-Prince pour bien nous achever…
Bilan total :
Financier = une excellente affaire (moins de 30 euros pour deux au lieu de 180 euros en avion)
Santé = une bonne nuit de sommeil et quelques courbatures au lendemain…. pas de séquelles psychologiques…
Humain : extraordinaire. Des rencontres, des scènes ubuesques, des enguelades, de la musique. Bref, plein les yeux et les oreilles… Bientot sur ce blog…
http://haiti.tumblr.com/post/64483798
PHOTO. Les moustiques de Cap Haitien raffolent de la chair blanche.
http://haiti.tumblr.com/post/64491895

