Ayant traversé les différents courants de la musique depuis 1945, le nom de Pierre BOULEZ est indissociablement lié à la musique contemporaine. Compositeur, chef d'orchestre et théoricien de la musique, il créé en 1977 à la demande de Georges Pompidou, l'IRCAM /lnstitut de Recherche et Coordination Acoustique / Musique.
La musique improvisée est apparue sous ces termes en 1966. Le groupe AMM, le Spontaneous Music, le guitariste Dereck BAILEY en Angleterrre et Musica Viva Eletronica à Rome en sont les principaux et les premiers à poser les jalons de cette musique. Elle a autant d'identités que de musiciens qui la pratiquent. Elle représente pour ses adeptes, la libération des contraintes imposée par les cadres musicaux jusqu'alors en vigueur.
Les musiques dites « minimalistes », sont fondées sur des phénomènes continus à évolution lente ou bien sur des micro-phénomènes créés souvent par des moyens électroniques. - Universalis La Monte YOUNG, Phil NIBLOCK, Eliane RADIGUE
En 1964 est apparu le plus original, et sans doute le plus important, des instruments électro-acoustiques. Il s'agit du synthétiseur de sons, fruit des recherches sur les systèmes électroniques réglables par des tensions. Le synthétiseur se présente comme un ensemble de générateurs d'ondes et de modules de traitement (filtres, modulateur, etc.) que l'on peut organiser à sa convenance.
"Treatise" / une partition graphique monumentale de 193 pages composée entre 1963 et 1967, conçue pour laisser le maximum de liberté à l'interprète. C.CARDEW, musicien, compositeur et organisateur de concerts, accueille la première représentation de "Structures " de P. BOULEZ à la Royal Academy of Music à Londres. En 1966 il rejoint AMM, groupe mythique qui a ouvert les portes de l'Improvisation libre en Europe.
Développé aux États-Unis, le courant dit « répétitif » est sous bien des aspects un retour à la tradition par l'utilisation de la consonance, de la répétition, d'un rythme régulièrement pulsé, et du son instrumental pur et non « bruitiste ». - Universalis Steve Reich / Terry Riley / Philip Glass ..
L’art acousmatique suggère de « nier l’instrument et le conditionnement culturel, [de] mettre face à nous le sonore et son possible musical » Pierre SCHAEFER “Traité des objets musicaux”. Le dispositif de projection du son est un orchestre de haut-parleurs de différentes puissances, disséminés dans l’espace du concert. L’oeuvre acousmatique est donc une OEUVRE de SUPPORT issue d’une réalisation en studio fixée sur support et livrée à l’écoute seule. La musique acquiert alors une nouvelle dimension : elle devient spatiale autant que temporelle.
1954 Déserts / Edgard VARESE pour instruments à vent, percussion et sons électroniques, où s’unissent pour première fois la musique instrumentale et la musique sur bande. E.VARESE est le premier compositeur à intégrer de l’électronique dans ses compositions dés 1927 et 1934 (utilisation du Théremin). En 1958 LE CORBUSIER se battra pour imposer à tout prix sa présence à l'exposition de Bruxelles. "La musique, qui doit vivre et vibrer, a besoin de nouveaux moyens d'expression, et la science seule peut lui infuser une sève adolescente. Je rêve les instruments obéissant à la pensée et qui, avec l’apport d’une floraison de timbres insoupçonnés, se prêtent aux combinaisons qu’il me plaira de leur imposer et se plient à l’exigence de mon rythme intérieur." Edgard Varèse
La première partition graphique "december 1952" de Earl BROWN propose une nouvelle manière de représenter graphiquement la musique. " I was first moved to think about such things by observing mobiles of A. CALDER and the very spontaneous painting techniques of Jackson POLLOCK" - E.Brown " L'interprétation d'une partition graphique est un jeu, dont les règles, le plus souvent inventées par les interprètes eux-mêmes, changent à chaque nouvelle exécution. Le plaisir de "jouer le jeu", de suivre à la trace la pensée du compositeur, de donner une extension sonore au visuel (dessin, photo, graphisme, etc)" JM Montera- musicien / directeur du GRIM
(...) John CAGE compte parmi les compositeurs les plus importants du monde contemporain. Il révolutionne l’usage courant de l’instrumentation, comme ses diverses œuvres pour piano préparé où divers objets, insérés dans les cordes de l’instrument, créent de nouvelles sonorités. John CAGE apporte surtout une nouvelle conception différente de l’œuvre et du fait musical, en pensant les bruits, les sons et le silence d’une façon inédite. Selon lui, le silence n’existe pas. (...) extrait http://www.musiquecontemporaine.fr/doc/index.php/Musiques_americaines
(...) L'apparition du magnétophone en 1951 marqua une nouvelle étape en donnant à la musique concrète toute sa valeur compositionnelle, car la mise au point de cette machine permettait de procéder, comme pour un film, par montage de fragments, par collages, par fondus-enchaînés, par flash-back, et donnait ainsi la possibilité de répéter plusieurs fois un même fragment. C'est à partir de cette époque que l'on peut véritablement parler de composition dans la musique concrète (...) Antoine Garrigues
Un des plus représentatifs parmi les jeunes compositeurs allemands. Formé à l'Ecole de Darmstadt, condisciple de NONO, BOULEZ, sous la direction de MESSIAEN. Son style s’appuie sur le traitement sériel des rythmes, des hauteurs, des intensités. Directeur des recherches en musique électronique du studio de Cologne, il exploite le domaine des bruits et du mélange des sons de la musique expérimentale “créant de nouvelles formes variables. Extrait LE MONDE.fr : "Le compositeur allemand aura largement marqué son époque en influençant tout autant Miles Davis que Björk ou Radiohaed. Le compositeur allemand Karlheinz Stockhausen est mort mercredi 5 décembre 2007. Il était une sorte de Beethoven de la musique contemporaine, pionnier de la musique électronique, auteur d'un vaste catalogue d'œuvres à caractère souvent visionnaire dont beaucoup d'entre elles sont des chefs d'œuvres de la musique du XXe siècle.."
En 1950, c'est également dans des studios de radio, ceux de la Nordwestdeutscher Rundfunk à Cologne, qu'est née, sous l'impulsion de Herbert EIMERT, la musique électronique. Contrairement à la musique concrète, qui n'utilise que des sons captés par micro, la musique électronique est produite uniquement par des générateurs de fréquences électroniques. Des compositeurs, aidés par des techniciens, ont tenté d'écrire des partitions pour instruments électro-acoustiques à l'aide de méthodes de mesures scientifiques (graphes et graphiques, chronogrammes, etc.). Le plus important de ces compositeurs est l'Allemand Karlheinz STOCKHAUSEN.
C'est dans le cadre de l'ART RADIOPHONIQUE qu'est apparue la MUSIQUE CONCRETE, vers 1948. Pierre SCHAEFFER, ingénieur et musicien, qui travaillait alors au Club d'essai de la Radio française, comprit que la manipulation des sons et des éléments de prise de sons pouvait susciter un art nouveau, aux frontières du texte et de la musique. Création du G.R.M.C / Groupe de Recherche Musique Concrète de la RTF. Rejoint dés 1949 par Pierre HENRY. 1950 Premier concert de musique concrète, à Paris, Salle de l’Ecole Normale de Musique.
Apparition des techniques d'enregistrement, de reproduction, d'amplification et de diffusion du son. Cet essor a profondément marqué l'histoire de la musique du XXe siècle. Deux grands courants marquent les débuts de cette histoire : la musique concrète et la musique électronique.
instrument de musique électronique inventé en 1920, en Union soviétique, par le physicien russe Lev Sergueïevitch TERMEN, plus connu sous le nom de Leon Theremin. En 1927 Edgard VARESE travaille avec Theremin à la fabrication de cet instrument qu'il utilisera plus tard dans "Ecuatorial", créé en 1934.
Quel est le point commun entre Olivier Messiaen, Radiohead et le film "Mars Attacks!"? Les ondes Martenot, un instrument octogénaire aux sonorités étranges considéré comme l'ancêtre du synthétiseur. Instrument électronique, qui a l'apparence d'un orgue électrique, Les ondes Martenot ont été inventées dans les années 1920 par Maurice Martenot (1898-1980), violoncelliste et opérateur en transmission radio pendant la guerre.(...) par Paul Ricard / Le point.fr
Ils furent à la fois des compositeurs et des pédagogues de premier plan. Olivier MESSIAN, tout d'abord, qui forma la plupart des compositeurs importants de la seconde moitié du siècle, et les initia aux musiques non européennes, les sensibilisant à une conception nouvelle de la durée et de la forme ; René LEIBOWITZ, ensuite, qui leur transmit la technique sérielle qu'il avait lui-même apprise d'Anton Webern (Max Deutsch devait jouer le même rôle à Paris plus longtemps encore) ; Pierre SCHAEFFER, enfin, qui, dans les studios de la R.T.F. à Paris, fit découvrir à un certain nombre de créateurs le domaine de la musique concrète.
Le SERIALISME puis le DODECAPHONISME / L'école de Vienne: A.Schönberg, A.Berg, F.Webern. LA MUSIQUE MODERNE S'AFFRANCHIT DU SYSTEME DE TONALITES majeures et mineures, qui a assuré la structure et la cohérence de la musique occidentale du XVIe au XIXe siècle.

