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Created by rosine06 on Jan 10, 2011
Last updated: 02/07/11 at 08:25 AM
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La déclaration est rédigée par plusieurs historiens dont : Léon Poliakov et Pierre Vidal-Naquet
Le 11 avril 1945, Les troupes américaines libérèrent le camp de concentration de Buchenwald, situé près de Weimar, en Allemagne, quelques jours après qu'il ait été évacué par les Allemands. Le jour de la libération, une organisation de résistance clandestine de prisonniers prit le contrôle de Buchenwald pour empêcher les gardes du camp de commettre des atrocités. Les troupes américaines libérèrent plus de 20 000 prisonniers à Buchenwald. Elles libérèrent également les camps principaux de Dora-Mittelbau, de Flossenbürg, de Dachau et de Mauthausen Les libérateurs découvrirent dans les camps, des cadavres qui s’amoncelaient en plein air. Ce n’est qu’après la libération des camps nazis que l’étendue des horreurs nazies apparut pleinement. Les détenus qui avaient survécu, exténués par le travail forcé et le manque de nourriture, avaient l’aspect de squelettes. Nombre d’entre eux étaient si affaiblis qu’ils pouvaient à peine bouger. Le danger de maladies était partout présent et de nombreuses baraques durent être brûlés pour prévenir la diffusion d’épidémies. Pour les survivants, le retour à la normalité s’annonçait long et difficile.
Les SS détruisirent les installations de gazage restantes à l'approche des troupes soviétiques en janvier 1945.
Les Tsiganes furent persécutés pour des raisons raciales par le régime nazi et ses alliés dans toute l'Europe. Les Nazis considéraient les Tsiganes comme "racialement inférieurs", et le destin de ceux-ci fut, en de nombreux points, parallèle à celui des Juifs. Les Tsiganes subirent l'internement, le travail forcé et beaucoup furent assassinés. Ils étaient aussi soumis à la déportation dans les camps d'extermination. Les Einsatzgruppen (unités mobiles d’extermination) assassinèrent des dizaines de milliers de Tsiganes dans les territoires de l'est occupés par les Allemands. En outre, des milliers d’entre eux furent tués dans les camps d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, de Chelmno, de Belzec, de Sobibor et de Treblinka. Les nazis incarcérèrent aussi des milliers de Tsiganes dans les camps de concentration de Bergen-Belsen, de Sachsenhausen, de Buchenwald, de Dachau, de Mauthausen et de Ravensbrück.
Un camp d’extermination est un lieu organisé pour l’exécution en masse de personnes. Ce terme désigne généralement les camps d’extermination du régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils se distinguent des camps de concentration par leur unique activité : l'assassinat de masse et prennent la relève des activités des Einsatzgruppen. Les camps d’extermination nazis réalisent la mise en pratique de méthodes industrielles pour le massacre organisé des Juifs, des homosexuels, et des Tziganes. Dans le cas des Juifs, cette politique d’extermination fut appelée « la solution finale de la question juive » par les fonctionnaires nazis, finalisée lors de la conférence de Wannsee le 20 janvier 1942. Le premier camp d'extermination fut celui de Chelmno qui ouvrit au printemps 1942 dans le Warthegau (la partie de Pologne annexée à l'Allemagne en décembre 1941). Le plus grand camp d'extermination fut celui d'Auschwitz-Birkenau
A la gare, on a parqué les voyageurs dans le hall. Un train de wagons à bestiaux. — les fameux : « Hommes 40, chevaux 8 » —nous attend sur une voie secondaire. C'est alors l'embarquement, mené tambour battant : par lots de 100, les S.S. nous font monter dans les voitures à grand renfort de vociférations, de jurons et de menaces. Quelques bourrades ou coups de pied incitent les traînards à plus de célérité. « Schnell ! Schnell ! Vite ! Vite ! ». Dans mon groupe, l'un de nos camarades, vêtu d'un bleu de travail (*), s'obstine à vouloir monter avec nous, alors que les sentinelles le repoussent, le prenant sûrement pour un cheminot de la gare. Le malheureux n'y comprend rien ; s'éloigne un peu, puis revient. Les Allemands se ravisent alors et l'embarquent définitivement avec nous. Après une ultime fouille, assez infructueuse d'ailleurs, un S.S. nous lance ses dernières menaces. En cas d'évasion, il nous fait fusiller. Il termine en nous assurant, sans sourciller, que nous serons par contre « bien traités » si nous restons tranquilles pendant le trajet. La lourde porte se referme hermétiquement ; elle est cadenassée. Nous sommes là entassés à 100 sur un petit espace. Seule, de chaque côté une petite ouverture grillagée de cinquante centimètres sur vingt-cinq. Un peu de paille sur le plancher, une tinette dans un coin. « Les salauds, on va tous crever là ! » s'est écrié l'un de nous. Mais un docteur nous dit : « Il ne faut pas parler ! Remuez le moins possible ! » Nous promettons de l'écouter
Hitler donna l'ordre d'arrêter le Programme d'euthanasie fin août 1941, car les exterminations provoquèrent des protestations publiques, en particulier de la part de membres du clergé allemand. Cependant, cela ne signifia pas la fin de toutes les opérations d'euthanasie.
La conférence de Wannsee réunit dans une villa de Berlin, le 20 janvier 1942, quinze hauts responsables du Troisième Reich, pour débattre de l'organisation administrative, technique et économique de l'extermination des Juifs d'Europe, voulue par Adolf Hitler et mise en œuvre, sur ses instructions, par Hermann Göring, Heinrich Himmler, Reinhard Heydrich et Adolf Eichmann. Au moment où la conférence se tint, la Shoah avait débuté plusieurs mois auparavant : la déportation des Juifs du Reich avait commencé, les Einsatzgruppen assassinaient les Juifs, hommes femmes et enfants, par dizaines de milliers en URSS, le camp d'extermination de Chełmno était en activité et les autres centres de mise à mort étaient en construction ou en projet. Présidée par Reinhard Heydrich, la conférence dura moins de deux heures. Si elle fut brève et ne fut pas marquée par des décisions fondamentales, elle marqua une étape décisive dans la mise en œuvre de la Shoah, en confirmant le contrôle de l'ensemble des tueries par la SS et en lui assurant la collaboration et le soutien de l'ensemble de l'appareil d'État.
Les camps d'extermination nazis furent construit dans l'unique but de perpétrer des meurtres de masse. A l'inverse des camps de concentration, qui faisaient surtout office de centres de détention et de travail, les camps d'extermination étaient presque uniquement des "usines de mort". Plus de trois millions de Juifs furent exterminés dans les camps d'extermination, soit gazés, soit abattus.
www.ushmm.org/wlc/fr/article.php?ModuleId=15
Le terme "euthanasie" (littéralement, "bonne mort") fait habituellement référence à l'administration d'une mort sans douleur à un malade atteint de maladie chronique ou en phase terminale. Dans l'usage nazi, cependant, le terme "euthanasie" désigne l'extermination systématique des handicapés physiques et mentaux accueillis dans des institutions, et ce, à l'insu de leurs familles. On pense que la planification du Programme d'euthanasie commença au début du mois de juillet 1939. En octobre 1939, Hitler signa une autorisation secrète afin de protéger les médecins, le personnel médical et les administrateurs qui participaient au programme contre d'éventuelles poursuites ; cette autorisation fut antidatée au 1er septembre 1939, afin de laisser penser que le Programme d'euthanasie était en rapport avec les mesures de guerre. Cette opération secrète reçut le nom de code "T4", en référence à l'adresse berlinoise du bureau de coordination du programme (Tiergartenstrasse 4). Six installations de gazage furent finalement mises en place dans le cadre de ce programme : à Bernburg, Brandenburg, Grafeneck, Hadamar, Hartheim et Sonnenstein. Les victimes du Programme d'euthanasie incluaient à l'origine les enfants et les adultes atteints de déficiences, d'anomalies physiques ou de maladies mentales. Les patients à exterminer étaient sélectionnés par les médecins du T4. Ces médecins examinaient rarement les patients, mais basaient souvent leurs décisions sur les dossiers médicaux et les diagnostics établis par le personnel des institutions d'où provenaient les victime

