Recent Event Highlights: Chantier citoyen, Chantier citoyen, Chantier citoyen, Chantier citoyen, Faire société: Quelle place pour les Roms et gens du voyage ?, La Conciliabulle & les voyageurs, and 65 more...
Created by leschantierscitoyens on Feb 18, 2011
Last updated: 06/29/11 at 07:06 AM
Brasserie de l'Espace - 19h
Brasserie de l'Espace - 19h
Brasserie de l'Espace - 19h
Brasserie de l'Espace - 19h
19h
Brasserie de l'espace
La Ligue de l'enseignement a animé cette année un cycle de jeudis citoyens à la Brasserie de l'espace, mettant en débat les grands items de son Manifeste "Faire société". Parallèlement, la Ligue s'est associée à Crif Formation & Conseil pour intervenir auprès des gens du voyage. C'est pourquoi nous avons choisi de terminer cette année en abordant la question du vivre ensemble à travers celle de l'accueil et du respect des droits des minorités Rroms et voyageurs.
Clôture du cycle en musique avec SWING 39, et en débat, avec la présence éclairée de Alain MONTACLAIR.
http://www.atelierspublics.fr/article-comment-faire-societe-brasserie-de-l-espace-25-11-10-61403509.html
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
10h30 - 11h30 Espace Ponsot, quartier Saint-Claude Chaque lundi matin, une revue de presse et un temps d'échange sur une thématique choisie.
La question du jour: Seriez-vous prêt à vous prostituer ? Porteur de parole co-animé avec le mouvement du Nid. Recueil: « Moi en tant qu’homme je ne me suis jamais posé cette question. Mais ça peut aller très loin quand on pense aux étudiantes qui se prostituent pour payer leurs études. » « Faut déjà regarder du côté du gouvernement, parce que la prostitution, ce sont eux qui la couvrent. » « Non… à mon âge… et même en étant plus jeune, je crois que je n’aurais pas pu, par respect du corps et pour moi. » « La prostitution c'est le plus vieux métier du monde. Il faudrait réglementer cette activité. Mais ce n’est pas vraiment un choix, c'est souvent par obligation. ‘’L’avantage’’ c'est qu’il n’y a pas besoin de diplôme pour ce ‘’métier’’. » « S’il y a des menaces exercées sur ma famille, oui je le ferais. Si de cela dépendait ma subsistance et celle de mes enfants. » « Je ne pense pas qu’il faut pénaliser les clients, on règle pas le problème comme ça. » « Il faudrait vraiment être tombé bien bas, je me verrais mal faire ça par plaisir. Ce qui me ferait le plus peur ce sont les maladies. » « ça va pas non ? Avec un homme il n’y a pas de plaisir. » « Comment le sexe peut-il être marchandé ? » « Beaucoup de lâcheté et de faiblesse pour les clients. J’en connais qui vont à Dijon ou en Espagne pour ‘’consommer’’, mais à côté de ça ils ont des relations normales avec leurs copines. » « Je ne sais pas ce qui amène un mec à aller voir une prostituée. Je pense qu’il y a un profond malaise à la base, c'est très triste. Il faudrait vraiment plus d’éducation sur ce qu’est la femme et sur la sexualité. » « Moi non, j’utiliserais d’autres moyens. Je braquerais une banque avec un pistolet à eau. La prostitution c'est un problème d’argent. Tant qu’il y aura de la misère, la prostitution existera. » « Non et je ferais tout pour ne jamais être contrainte de le faire. » Anne-Marie. « La prostitution c'est une question d’éducation. Transmettre la notion de respect à mes garçons, c'est réduire le risque pour eux de devenir clients. » « Si t’as rien à bouffer, si c'est la seule solution que tu vois… ce qui la provoque c'est une contrainte, mais ça peut aussi être un choix j’en sais rien, on peut tout imaginer. » « NON. » « C'est une question assez complexe. Je pense que la prostitution c'est une forme de chantage imposée aux femmes au quotidien. » « Non, la prostitution c'est dégoutant ! Je ne me respecterais pas si je me prostituais. En plus ce sont les femmes qui les premières victimes. » Un groupe de lycéens. « Ah non ! Moi je ne me prostituerais pour rien au monde, mais pour ceux qui en ont marre de se faire plaisir tout seul, c'est bien, je ne vois pas le problème. » « La prostitution c'est le plus vieux métier du monde, c'est bien que c'est utile. Sinon comment ils font les hommes. » « Il y a de plus en plus d’étudiantes qui sont contraintes de se prostituer. Heureusement pour moi j’ai eu d’autres recours pour financer mes études ! » « C'est une question qui m’agresse et qui m’attaque dans ma dignité humaine. Cette question est délicate et tabou. Se prostituer c'est contre nature, on peut y perdre son âme. » « Non à nos âges… on aurait 20 ans on aurait peut-être pas la même réplique. Il peut y avoir des jeunes dans le besoin. Je me mets à la place d’une mère de famille qui n’aurait pas d’argent… » Micheline & Jeannine. « J’aurais été prête à me prostituer pour mes enfants à une certaine époque. » « Moi non, j’aurais trouvé une autre solution. Je suis un homme, j’aurais employé la violence » Un couple. « Je trouve ça scandaleux, ça devrait être plus réglementé, au moins les suivre correctement. » « Moi je suis contre la prostitution, je crois que c'est une question de choix, ça regarde celui qui le fait. » « Regardez un peu comment au niveau de l’État c'est complètement institutionnalisé, couvert, voire sponsorisé… la question est là ! » « Je pense qu’on le fait tout le temps. On est tous un peu hypocrites sur cette question. Faillir à ses principes pour gagner de l’argent, tout le monde le fait. » « Il y a plein d’hommes qui galèrent à faire le premier pas alors c'est un bon recours. » « Moi non, pas du tout. C'est pas bien, c'est contre nature, ça ne devrait pas exister. Les filles qui se prostituent c'est pour l’argent. » Alain. « Il y a des gens plus ‘’olé-olé’’ qui s’imaginent pas qu’après ils sont dans un engrenage… ces pauvres filles de l’Est qui sont exploitées. » Christine & Odile. « Me prostituer j’y ai déjà pensé, mais faudrait que je sois à mon compte. Par contre, baisser mon froc devant un patron, ça jamais ! » Claire. « Parfois j’ai l’impression de me prostituer quand pour rompre ma solitude je fréquente n’importe qui. » « Ah non, il est hors de question que je me prostitue, même pour décrocher un poste de travail ! » « Personnellement je ne me suis jamais posé cette question, mais si on me proposait de courir tout nu dans la rue contre 100€, je ne dis pas non. » « Se prostituer ? Franchement, je me suis déjà posé cette question ! Quand tu vois tout ce que tu bosses pour rien du tout et ce que tu peux gagner en une passe. » « C'est uniquement pour de l’argent, on ne peut pas le faire pour autre chose. » « C'est une calamité ! Les personnes qui se prostituent sont soit manipulées ou le font par nécessité financière, mais je ne pense pas que ça relève d’un véritable choix. » « C'est le plus vieux métier du monde, mais c'est le dernier à pratiquer. » « Je ne me suis jamais posé la question, mais c'est parce que me l’a jamais posée. J’imagine que c'est un engrenage vite amorcé, comme on laisse vite ses valeurs de côté, par nécessité puis résignation. »
Kursaal Contribution de la Ligue de l'enseignement à cet évènement piloté par la Ville de Besançon: - retour sur la démarche des chantiers ouverts au public - restitution des paroles recueillies - perspectives d'action
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
8h30 - 10h Espace Ponsot, quartier Saint-Claude Chaque lundi matin, une revue de presse et un temps d'échange sur une thématique choisie.
FJT des oiseaux - 17-19h
Journée animée sur le thème du respect. Organisée en concertation avec le Conseil des sages, le Conseil Bisontin des Jeunes et le Conseil de développement participatif du Grand Besançon. Que faut-il respecter ? Porteur de paroles du 17-18/06/11 « Se respecter soi-même : prendre une douche, se parfumer, prendre soin de soi. Être courtois. » « Trois actions illégales : rouler au dessus de la vitesse autorisée, voler, faire pipi dans la rue. » « Pour respecter l’environnement je ne jette pas mes déchets, j’économise l’eau et je trie mes déchets. » « Moi aussi je tris mes déchets. » « Moi je respecte les autres, mais ils ne me respectent pas. » « Le respect c'est une valeur qu’on ne peut pas transmettre aux jeunes, ça ne leur parle pas. » « Il faut respecter les lois pour respecter les autres, pour ne pas faire n’importe quoi. » « Moi, pour me respecter, il faut que je me sourie. » « En respectant les autres, je m’intègre. » « Pour moi, la chose la plus importante pour respecter l’environnement c'est d’éviter de se coincer le popotin dans le siège de sa bagnole. » « Je me déplace en trottinette car il n’y a pas de fumée qui pollue. » « J’essaie de rester polie, dans mon regard, mon physique, mon attitude, mes paroles et mes gestes. » « C'est sûr, il faut respecter l’environnement, car c'est le cadre de vie des êtres vivants. » « Il faut respecter l’animal. Si on est capable de penser l’animal on aura fait un sacré bout de chemin ! » « Respecter soi-même et après les autres. » « Il faut respecter les lois, mais seulement les bonnes ! » « Il faut respecter les femmes, les voisins, les parents, soi-même, ses origines, ses amis, sa religion et celle des autres. » « Il faut respecter la plupart des lois, sinon ça serait le cirque. Tout le monde doit être égal pour la société. » « La loi : dans le quartier personne ne la respecte. » « Trois actions illégales : vendre de la drogue, conduire sans permis, voler. » « Ce qu’il faut respecter ? Réponse un peu curé : la vie. Sinon je pense qu’il ne faut pas être trop légaliste, surtout en ce moment. Il faut faire la différence entre légalité et légitimité. » « Il faut respecter l’environnement, sinon le terre, elle meurt. » « On ne règle pas la violence par la violence. » « Pour me faire respecter, je respecte les autres. » « La priorité pour respecter l’environnement c'est de penser qu’on en fait partie. » « Se respecter soi-même permet d’être respecté par les autres. » « Je trouve que le comportement le plus irrespectueux c'est quand on se moque des gens. » « Ce qu’il faut respecter ? TOUT ! » « La voiture c'est plus rapide pour le déplacement, mais c'est sûr qu’il faut respecter la nature, qui est le cadre de vie des êtres vivants. » « Trois gestes pour préserver l’environnement : récupérer les bouchons, économiser l’électricité et l’eau, trier les déchets. » « Trois gestes illégaux : le racket et le vol, la drogue, le racisme, l’agression verbale. » « Si quelqu’un manque de respect, je lui en colle une ! Ici on n’a pas le temps de parler. » « Ici on peut parler aux mères mais pas aux pères. » « Moi je me déplace en bus, mais c'est parce que je n’ai pas le permis. » « Il faut respecter l’environnement, c'est le développement durable, pour les générations futures. » « La question du respect de l’environnement ne se pose pas dans notre quartier. Les mesures sont suffisantes mais il faudrait s’occuper des ordures avant 7h. » « Ce qu’il faut respecter ? Dieu, l’univers, la vie. » « Il faut commencer par soi-même. » « Les bêtises ne sont pas évitées par peur des sanctions. » « J’ai aidé quelqu’un à se respecter en lui donnant des conseils. » « Certaines lois ne sont pas adaptées pour certaines personnes. » « Quand quelqu’un me manque de respect, je ne suis pas très contente. » « Pour respecter l’environnement, je pense qu’il faut éviter les pollutions. » « J’utilise la voiture car elle est rapide et peut faire rapidement un court déplacement. » « Une sanction est mal vécue, mais elle implique une remise en question par rapport à ce qui est normal ou pas. Elle peut nous rendre plus respectueux si on la considère légitime. » « Souvent, le manque de respect est entrainé par le manque de sanctions. » « Pour se respecter soi-même, il ne faut pas se laisser faire. » « On ne peut pas respecter les autres si on ne se respecte pas soi-même. Il n’y a pas de respect sans réciprocité, sans équilibre dans la relation. » « Aujourd’hui, j’ai vu une voisine et je l’ai aidée. » « Pour être respecté, il faut être respectueux envers l’autre. » « De toute façon, nous on respecte toujours tout le monde, c'est plutôt les enfants qui ne respectent pas les personnes âgées. » « Quand on me manque de respect, je baisse le ton pour pas que la conversation s’envenime, j’explique… parfois, j’appelle la police. Souvent, le manque de respect des enfants est lié aux parents. » « Trois actions illégales : acte politique, texte de loi abusif, bêtises humaines. » « Sommes-nous libres si on ne respecte pas la loi ? » « La liberté vient de l’absence de contrainte, se détacher de la constitution humaine permet de rester libre. » « Moi je suis respectueux même si je ne suis PAS respecté. » « Ce qu’il faut respecter c'est la liberté d’expression. » « Respect : j’en ai marre de ce mot, on l’a cuisiné à toutes les sauces, ça n’a plus de saveur. » « Respecter l’environnement c'est commencer par trier ses déchets et ne rien jeter dans la rue. » « Aujourd’hui il n’y a aucun respect pour l’environnement, on jette tout par terre. » « Je pense qu’il faut respecter les droits humains fondamentaux, comme le droit à la différence. » « Trois actions illégales : le racisme, les voitures qui vont trop vite, la non protection des enfants. » « Oui il faut se respecter soi-même car à partir du moment où on se respecte, les autres nous respecteront. » « Trois gestes que je fais pour l’environnement : je prends presque plus la voiture maintenant, je prend les transports en commun et je sensibilise mes enfants. » « Il faut respecter l’environnement, les gens, la politesse, la courtoisie, la gentillesse… » « Si quelqu’un me manque de respect, je l’ignore. » « Je pense qu’il faut respecter ses envies et ses passions ! » « Respecter l’histoire. » « Respecter les idées des autres, les différences, l’être humain. » « L’environnement ! je suis en colère quand je vois des jeunes laisser leurs canettes et leurs papiers par terre, dans les cages d’escaliers… Je suis dégouté, j’en ai marre, maintenant je laisse faire. » « Il faut respecter celui qui me respecte. Quelqu’un qui est violent, je ne le respecte pas. » « Pour respecter l’environnement, ne jetez pas vos papiers. Et si vous trouvez un papier, ramassez-le. Si quelqu’un vous manque de respect, ignorez-le. Pour se respecter, ne faites pas de bêtises. » « Il faut respecter tout ce qui vit. Le respect vient de l’éducation, il faut intéresser les gens à aimer et à respecter. » « Le respect ? C'est d’abord commencer par soi et à partir de là on pourra respecter les autres. » « Le problème c'est quand les structures tournent sur des règles trop contraignantes où il y a une responsabilité pour tout, où l’on ne laisse rien au hasard. Ca repose aussi beaucoup sur des abus de pouvoir. » « Respecter les femmes. » « Ce qui est illégal par les lois c'est de voler, ne pas respecter le code de la route, tuer. La loi n’est pas respectée par tout le monde. S’il y avait plus d’égalité, on se respecterait les uns les autres. Je pense prendre soin suffisamment de l’environnement. Pour se respecter, respectez les gens. » « La loi sert à éviter les accidents, à éviter les morts. S’il n’y avait pas de lois, tout le monde ferait ce qu’il voudrait. Ce que je trouve irrespectueux c'est le langage. Il est important de se respecter soi-même, sinon on ne se contrôle plus. » « Moi je me respecte car je pense que si on ne se respecte pas soi-même on ne peut pas respecter les autres. » « La forme de respect la plus importante est de respecter ses parents, les aider, leur obéir… » « Je n’ai encore respecté personne aujourd’hui…mais la journée vient de commencer. » « Ce matin j’ai vu un oiseau en manger un autre et j’ai éprouvé du respect pour celui qui se faisait manger. » « Moi je prends assez de mesures pour respecter l’environnement, mais les autres, pas toujours…S’il n’y a plus de respect, c'est la loi de la jungle. » « Le monde est égoïste justement parce qu’il n’y a plus de respect. » « Respecter l’intégrité, les opinions, les libertés, les droits de tous, les devoirs de citoyens. » « Aujourd’hui, je n’ai pas manifesté de respect envers quelqu’un. » « Si un enfant me manque de respect, je lui fais remarquer. Si c'est un adulte, je lui sourie. Ce matin j’ai fait des courses, j’ai respecté les commerçants. » « Pour me respecter moi-même, je suis gentil et honnête. » « Je pense que les sanctions obligent à respecter les règles. » « Si les parents ont un bon comportement, les enfants seront respectueux. » « Se respecter soi-même c'est le début. Ensuite il y a le respect des autres. » « Si une personne se drogue, c'est n’est pas sa faute, il a raté sa vie. » « Non, je n’ai pas encore manifesté de respect aujourd’hui. » « Je pense que la loi n’est pas pareille pour tout le monde. » « Il faut respecter l’environnement pour la beauté du monde. » « Pour me faire respecter je respecte d’abord les autres. » « Si on ne respecte pas la loi on n’est plus libre car la loi est une liberté. » « Même la police se désintéresse du manque de respect !! » « Le manque de respect est global et tout le monde dit qu’il est impuissant alors si tout le monde s’y met on peut changer. » « Il faut respecter l’environnement pour la santé, le respect de l’avenir et la beauté du paysage. » « Pour l’environnement, il faut pas jeter les choses comme ça, pas brûler et pas détruire les végétaux. » « Moi je me déplace en voiture parce que je suis fainéant, je suis pas sportif. Et je prends pas le bus pour des raisons d’horaires. » « Il faut à tout prix éviter le gaspillage.» « Ce qui est illégal c'est de prendre un portable, être violent et fumer dans les lieux publics. » « Respecter les autres c'est céder sa place à une personne âgée dans le bus, dire bonjour, au revoir et merci. » « Il faut respecter toujours son prochain et dire bonjour. » « Moi je jette les mégots dans une poubelle, j’évite de prendre ma voiture pour des courts trajets et je ne laisse pas mes déchets sur le bord de la route. » « En général, toutes les lois ne sont pas bonnes. » « On n’est pas libres, tout doit aller bien. » « La loi sert à lutter contre le racisme, les voitures qui vont trop vite, le non respect des personnes âgées et à protéger les enfants. » « A partir du moment où on se respecte, c'est sûr que les autres aussi nous respectent. » « Ce qu’il faut respecter avant tout, c'est la liberté. » « Ce qui est irrespectueux, c'est de se garer sur une place handicapé, l’abus de pouvoir de la part de la police. Ce qu’il faut avant tout, c'est donner aux SDF la possibilité d’avoir un endroit où dormir. » « Quand on me manque de respect j’essaie d’éduquer la personne qui est en face de moi. Je lui explique, j’essaie de garder mon calme, j’essaie de comprendre pourquoi il m’insulte et je reconnais si j’ai tord. » « Oui il faut respecter la loi le plus souvent possible. S’il y a un manque, je suis en faute. » « Pour qu’il y ait plus de respect je pense qu’il faut revenir à une situation antérieure qui fonctionnait bien : éducation parentale, laïque et religieuse. »
La question du jour: QUE FAUT-IL RESPECTER ? Porteur de paroles des 17 et 18/06/11 co-animé avec le Conseil des Sages « Se respecter soi-même : prendre une douche, se parfumer, prendre soin de soi. Être courtois. » « Trois actions illégales : rouler au dessus de la vitesse autorisée, voler, faire pipi dans la rue. » « Pour respecter l’environnement je ne jette pas mes déchets, j’économise l’eau et je trie mes déchets. » « Moi aussi je tris mes déchets. » « Moi je respecte les autres, mais ils ne me respectent pas. » « Le respect c'est une valeur qu’on ne peut pas transmettre aux jeunes, ça ne leur parle pas. » « Il faut respecter les lois pour respecter les autres, pour ne pas faire n’importe quoi. » « Moi, pour me respecter, il faut que je me sourie. » « En respectant les autres, je m’intègre. » « Pour moi, la chose la plus importante pour respecter l’environnement c'est d’éviter de se coincer le popotin dans le siège de sa bagnole. » « Je me déplace en trottinette car il n’y a pas de fumée qui pollue. » « J’essaie de rester polie, dans mon regard, mon physique, mon attitude, mes paroles et mes gestes. » « C'est sûr, il faut respecter l’environnement, car c'est le cadre de vie des êtres vivants. » « Il faut respecter l’animal. Si on est capable de penser l’animal on aura fait un sacré bout de chemin ! » « Respecter soi-même et après les autres. » « Il faut respecter les lois, mais seulement les bonnes ! » « Il faut respecter les femmes, les voisins, les parents, soi-même, ses origines, ses amis, sa religion et celle des autres. » « Il faut respecter la plupart des lois, sinon ça serait le cirque. Tout le monde doit être égal pour la société. » « La loi : dans le quartier personne ne la respecte. » « Trois actions illégales : vendre de la drogue, conduire sans permis, voler. » « Ce qu’il faut respecter ? Réponse un peu curé : la vie. Sinon je pense qu’il ne faut pas être trop légaliste, surtout en ce moment. Il faut faire la différence entre légalité et légitimité. » « Il faut respecter l’environnement, sinon le terre, elle meurt. » « On ne règle pas la violence par la violence. » « Pour me faire respecter, je respecte les autres. » « La priorité pour respecter l’environnement c'est de penser qu’on en fait partie. » « Se respecter soi-même permet d’être respecté par les autres. » « Je trouve que le comportement le plus irrespectueux c'est quand on se moque des gens. » « Ce qu’il faut respecter ? TOUT ! » « La voiture c'est plus rapide pour le déplacement, mais c'est sûr qu’il faut respecter la nature, qui est le cadre de vie des êtres vivants. » « Trois gestes pour préserver l’environnement : récupérer les bouchons, économiser l’électricité et l’eau, trier les déchets. » « Trois gestes illégaux : le racket et le vol, la drogue, le racisme, l’agression verbale. » « Si quelqu’un manque de respect, je lui en colle une ! Ici on n’a pas le temps de parler. » « Ici on peut parler aux mères mais pas aux pères. » « Moi je me déplace en bus, mais c'est parce que je n’ai pas le permis. » « Il faut respecter l’environnement, c'est le développement durable, pour les générations futures. » « La question du respect de l’environnement ne se pose pas dans notre quartier. Les mesures sont suffisantes mais il faudrait s’occuper des ordures avant 7h. » « Ce qu’il faut respecter ? Dieu, l’univers, la vie. » « Il faut commencer par soi-même. » « Les bêtises ne sont pas évitées par peur des sanctions. » « J’ai aidé quelqu’un à se respecter en lui donnant des conseils. » « Certaines lois ne sont pas adaptées pour certaines personnes. » « Quand quelqu’un me manque de respect, je ne suis pas très contente. » « Pour respecter l’environnement, je pense qu’il faut éviter les pollutions. » « J’utilise la voiture car elle est rapide et peut faire rapidement un court déplacement. » « Une sanction est mal vécue, mais elle implique une remise en question par rapport à ce qui est normal ou pas. Elle peut nous rendre plus respectueux si on la considère légitime. » « Souvent, le manque de respect est entrainé par le manque de sanctions. » « Pour se respecter soi-même, il ne faut pas se laisser faire. » « On ne peut pas respecter les autres si on ne se respecte pas soi-même. Il n’y a pas de respect sans réciprocité, sans équilibre dans la relation. » « Aujourd’hui, j’ai vu une voisine et je l’ai aidée. » « Pour être respecté, il faut être respectueux envers l’autre. » « De toute façon, nous on respecte toujours tout le monde, c'est plutôt les enfants qui ne respectent pas les personnes âgées. » « Quand on me manque de respect, je baisse le ton pour pas que la conversation s’envenime, j’explique… parfois, j’appelle la police. Souvent, le manque de respect des enfants est lié aux parents. » « Trois actions illégales : acte politique, texte de loi abusif, bêtises humaines. » « Sommes-nous libres si on ne respecte pas la loi ? » « La liberté vient de l’absence de contrainte, se détacher de la constitution humaine permet de rester libre. » « Moi je suis respectueux même si je ne suis PAS respecté. » « Ce qu’il faut respecter c'est la liberté d’expression. » « Respect : j’en ai marre de ce mot, on l’a cuisiné à toutes les sauces, ça n’a plus de saveur. » « Respecter l’environnement c'est commencer par trier ses déchets et ne rien jeter dans la rue. » « Aujourd’hui il n’y a aucun respect pour l’environnement, on jette tout par terre. » « Je pense qu’il faut respecter les droits humains fondamentaux, comme le droit à la différence. » « Trois actions illégales : le racisme, les voitures qui vont trop vite, la non protection des enfants. » « Oui il faut se respecter soi-même car à partir du moment où on se respecte, les autres nous respecteront. » « Trois gestes que je fais pour l’environnement : je prends presque plus la voiture maintenant, je prend les transports en commun et je sensibilise mes enfants. » « Il faut respecter l’environnement, les gens, la politesse, la courtoisie, la gentillesse… » « Si quelqu’un me manque de respect, je l’ignore. » « Je pense qu’il faut respecter ses envies et ses passions ! » « Respecter l’histoire. » « Respecter les idées des autres, les différences, l’être humain. » « L’environnement ! je suis en colère quand je vois des jeunes laisser leurs canettes et leurs papiers par terre, dans les cages d’escaliers… Je suis dégouté, j’en ai marre, maintenant je laisse faire. » « Il faut respecter celui qui me respecte. Quelqu’un qui est violent, je ne le respecte pas. » « Pour respecter l’environnement, ne jetez pas vos papiers. Et si vous trouvez un papier, ramassez-le. Si quelqu’un vous manque de respect, ignorez-le. Pour se respecter, ne faites pas de bêtises. » « Il faut respecter tout ce qui vit. Le respect vient de l’éducation, il faut intéresser les gens à aimer et à respecter. » « Le respect ? C'est d’abord commencer par soi et à partir de là on pourra respecter les autres. » « Le problème c'est quand les structures tournent sur des règles trop contraignantes où il y a une responsabilité pour tout, où l’on ne laisse rien au hasard. Ca repose aussi beaucoup sur des abus de pouvoir. » « Respecter les femmes. » « Ce qui est illégal par les lois c'est de voler, ne pas respecter le code de la route, tuer. La loi n’est pas respectée par tout le monde. S’il y avait plus d’égalité, on se respecterait les uns les autres. Je pense prendre soin suffisamment de l’environnement. Pour se respecter, respectez les gens. » « La loi sert à éviter les accidents, à éviter les morts. S’il n’y avait pas de lois, tout le monde ferait ce qu’il voudrait. Ce que je trouve irrespectueux c'est le langage. Il est important de se respecter soi-même, sinon on ne se contrôle plus. » « Moi je me respecte car je pense que si on ne se respecte pas soi-même on ne peut pas respecter les autres. » « La forme de respect la plus importante est de respecter ses parents, les aider, leur obéir… » « Je n’ai encore respecté personne aujourd’hui…mais la journée vient de commencer. » « Ce matin j’ai vu un oiseau en manger un autre et j’ai éprouvé du respect pour celui qui se faisait manger. » « Moi je prends assez de mesures pour respecter l’environnement, mais les autres, pas toujours…S’il n’y a plus de respect, c'est la loi de la jungle. » « Le monde est égoïste justement parce qu’il n’y a plus de respect. » « Respecter l’intégrité, les opinions, les libertés, les droits de tous, les devoirs de citoyens. » « Aujourd’hui, je n’ai pas manifesté de respect envers quelqu’un. » « Si un enfant me manque de respect, je lui fais remarquer. Si c'est un adulte, je lui sourie. Ce matin j’ai fait des courses, j’ai respecté les commerçants. » « Pour me respecter moi-même, je suis gentil et honnête. » « Je pense que les sanctions obligent à respecter les règles. » « Si les parents ont un bon comportement, les enfants seront respectueux. » « Se respecter soi-même c'est le début. Ensuite il y a le respect des autres. » « Si une personne se drogue, c'est n’est pas sa faute, il a raté sa vie. » « Non, je n’ai pas encore manifesté de respect aujourd’hui. » « Je pense que la loi n’est pas pareille pour tout le monde. » « Il faut respecter l’environnement pour la beauté du monde. » « Pour me faire respecter je respecte d’abord les autres. » « Si on ne respecte pas la loi on n’est plus libre car la loi est une liberté. » « Même la police se désintéresse du manque de respect !! » « Le manque de respect est global et tout le monde dit qu’il est impuissant alors si tout le monde s’y met on peut changer. » « Il faut respecter l’environnement pour la santé, le respect de l’avenir et la beauté du paysage. » « Pour l’environnement, il faut pas jeter les choses comme ça, pas brûler et pas détruire les végétaux. » « Moi je me déplace en voiture parce que je suis fainéant, je suis pas sportif. Et je prends pas le bus pour des raisons d’horaires. » « Il faut à tout prix éviter le gaspillage.» « Ce qui est illégal c'est de prendre un portable, être violent et fumer dans les lieux publics. » « Respecter les autres c'est céder sa place à une personne âgée dans le bus, dire bonjour, au revoir et merci. » « Il faut respecter toujours son prochain et dire bonjour. » « Moi je jette les mégots dans une poubelle, j’évite de prendre ma voiture pour des courts trajets et je ne laisse pas mes déchets sur le bord de la route. » « En général, toutes les lois ne sont pas bonnes. » « On n’est pas libres, tout doit aller bien. » « La loi sert à lutter contre le racisme, les voitures qui vont trop vite, le non respect des personnes âgées et à protéger les enfants. » « A partir du moment où on se respecte, c'est sûr que les autres aussi nous respectent. » « Ce qu’il faut respecter avant tout, c'est la liberté. » « Ce qui est irrespectueux, c'est de se garer sur une place handicapé, l’abus de pouvoir de la part de la police. Ce qu’il faut avant tout, c'est donner aux SDF la possibilité d’avoir un endroit où dormir. » « Quand on me manque de respect j’essaie d’éduquer la personne qui est en face de moi. Je lui explique, j’essaie de garder mon calme, j’essaie de comprendre pourquoi il m’insulte et je reconnais si j’ai tord. » « Oui il faut respecter la loi le plus souvent possible. S’il y a un manque, je suis en faute. » « Pour qu’il y ait plus de respect je pense qu’il faut revenir à une situation antérieure qui fonctionnait bien : éducation parentale, laïque et religieuse. »
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
8h30 - 10h Espace Ponsot, quartier Saint-Claude Chaque lundi matin, une revue de presse et un temps d'échange sur une thématique choisie.
La question du jour: QUE VOUS APPORTE LA CULTURE ? Porteur de paroles co-animé avec Cultures du coeur
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
FJT Oiseaux - 17-19h
8h30 - 10h Espace Ponsot, quartier Saint-Claude Chaque lundi matin, une revue de presse et un temps d'échange sur une thématique choisie.
La question du jour: PEUT-ON FAIRE CONFIANCE À LA JUSTICE?
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
8h30 - 10h Espace Ponsot, quartier Saint-Claude Chaque lundi matin, une revue de presse et un temps d'échange sur une thématique choisie.
La question du jour: QU'EST-CE QUI COMPTE VRAIMENT POUR VOUS ?
Quartier Saint-Claude - à partir de 17h En partenariat avec le foyer Logement Huot et d'autres associations siégeant/agissant sur la quartier.
Brasserie de l'Espace - 19h
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
8h30 - 10h Espace Ponsot, quartier Saint-Claude Chaque lundi matin, une revue de presse et un temps d'échange sur une thématique choisie.
FJT des oiseaux - 17-20h
Chaque vendredi matin, place de la révolution, nous agiterons l'espace public autour de la Conciliabulle pour interpeller les citoyens bisontins sur une question d'actualité.
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
8h30 - 10h Espace Ponsot, quartier Saint-Claude Chaque lundi matin, une revue de presse et un temps d'échange sur une thématique choisie.
La question du jour: QU'EST-CE QUI VOUS FAIT LE PLUS PEUR? « Ce qui nous fait peur ? La perte des valeurs morales. » Pierre & Mathieu « Je ne sais pas, la mort, le fait de ne pas savoir ce que c’est. » Aline. « Ce qui me fait peur ? Le capitalisme dominant et ses impacts sur l’équilibre de la société. » Ahmed. « Difficile comme question ! Ah si ! Les araignées. » Thomas. « J’ai peur des consommer du thon en provenance du Japon. » Christian. « Vaste question ! C’est la peur qu’ont les gens des autres. Du coup ça me fait peur. » « De passer à côté de ma vie à force d’avoir peur de tout. » « J’ai peur des tremblements de terre. » « Ce qui me fait peur ? La pollution et se déséquilibres pour les générations futures ! » « J’ai peur du capitalisme et de ses impacts sur l’équilibre social. » « Ce qui nous fait peur ? La désillusion, l’échec, l’utilitarisme, en un mot : de l’être humain. » « J’ai peur que la pornographie gagne notre société. J’ai peur des gens qui mentent, des sondages. » « La guerre, les lobbies et ceux qui installent la peur en toi. » « Ce qui me fait peur c’est les préjugés qui conditionnent trop souvent les relations humaines. » « Rien du tout. Je suis trop vieille pour avoir peur. » « Je n’ai pas de crainte. » « Ce qui me fait peur ? La résignation. » « Ce qui me rassure c’est mon jardin. Ce qui pourrait me faire peur, c’est de subir un mode de vie… et de ne pas avoir le choix. » « J’ai peur d’un Hitler nucléaire ! » « De passer à côté du vivant parce qu’on a peur de tout. » « Des araignées. » « Le mensonge. » « La technologie, les adultes, les fantômes, les vampires, les loups, les renards, les araignées, les rats, les souris. » classe de CE1 « La maladie. » « Oh là là ! Quand on voit tout ce qu’il se passe à la télévision ! » « Moi ce qui me fait peur c’est quand je sors et qu’il y a de la bagarre. Je préfère partir, j’aime pas les problèmes. » « L’inconscience. » « La mort, la souffrance, la diminution de la personne. » « Les gens parlent beaucoup mais s’investissent très peu. » « Le capitalisme débridé. » « Le fascisme. » « Franchement, il y a des gens qui ont peur pour rien. Moi c’est la modernisation qui me fait peur. » « La violence chez les jeunes, ça franchement ça fait peur. Ca vient pas de rien, les adultes y sont pour quelque chose. » « Les radins. » « Les décès. » « J’ai peur de ne pas être capable de poursuivre mon rêve. » « De perdre les gens qu’on aime. » « J’ai peur de me faire arnaquer ! » « Le bruit du tram. » « Ce qui me fait peur : la maladie, la mort, ça me parait basic, je ne suis pas d’un naturel peureuse alors je suis une mauvaise cliente pour poser cette question ! » « J’ai peur pour mes petits-enfants. » « J’ai peur de la pensée unique. » « J’ai peur pour l’avenir si on ne détruit pas le capitalisme ! Nous n’avons rien à perdre à part nos chaînes. » « L’individualisme ! Il faudrait que les gens réapprennent à vivre ensemble… En covoiturant, ou en collocation par exemple. » « J’ai peur que personne ne puisse m’assister, promouvoir mon autonomie lorsque je perdrai mes facultés… » « J’ai peur du changement de climat. » « Il y a beaucoup de nuances. La peur, c’est le paroxysme. » « Tout. Le coût de la vie augmente, mais pas les salaires. » « L’insécurité. » « J’ai peur des gens qui ont peur. » « L’avenir, quand on entend tout ce qui se passe… » « Les angoisses. »
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
FJT Oiseaux - 17-19h Un temps d'échange entre les résidents, sur leur représentation du travail, la vie du foyer, les perspectives d'avenir...
8h30 - 10h Espace Ponsot, quartier Saint-Claude Chaque lundi matin, une revue de presse et un temps d'échange sur une thématique choisie.
Place de la Révolution Dans le cadre d'un évènement organisé par le CCAS de Besançon, la Conciliabulle anime un porteur de paroles sur la question de la solidarité. Des témoignages y sont recueillis, mais plus important encore, ce sont des rencontres qui y sont faites... Les collectivités s’interrogent sur leur capacité à assurer une solidarité « de base », étant donné l’étendue des besoins et la diversité des réponses à y apporter. Pour assumer ces missions, il est beaucoup fait appel au bénévolat. Or si les français sont globalement très généreux, on déplore souvent le « désengagement » des citoyens. Interroger le sens de la solidarité permet de saisir la diversité des représentations qui y sont liées, l’importance de la proximité dans l’élaboration des choix… « Solidarité, aime et aide tout le monde. » Dounia, 5 ans « La solidarité c'est laisser parler son cœur. » « Pour moi la solidarité ça commence par le fait de « se sentir concerné » par une ou plusieurs choses dans le monde qui nous entoure. Ensuite, le fait d’agir à sa propre échelle, seul ou en groupe pour le bien-être d’une communauté. Enfin, les liens finissent par se tisser naturellement… Ainsi naît la solidarité. » Thomas-Alexandre et Maëlys « J’ai aidé un adulte handicapé pendant 3ans. Je venais trois fois par jour pour lui tenir compagnie. Quand il a trouvé une copine, ça s’est arrêté. Aujourd’hui il a une aide ménagère. En ce moment j’aide une dame en chaise roulante, pour les loisirs. Je suis content, parce que la solitude me pèse, surtout le soir. » Philippe « La solidarité : partager son repas. » « Aller à la rencontre d’une personne qui ne peut pas porter seule ses courses. » « Donner un coup de main aux personnes ayant des difficultés pour monter dans le bus. » « Je fais don de mon temps pour préparer un repas gratuit pour tous, une fois par mois, pour le collectif Resto trottoir. » Hélène « Je ne sais pas si la solidarité doit nécessairement être un acte personnel, consenti, volontaire. Les impôts, ça pourrait être un facteur de solidarité, mais ils sont trop mal répartis. » « La solidarité c'est aider les autres sans attendre quelque chose en retour. » « L’accès à la culture pour tous, et non ce que m’a rétorqué une assistante sociale : on va pas faire sortir ces feignants ! » « L’aide entre les personnes. C'est quelque chose qu’on fait en volontaire. Mais on ne peut pas forcer les gens à être solidaire. » Anaïs « La solidarité c'est la capacité d’attention envers les autres. Savoir écouter et partager aussi bien des bonnes que des mauvaises choses. » « Je ne sais pas trop. Je me demande si la solidarité est un acte totalement gratuit. Est-ce que je suis solidaire parce que en retour j’aimerais que les autres soient solidaires envers Moi. » Marco « La solidarité c'est le respect des autres et de soi ; c'est aider les jeunes et les personnes âgées et également s’entraider (soi-même) ; c'est le partage de nourriture ou d‘autre chose ; savoir donner ou offrir ; ne pas être radin. ne pas faire de jaloux, de différences, aimer les autres, ne pas faire de racisme. Pour moi la solidarité représente énormément de choses, mais beaucoup trop de monde n’est pas du même avis. Nous sommes également victimes d’INSOLIDARITÉ. » Nicolas « Tavamen (solidarité en arabe) » « Penser à ce qui rapproche, plutôt qu’à ce qui nous sépare. » « Comme chez nous. » Mous « La solidarité ? Du boulot, du boulot, du boulot… » Vincent « La solidarité, comme ce qui vient d’arriver au Japon, j’ai donné un chèque à la Croix Rouge pour aider. La solidarité ça n’a pas de frontière. » Cécile « La solidarité ? Une utopie à l’heure actuelle. C'est important mais on a tendance à nous montrer le contraire aujourd’hui, donc les gens n’y croient plus. » Marine « La solidarité, Mot oublié par une élite Qui de nos droits nous déshéritent, Principe de vie Quand on communie, Quand on communique… … nike ce système Où des gosses bossent pour un dollar Et qu’nos chaussures s’payent des milliards. La solidarité, Celle de l’état-providence Qui n’a pas été qu’une chance… … celle des gens de la rue Qui partagent tout ce qu’ils ont bu… Celle de celui qui ne mange pas Pour pouvoir nourrir son chien… Celle qu’ils nous volent aux élections Celle qu’ils prennent pour valeur connue Et celle de toutes les rébellions Qui s’veux gomore et sodome. » Le poémien « Aider les autres m’aide à vaincre ma solitude, mais elle me pèse le soir, même avec la TV, et j’ai aucune famille. » « L’emploi des jeunes dans les quartiers. » « Plus d’argent pour les assos. » « La solidarité c'est beaucoup de projets. » « L’État intervient dans des aspects de la société pour réguler des inégalités de base. » « Réagir avec bon cœur. Il n’y a pas partout des gens qui seraient prêts à donner. Pas se poser de question, donner son cœur, du temps. » « Comme les quatre mousquetaires : un pour tous et tous pour un. » « La solidarité c'est répondre aux besoins essentiels. » « La solidarité c'est une utopie communiste qui n’a aucun avenir dans un monde de progrès libéral. » « La solidarité est utile aux opportunistes. Elle ne contribue pas au renforcement de la société. » « C'est aider les gens. Mais il faut que ça marche dans les deux sens. » « Moi je me fais un salaire de misère. Je travaille dans la sous-traitance dans un ESAT. Heureusement que j’ai l’Allocation handicapé qui m’aide. C'est une forme de solidarité qui me fait vivre, pour acheter des habits…Sinon j’aurais que 600 euros. Là j’atteins 700. » Nicolas
la question du jour: QU'EST CE QUI VOUS RÉVOLTE ? … le peu d’objets de révolte ? non pas que les gens soient démobilisés mais la Conciliabulle, avec ses chantiers citoyens, a dû partager la Place de la Révolution avec d’autres ouvriers, pas moins citoyens, affairés à l’installation de cabanons, électricité et autres infrastructures qui ont interrogé notre capacité à « vivre ensemble »… « La robotisation de l’être humain par la prolifération d’innombrables gadgets électroniques ! » « La surconsommation des gens, notamment vis-à-vis de l’énergie. » « L’homophobie ! » « Le cynisme de ceux qui cumulent des biens matériels en épuisant les ressources naturelles, ce qui rend les inégalités insupportables. » « Tellement de choses me révoltent. Per exemple ce matin, c'est la manipulation médiatique à propos de la mort du jeune de 15 ans à Marseille. » « Ce qui me révolte, c'est d’être obligé d’aller à l’école chaque matin. Ainsi qu’on nous a fait chier avec le mariage de Kate et William pendant plus d’une semaine. » « Rien ne me révolte… désolé. » « La perfection n’existe pas… » « Ce qui me révolte c'est la difficulté d’accès à l’emploi des jeunes de quartiers dits « défavorisés », malgré la promotion par des missions locales d’accès au travail. » « Ce qui me révolte : la vie trop chère, notamment l’immobilier. » « C'est la sensation de perdre chaque jour un bout de ma liberté. » « Ce qui me révolte c'est d’apprendre à mon retour du Togo que M. Le Pen est en tête dans les sondages pour les présidentielles de 2012. » « Ce qui me révolte, c'est le capitalisme en général et la course au fric. » « Ce qui me révolte ? TOUT ! Les gens ne veulent plus rien faire, ils font que dégueuler dans le rue ! » « Ce qui me révolte : les sommes colossales qu’on met dans la pub alors qu’il y a des gens qui meurent de faim. » « Ce qui me révolte, c'est quand des personnes se moquent du respect des normes de vie en société et s’en défendent par l’agressivité gratuite avant même de dialoguer, se justifier ou s’excuser… » « Le politique ça rend fous les gens. Il y a trop de problèmes. Il faut comprendre, c'est difficile. » « Mille choses me révoltent. Il faut en choisir une par jour ? » « L’injustice d’une façon générale. » « L’injustice, l’indifférence. » « Vivre dans cette société énergivore. » « Les chiffres qu’on nous donne à la TV. On sait pas ce que ça veut dire, personne n’explique ! » « Que personne ne cherche à s’informer. » Les français sont-ils démobilisés ? « Bien sûr ! Il n’y a plus d’entraide, il n’y a plus d’humanité. Les gens se moquent de tout. » « J’ai peur que les français ne soient démobilisés. Ou c'est toujours les mêmes. J’ai 60 ans et je cèderais volontiers ma place… c'est peut-être aussi ma faute. J’arrive pas à faire confiance aux jeunes. On garde le pouvoir, c'est compliqué. » « Démobilisés dans quel sens ? On a été militants, c'est fini. Mais ça va bouger, pas avec les syndicats, mais ça va bouger. »
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
Chaque vendredi matin, place de la révolution, nous agiterons l'espace public autour de la Conciliabulle pour interpeller les citoyens bisontins sur une question d'actualité.
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
La question du jour: LES HOMMES EN FONT-ILS MOINS QUE LES FEMMES ? Depuis 1976, le temps moyen que les hommes consacrent quotidiennement aux tâches ménagères n’a crû que de 3 minutes. Les femmes, à poste, ancienneté et diplômes égaux, gagnent en moyenne entre 20% de moins que les hommes. Les chiffres se discutent, toujours, et nous ne sommes bien entendu entourés que d’exceptions ! Ils interpellent pourtant, et nous interrogent sur une inégalité dont les racines semblent puiser très profond pour être aussi bien installée dans le temps et les mœurs… « Pour ma part, les tâches sont très équilibrées, je suis en congé parental pour m’occuper des mes enfants mais c’est un choix de ma part et c’est consenti. » « Chez moi c’est assez partagé, j’espère que ça commence à s’équilibrer, sinon ça serait une société inquiétante ! On est plus en 1930. » « Ca change, les hommes font un peu plus, mais c’est pas gagné. Je crois que ça se joue au niveau de l’éducation. » « Les hommes ont plein de stratégies pour rien faire. Ils bâclent tout pour qu’on prenne le relais. En 25 ans, leur contribution aux tâches domestiques a augmenté de 3 min. » « Quand j’étais jeune, je croyais au Prince charmant, je croyais que les hommes étaient des ‘’Super-héros’’. En fait on est déçue, ce sont les femmes qui sont les ‘’Super-héros’’. » « Évidemment oui, les femmes sont dans le quotidien, c’est culturel. » « Au niveau professionnel, elles en font autant que les hommes, mais elles ont un salaire moindre. À la maison on se répartit les tâches ménagères (courses, éducation des enfants…). Mais même avec un commun accord, ma femme en fait plus que moi. » « Les femmes sont des esclaves ! Travail, maison, enfants… les hommes disent ‘’ton gosse’’ ; ils étaient deux à le faire ! Pour la femme, c’est deux minutes de plaisir et 20 ans de galère ! » « Aujourd’hui, les jeunes s’occupent beaucoup plus de leurs enfants, je le vois bien, je pense que c’est un progrès. Il reste à faire c’est sûre ! ». « Je pense que ça s’équilibre, moi je fais des choses que ma femme n’aime pas faire et inversement. Pour ce qui est des enfants, c’est vrai que les femmes sont plus présentes, mais en bas âges c’est normal. » « Le modèle traditionnel permettait un certain équilibre, une certaine sécurité. Un homme qui ne travaille pas et ne subvient pas aux besoins de sa famille ne joue pas son rôle et il est malheureux. » « Je trouve que la dualité homme/femme c’est une problématique dépassée, on est dans un monde où il y a tellement d’inégalités que cette problématique là est noyée parmi d’autres. » « Je sèche mais j’écris. » « Le mien travaille plus que moi. Donc je ne vais pas encore lui demander de faire le ménage. En plus c’est assez équilibré : je fais les tâches ménagères, lui il entretient la maison. Mais pour l’éducation des enfants, j’ai fait peut-être plus. » « Avec le féminisme, les femmes ont gagné en pouvoir, et les hommes sont devenus plus faibles. Ils cherchent une femme qui les materne, mais les femmes ne veulent plus de ça. » « Les enfants dont les deux parents travaillent vont avoir du mal à trouver des repères. C’est ça qui crée la délinquance. » « Depuis l’émancipation, la mère de famille a le choix. La nécessité de concilier vie moderne et sphère familiale traditionnelle pour l’éducation des enfants implique un remodelage des rôles de chacun. En l’absence de complémentarité homme/femme, de partage des tâches, le déséquilibre ne peut que s’installer. Mais pourquoi à l’heure de l’égalité homme/femme, à travail égal, la femme continue de gagner moins ? »
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
La question du jour: LE TRAM, QUEL AVENIR ? Cette question est celle de la gouvernance, celle des modes de transport, de l’urbanisme et plus globalement, celle de la définition du progrès. Nous avons donc décidé de la poser sur l’espace public, à l’heure où le choix de la couleur du tram est soumis au vote. « On traite le superflu avant le nécessaire. C’est de l’esbroufe ! » « Si on voulait vraiment la démocratie on devrait effectuer un référendum à Besançon. Est-ce une réelle nécessité ? Je ne suis pas sûr que ce soit bon pour le centre-ville. » « Moi je préfère le bus : pour le tram, ils dégradent la ville il y a des trous partout, sans parler des impôts… Y aura-t-il autant de services Ginko ? » « Cette décision, je ne sais pas comment elle a été prise. La couleur du tram, c’est plutôt anecdotique. » « Ca ne m’intéresse pas ! Mais le réseau de bus est impeccable. C’est un peu de la gloriole. Le progrès technologique n’est pas du tout adapté et ça va défigurer la ville. » « Je pense que ça peut être bénéfique, une fois passés les travaux. Je sais que ça fait polémique. J’ai vu qu’ils avaient fait un site plutôt bien pour expliquer ça, les bus sont saturés et ça pourrait être pratique pour les personnes handicapées. » « Franchement, je pense que c’est pas mal, ça peut être pas mal… » « C’est une petite ville donc ça sert à rien. Ca ne va rien changer. » « Je n’en veux pas. Ils veulent notre propriété à 8 euros le m², on ne nous demande pas notre avis. Il agit comme un dictateur ! » « Ca va augmenter les taxes, ça va coûter beaucoup d’argent, est-ce que ça sera vraiment valable ? » « Il parait que le réseau de bus est un des meilleurs de France. C’est dommage que les habitants n’aient pas été davantage consultés. En même temps c’était plié d’avance. Ayant habité à Dijon je sais que les travaux pendant trois ans ça va être difficile. » « Ils auraient dû faire un trolley. Ca coûte dix fois moins cher. Il aurait surtout fallu améliorer le réseau de bus existant et desservir davantage de petites communes éloignées. » « Tant de travaux pour pas grand-chose ! On ferait mieux de faire un centre ville sans voiture, plus d’arbres, de vélos » « Une idée pas très intéressante. Le réseau de bus est bien. On est attachés au centre ville de Besançon. On aurait dû être consultés davantage. » « Il va falloir l’armée pour faire la circulation à Besançon. » « Je trouve que c'est bien. Parce que avec les voitures, la circulation ça va être plus rapide. Donc c'est un bel avenir. » « Ca va être compliqué pour les riverains. » « Moi je trouve ça dommage de couper tous les arbres. » « L’augmentation des taxes, beaucoup d’argent pour une faible rentabilité ! » « C'est une aberration, on est déjà bien desservis. » « Moi je le veux blanc. Après je sais pas si c'est bénéfique ou pas. » « Considérant la morphologie de Besançon, je ne comprends pas ce projet. J’ai une petite pensée pour le quai Veil Picard. »
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe. Animée par le Crif et la ligue de l'enseignement. Soutenue par le Conseil général du Doubs et la fondation SNCF.
La question du jour: FAUT-IL TRAVAILLER MOINS POUR VIVRE MIEUX ? A l’heure où le chômage affecte près d’un actif sur dix en France, et où la question de la souffrance au travail peine à trouver des réponses, cette question nous est apparue suffisamment interpellante pour enclencher une réflexion sur les conditions de travail socialement acceptables, sur la place que nous faisons et aspirons de faire au travail dans nos vies. Sommes-nous prêts à travailler moins ? plus ? aux dépens ou au profit de quelles activités ? A quelles conditions vivriez-vous mieux ? « On est envahis par les objets de consommation et les boutiques. On vit quotidiennement dans un tel environnement et on finit par acheter des choses inutiles. » « On habitue les gens à une certaine paresse que je trouve désolante. On prend la voiture pour tout et on n’a jamais le temps de rien. Finalement, il va falloir qu’on travaille moins, le toujours plus n’est pas compatible avec la Terre sur laquelle on vit. » « Il y a des gens ça empiète trop sur leur vie personnelle, même les week-ends. Il faut que ce soit moitié-moitié avec d’autres occupations. » « Moi si je ne me lève pas je n’ai rien. Je suis bien contente d’avoir mon boulot. » « Travailler nous donne un statut, un rôle dans notre société. Du moment que ses conditions sont librement consenties, c'est-à-dire que je suis d’accord avec ce que je fais et mes horaires cela n’a pas d’impact négatif sur ma qualité de vie. Bien au contraire ! » « L’idée des 35h c’était de partager le travail mais en fait ils ont fait des compressions. Du coup dans la fonction publique il y a de plus en plus de cadres au détriment des exécutants. » « Travailler moins d’accord, à condition de garder un salaire équivalent. Le travail c’est aussi la santé. Cependant il y a des boulots qui sont plus fatigants que d’autres, donc il faudrait réduire le temps de travail pour ceux-là. » « J’ai fait le choix de travailler moins pour pouvoir disposer de mon temps et l’organiser comme je le souhaite. » « Les bibliothèques se vident mais les gens doivent se remettre à lire. Aujourd’hui, on veut tout, tout de suite. Le désir réduit, donc le plaisir réduit aussi. » « Quand je vois mes parents, oui, je pense qu’ils pourraient profiter plus et mieux. Rien qu’au niveau de la santé, trop de travail tue. » « Ca me plairait, ça me plairait même beaucoup ! J’ai pas le temps. » « Oui il faut travailler moins. Parce que dans cette société de consommation est-ce que l’achat peut tout combler ? J’en doute. Un peu de repos et de méditation valent mieux. On achète par automatisme dans cet environnement plein de pressions. » « Avoir le temps, prendre le temps pour faire ce qu’on aime faire, ce qu’on a envie de faire. » « Je veux bien travailler moins si on me donne le même salaire. 12 ans d’usine j’en peux plus. On ne devrait pas obliger les gens à travailler pour gagner une misère. » « Partager le travail, c’est une certitude. Mais comment faire pour le partager. » « Depuis que je suis en retraite je me sens inutile. J’ai essayé d’être bénévole dans une association mais elle me sollicitait trop et je ne me sentais pas autorisée de dire non. On m’a même proposé de remplacer une salariée, j’ai refusé. Pouvoir travailler une journée par semaine, ça serait bien pour moi. » « 35h c’est faisable pour tout le monde. Donc on ne va pas encore réduire. » « Justement, je vais travailler là ! Travailler moins pour mieux vivre c’est certain. Mieux aménager le temps de travail pour les mères de familles. » « Je ne pense pas qu’il faut travailler moins. Quand on ne travaille pas il faut s’occuper à autre chose. Est-ce que les gens sont prêts pour des loisirs qui ne coûtent pas chers ? La plupart des loisirs vont à l’encontre du développement durable. » « Ca dépend. On peut travailler beaucoup et vivre bien. Mais la question est : est-ce qu’on a envie de travailler et quand ? » « Il faut travailler normalement : ne pas travailler du tout ça ne marche pas. Mais il faut quand même travailler pour vivre correctement. » « C’est nécessaire de travailler moins, il faut s’ajuster, faire la part des choses. » « 45h par semaine ça ira bien, sinon ça n’ira pas. » « On est condamné à travailler. » « Le temps libre c’est consacré à la télé, ça lave le cerveau et ça impose de nouveaux besoins. » « Oui, je pense ! Plus de temps libre pour sa famille, pour se détendre. Il y aura peut-être moins de suicide. » « Le bonheur : ce n’est pas tant ce que l’on fait mais ce que l’on est. » « C’est une question pour les gens qui travaillent. Les gens qui sont au chômage ou au RSA, ils veulent travailler. Il y en a qui en ont marre de végéter. » « Moi je plains les chômeurs car le travail apporte quand même des objectifs, de la stabilité. Le travail permet quand même de s’intégrer dans la société. » « Ce qui est terrible ce sont les inégalités de salaires. Proudhon et Jaurès doivent se retourner dans leur tombe ! » « Je pense qu’il faut qu’il y ait des gens qui doivent travailler plus, il y en a trop qui foutent rien, parce que moi je paye des impôts ! » « C’est une question de dose. Est-ce que vivre mieux c’est avoir le téléphone dernier cri, les fringues griffées, aller au bout du monde ? Mieux vivre c’est faire des projets parce qu’on peut vivre le présent sereinement. » « Pour moi, le problème ne vient pas tant du travail mais de sa valeur au regard du coût de la vie. Une fois à la retraite, on ne fait que subir ce que le gouvernement décide. » « L’essentiel c’est de savoir pourquoi on travaille. » « Oui je pense. On s’est battus pour la réduction du temps de travail et ce sont des acquis fondamentaux. » « Si on s’en tenait à ça, on aurait une vie de merde ! » « Moi je fais du théâtre, peut-être que j’en vivrai. De toute façon je suis assez jeune pour me planter. On nous culpabilise dès la 6ème pour savoir quel boulot tu vas faire, combien tu vas gagner… Mais avoir une activité pas rentable, « inutile », c'est important pour la qualité humaine. Ca remet en question de voir des hommes qui suggèrent des émotions, des sensations, ça interroge sur le quotidien, les pensées… Le théâtre politique c'est de l’action concrète. » « Travailler moins pour travailler tous ! »
Chaque mercredi matin, de 9h à 12h, la Conciliabulle s'installe sur l'aire d'accueil des gens du voyage, à la Malcombe.
La question du jour:
QUE VOUS INSPIRE LE PRINTEMPS ARABE ?
Ces dernières semaines ont vu la mobilisation de milliers de personnes dont la revendication clé est « le Peuple veut la fin du régime ». Un Peuple descendu pacifiquement dans l’arène politique et s’installant comme étant le véritable acteur. Quelle que soit la manière dont on les nomme, personne ou presque n’est resté indifférent à ces mouvements dont l’impulsion et la force d’entrainement interrogent le monde entier. A l’occasion de notre première caravane, nous avons donc voulu interroger la façon dont avaient pu être perçus ces évènements, quels émotions, aspirations, constats parallèles ils avaient pu nourrir chez chacun de nous.
« Le printemps arabe c’est une révolution conduite par des jeunes qui se sont forgés une conscience politique grâce à leur éducation et capables de s’engager pour leurs revendications. »
« Le printemps arabe ça veut dire quoi ? Quelle signification ? »
« L’Europe aujourd’hui est comme l’empire romain avant sa chute : les élites s’enrichissent et les peuples s’appauvrissent. »
« Je considère la France comme une cocotte-minute, quand il n’y aura plus de soupape : ça arrivera en France. La révolte aurait du avoir lieu bien plus tôt ! »
« C’est un peu tard, le monde arabe aurait du se réveiller avant. Est-ce qu’ils vont aller jusqu’au bout ? C’est cette nouvelle génération qui aspire à plus de dignité. »
« Les gens ici ils ne disent rien … Il y a à faire ici, mais les gens font déjà rien… Il y a trop de conflits d’intérêts ! »
« Peut-être qu’ils ont raison. Là-bas les riches tuent les pauvres, ils les écrasent. Même nous, demain, ça peut éclater en Algérie. J’espère que ça va changer les choses, pour les pauvres. La liberté pour tout le monde. Mais ça va faire beaucoup de morts. »
« Si Proudhon voyait Besançon aujourd’hui, il ferait le ventilateur dans sa tombe. Le manque d’imagination au pouvoir. »
« Je ne veux pas la révolution : quand il y a la révolution, le sang coule ! A quoi ça sert si ils se taillent tous. »
« Je crois qu’on vit dans un pays qui se fout royalement de la gueule des jeunes. Même si ça se passait en France, le problème c’est que le mouvement serait récupéré, et c’est ça le plus dramatique. »
« Depuis 45, la France n’a politiquement pas évolué. On fabrique des gens soumis, depuis l’école. 89 n’est pas tombé tout seul, ils se sont bougés le cul ! »
« Il faut toujours être conscient de ce qu’on fait. C’est ça la liberté. »
« Pas d’opinion. C’est bien malheureux tout cela ! Mais on ne peut rien faire. »
« Ces gens sont malheureux. Je les admire parce qu’ils luttent pour une justice tout à fait normale au lieu d’être sous une dictature. »
« Ce qui serait bien, c’est que ce soit la paix dans le monde entier… C’est la honte de voir ça ! »
« Pas d’opinions sur le sujet ! »
« Le printemps arabe, c’est le printemps chez nous. 2011 : an 1 de la révolution, vive le printemps. »
« Je ne réponds pas aux sondages car je ne vois pas comment on peut tirer quelque chose à partir de sentiments. »
« C’est quelque chose qui m’intéresse… Mais à chaud, je n’arrive pas à me prononcer… »
« C’est une bonne chose, une ouverture, il faut que ça continue. »
« Ce que je vois au centre de tout ça c’est l’argent. »
« Là-bas ce sont des dictatures qui maintiennent leur pouvoir par la force. En France on vit dans une dictature d’ordre scientifique qui repose sur de la manipulation mentale et du conditionnement psychologique. »
« Le monde est foutu. Il faut tout changer. On se détruit nous-mêmes ! L’être humain est le plus pollueur du monde. Ca va nous retomber dessus et on ne peut plus aller nulle part pour être bien. »
« Et la Palestine ? Est-ce que là, les gens bougent ? Et est-ce que c’est aussi le printemps des femmes ? »
« Ici on est manipulé par la télévision. Tout est fait pour que les gens aient peur et pensent que les décisions qu’on leur impose sont des fatalités. Il faut dire non à la résignation. »
« Ca dépend de la façon dont ça se passe, si c’est pour aller vers une démocratie c’est une bonne chose, si l’Occident s’en mêle pas trop c’est mieux. Vive la liberté ! »
« Le printemps arabe je ne sais pas ce que c'est ni ce que ça signifie. Selon moi l’Occident n’aurait pas du intervenir en Libye car le régime qui succédera à Kadhafi sera aussi néfaste pour le peuple libyen. L’Occident intervient pour des raisons économiques et non pour la liberté des peuples. »
« Tant mieux pour eux, il y a peut être des intérêts économiques derrière mais le renversement de la dictature est nécessaire. Si on pensait aux arrière-pensées de chacun par rapport à chaque action on ne ferait plus rien. »
« Avec la jeunesse et les médias ça ne pouvait pas se passer autrement. Par contre il ne fallait pas descendre au sol et il faut faire attention au prochain régime. »
« On peut uniquement gouverner en Libye avec une dictature, si la dictature vient à disparaitre la Libye explosera et ne sera plus unifiée. »
« Je pense que l’intervention est justifiée dans la mesure où les citoyens sont en danger. »
« L’Occident intervient à cause du pétrole, mais les choses sont compliquées… »
« Il y en a marre des musulmans, ils vont venir en France. Ils font la révolution mais ils n’assument pas. Ils viennent en France pour en profiter mais on perd notre identité. »
« On devrait faire pareil en France. L’intervention me parait justifiée mais suppose un accord des pays arabes. »
« C’est chaud… Je ne suis pas forcément en faveur de l’intervention de l’Occident de cette manière, il aurait fallu intervenir indirectement. »
http://www.atelierspublics.fr/article-la-caravane-citoyenne-commence-sa-tournee-53265476.html
Brasserie de l'Espace - 19h
Installation de panneaux d'expression permanents, animés ponctuellement, et donnant lieu à une soirée débat mensuelle. - RU petit Bouloie - Crij - Espace associatif Simone de Beauvoir - FJT des oiseaux - Bar le Marulaz

