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Created by sacramon on 24/09/2008
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L'hommage légitime rendu par la Société française de Numismatique à Françoise Dumas nous vaut pour le volume de 2008 (vol.164) de la Revue numismatique un très grand nombre d'articles consacrés à la numismatique médiévale.En ce qui me concerne, parmi l'abondante bibliographie de Françoise Dumas (donnée dans les pages 11 à 20 de ce numéro), j'ai été particulièrement marqué par les ouvrages suivants : 1.DUMAS, F. Le monnayage des ducs de Bourgogne . (Universite catholique de Louvain Institut superieur d'archeologie et d'histoire de l'art Seminaire de numismatique Marcel Hoc: Louvain-la-Neuve, 1988). 2.DUMAS, F. & BARRANDON, J. Le titre et le poids de fin des monnaies sous le règne de Philippe Auguste(1180-1223). 103(1982). 3.DUMAS-DUBOURG, F. Le trésor de Fécamp et le monnayagesen Francie occidentale pendant la seconde moitié du Xe siècle. (Bibliothèque nationale: Paris, 1971). 4.BOMPAIRE, M. & DUMAS, F. Numismatique médiévale : monnaies et documents d'origine française. (Brepols: Turnhout Belgium, 2000). Remarque : cette liste est exportée de Zotero (cf. ce billet), donc la mise en forme est automatique et des COinS( cf. ce billet-là) sont générés, permettant de produire un lien OpenURL si vous êtes rattaché à une bibliothèque disposant d'un résolveur OpenURL (et que vous avez paramétré l'extension OpenURL Referrer), et permettant également à Zotero (si vous l'avez sur votre navitageur Firefox) de récupérer ces références pour les charger automatiquement dans votre base bibliographique.Généralement la Revue numismatique ne contient que deux ou trois articles portant sur les monnaies médiévales. Cette cuvée exceptionnelle ne devant pas se perdre, je vous en donne la liste (incomplète : d'autres articles cohabitent dans ce volume de la revue, mais nous concerne moins) :Toujours par extraction de Zotero (après avoir saisi ces références manuellement dans Zotero). 1.SARAH, G. et coll. Analyses élémentaires de monnaies de Charlemagne et Louis le Pieux du Cabinet des Médailles : l'Italie carolingienne et Venise. RN 164, 355-406(2008). 2.HOURLIER, M. CAPVT REGIS et couronne royale. RN 164, 55-64(2008). 3.PROT, R. & CRINON, M. Deniers inédits de Jean de Chalon-Auxerre, seigneur de Rochefort (Jura). RN 164, 129-136(2008). 4.COATIVY, J. Le conseil ducal breton et la monnaie au bas Moyen Age. RN 164, 145-150(2008). 5.DERZYPOLSKY, N., DHÉNIN, M. & HOURLIER, M. Le denier de Verdun de Raoul (923-925). RN 164, 41-44(2008). 6.MORRISSON, C. & BLET-LEMARQUAND, J. Le métal des chrysobulles (XIe-XIIe siècle). RN 164, 151-168(2008). 7.CARDON, T. et coll. Le premier trésor monétaire de type viking en France ; denier inédit d'Eudes pour Beauvais. RN 164, 21-40(2008). 8.TRAVAINI, L. Les frontières de l'Eternité ? Le cas d'un nom de monnaie : santalene. RN 164, 169-184(2008). 9.TEBOULBI, A., BOMPAIRE, M. & BARRANDON, J. Les monnayages d'Alphonse de Poitiers. Etude par analyses élémentaires. RN 164, 65-128(2008). 10.CRINON, P. Un denier inédit de Courtrai. RN 164, 45-54(2008). 11.GARNIER, J., DIEL, J. & SOMBART, S. Un écu d'or de Charles VI attribuable à Mouzon (Ardennes). RN 164, 137-144(2008). Je n'en ai pas encore achevé la lecture, mais deux articles me semblent d'ores et déjà incontournables :1. L'article de Michel Hourlier (Caput regis et couronne royale) qui traite de l'interprétation du "châtel tournois", rebalayant les sources sur la question (dont la plupart m'étaient inconnues). Il reproduit une fibule montrant une tête couronnée, où la couronne ressemble à s'y méprendre au type tournois. J'avais écrit pour ma part combien je répugnais à voir dans ce type un type architectural, dans la mesure où toutes les représentations d'édifices sont dans l'est de la France actuelle (en terre d'Empire à l'époque), ce qui ferait du "châtel" tournois un cas iconographique isolé (donc gênant). J'avais opté pour un reliquaire, toujous sur le même principe de la loi des séries (d'autres monnaies de la même époque et de la même ère géographique représentent des reliquaires), mais je suis prêt à adopter le point de vue de M. Hourlier, tant la ressemblance est frappante.Si je continue sur mon procédé de mise en série, je dois alors voir si la représentation d'une couronne "colle" avec l'époque (apparition du type fin XIe ou plutôt début XIIe siècle) et la région.On se souvient que le type qui est frappé à Saint-Martin de Tours juste avant celui-ci est une tête entouré des lettres SM.La transition de la tête à la couronne se ferait assez volontiers -- mais avec un glissement complet : car ce n'est pas la couronne de saint Martin (rien dans l'iconographie propre à ce saint n'y invite), et c'est pourtant bien sa tête.C'est donc peut-être ma méthodologie qui est elle-même a ajuster. J'y repenserai.2. L'article de A. Teboulbi, M. Bompaire et J.-N. Barrandon sur le monnayage de Poitiers.Cet article expose longuement les techniques d'analyses métalliques non destructrices par utilisation d'accélérateur de particules (il n'y a pas que le LHC dans la vie). Sa lecture pourrait n'être indispensable que pour ces questions-là, car on y rappelle notamment que selon la méthode employé, l'analyse se fait plus ou moins en profondeur.Pour connaître la teneur de métal précieux (or ou argent) et vil dans une pièce par accélération de particules, deux méthodes sont mentionnées : l'activation protonique (AAP) et l'activation avec des neutrons rapide de cyclotron (ANRC).Je ne détaillerai pas plus avant ces deux techniques (il faut de toute façon lire l'article intégralement), et m'en tiendrai aux conséquences : l'AAP fait une analyse sur 300 microns de profondeur, et l'ANRC analyse toute l'épaisseur de la pièce.Or généralement les siècles ont oxydé les exemplaires que nous possédons, et le métal oxydable (vil) présent en surface, s'est dégradé et a disparu : les résultats par AAP indiquent donc un pourcentage de métal précieux systématiquement plus important que ceux obtenus par ANRC.En conclusion : sans juger une méthode nécessairement meilleure que l'autre, il est toujours bon de savoir, lorsque l'on en consulte les résultats, laquelle a été employée -- afin notamment de pouvoir la confronter avec une autre.Le résultats le plus important de cet article concernant spécifiquement le monnayage d'Alphonse de Poitiers me semble le suivant : il retire au frère du roi, comte de Poitiers de 1241 à 1271, puis par son mariage comte de Toulouse de 1249 à 1271, les monnaies avec TOLOSA CIVI en trois lignes, pour les redonner à Alphonse Jourdain (première moitié du XIIe siècle).En effet, les numismates avaient face à eux :des monnaies au nom d'Alphonse, avec au droit "PICTAVIENSIS" en trois lignes -- et un seul comte de Poitiers de ce nom : le frère de Saint Louis (Poey d'Avant 2584, pl. LV, n° 5)des monnaies au nom d'Alphonse, avec au droit "TOLOSA CIVI" (Poey d'Avant 3697, pl. LXXXI, n° 1).Il était donc très tentant d'en conclure qu'Alphonse de Poitiers avait adopté ce type en Poitou, puis l'avait utilisé aussi à Toulouse après avoir hérité du comté à la mort de son beau-père.Or l'analyse métallique des émissions d'Alphonse de Poitiers, mais également des comtes de Toulouse antérieurs, révèle que ces pièces TOLOSA CIVI, par leur composition, se rattachent en réalité à l'époque d'Alphonse Jourdain, auquel la science attribuera donc désormais ces pièces.Ainsi donc le type en trois lignes à Toulouse n'a rien à voir avec celui de Poitiers. Cela me rend humble sur toutes les interprétations typologiques d'influences, imitations, etc., que j'ai pu faire par le passé !
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2009/02/un-peu-de-bibliographie.html
Idée dont j'ignore si elle est intéressante ou suicidaire : j'ai un projet d'article (dont j'espère qu'il verra le jour). Je crée ce billet pour donner un état du projet en genèse.Donc vous y lirez des absurdités, causées par des recherches que je n'ai pas encore faites. Cela vous donnera l'occasion d'accomplir une bonne action en me corrigeant (plutôt en commentaires que par mail : la "recherche" n'avance pas masquée). Mais peut-être y verrez-vous aussi quelques bonnes à prolonger.Je viens de m'installer à Nice et j'y ai aussitôt cherché, sans trop d'illusion, des perspectives numismatiques, sachant bien que nul atelier monétaire n'y avait pris place durant le Moyen âge. Tout ce que j'ai trouvé fut donc, pour 1543, une monnaie obsidionale (monnaie de siège). Il s'agit donc d'une pièce moderne d'une part, et d'une pièce municipale d'autre part. Deux sources d'incompétences pour moi, et ce d'autant plus que les monnaies de nécessité constituent un sujet d'étude à part pour les numismates, que je n'avais encore jamais pris le temps de creuser.Dernière source d'erreur : au XVIe siècle, Nice relève des ducs de Savoie (depuis la fin du XIVe siècle). La bibliographie est plutôt italienne et je la connais mal.Donc plein de choses à découvrir pour moi. Certaines que j'ai déjà découvertes, d'autres qui sont encore devant moi.Aspects politiques et militairesContexteEn 1388, la comtesse de Provence donne Nice au duc de Savoie1. L’appellation de « comté de Nice » apparaît seulement en 1526, comme désignation administrative d’une terre du duché (pas de comte de Nice, donc).Le duc de Savoie Charles III (1504-1553) est parent du roi de France François Ier et de Charles Quint, et ne parvient pas à trouver de position politique sécurisée dans la lutte que les deux souverains se mènent en Italie.En 1536, François Ier occupe une grande partie des états de la Savoir, et Charles III se replie dans Nice.Le pape Paul III contraint alors François Ier et Charles Quint à se réunir à Nice pour des négociations (congrès de Nice – 1538) dont il espère faire sortir un traité de paix et le projet d’une croisade contre les Turcs. Il n’obtient qu’une trêve de 10 ans, et Charles III ne récupère pas ses états occupés.Prenant pour motif le refus de Charles Quint d’investir un des fils de François Ier du duché de Milan, le roi de France dénonce la trêve en 1542. En 1543, il amène son armée devant Nice, cependant qu’une flotte turque conduite par Khayr al-Din (surnommé Barberousse)2.Le siège20.000 Franco-Turcs sont conduits sur terre par le comte d’Enghien François de Bourbon, et 120 galères se trouvent face au port de Nice.Le siège débute le 2 août, et l’armée franco-turque réussit à prendre la ville, cependant que la citadelle résiste.L’arrivée de Charles Quint et de Charles III en septembre 1543 permettent de faire lever le siège.Celui-ci dure donc un mois, en l’absence du duc de Savoir.La monnaie obsidionale de NiceDéfinitionLes monnaies obsidionales apparaissent au XVIe siècle, et font partie des monnaies « de nécessité », émises par diverses autorités lorsque la carence de numéraire impose un substitut urgent. De telles monnaies ne peuvent donc pas être désignées comme telles, et n’ont qu’une valeur d’échange temporaire, pour lesquelles l’émetteur se porte garant de leur valeur fiduciaire qui sera remboursée à l’issue de la situation de crise.La monnaie de Nice fait donc partie des premières émissions existantes. Elle est connue au moins depuis le XVIIIe siècle3, mais reste rare et précieuse pour les collectionneurs.Description et premières remarquesD : KROLVS II D SABAVDI en deux lignes dans le champ, séparées par un point ; une fleur au-dessus et en dessous de l’inscription ; le tout dans un listel doublé d’un grènetis.R : NIC A TVRC ET GAL OBS 1543 en 3 lignes dans un listel doublé d’un grènetis.Cette monnaie comporte une date (1543), le lieu de l’émission (Nice) et la description de la situation nécessitant l’émission de cette frappe : « a Turcis et Gallis obsessa » (assiégée par les Turcs et les Gaulois).La titulature du duc de Savoie est également présente.Plusieurs commentaires peuvent déjà être faits :L’inscription est en latin, et non en langue vulgaire, comme sur la plupart des monnaies obsidionalesC’est au nom du duc, absent de Nice, qu’est frappée cette pièce, et non au nom de la ville. La numérotation est « Charles II » et non « Charles III ». Je n’ai aucune explication à proposer à cela : Charles Ier régna de 1482 à 1490, Charles II de 1490 à 1496 et Charles III de 1486 à 1553. Charles II, devenu duc à l’âge de deux ans, et mort à 8 ans, n’a pas réellement gouverné, la régence étant assurée par sa mère Blanche de Montferrat. Peut-être celui-ci n’est-il pas pris en compte…Les « coupables » (assiégeants) sont désignés sur l’une des faces. En particulier l’armée française est désignée par le terme « Gallis », alors que sur ses monnaies et dans ses actes, le roi de France signe depuis des siècles « Rex Francorum ». Le terme de Gallia, dans le paysage numismatique, n’a jamais été utilisé ailleurs que sur les monnaies des archevêques de Lyon, qui désignent leur ville « Prima Sedes Galliarum ». Il est donc extrêmement tentant de voir dans ce choix du terme « Gaulois » plutôt que « Français » une dépréciation (de propagande légitime) des ennemis.1 “Dédition de Nice à la Savoie - Wikipédia,” http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=D%C3%A9dition_de_Nice_%C3%A0_la_Savoie&oldid=34928796 [consulté le 2 janvier 2009].2 François Ier a signé en 1536 une alliance avec Soliman le Magnifique, par un traité appelé Capitulations.3 Pierre Ancher Tobiesen Duby, Recueil général des pieces obsidionales et de nécessité, gravées dans l'ordre chronologique des événemens: avec l'explication, dans l'ordre alphabétique, des faits historiques qui ont (Paris: Chez la veuve de l'auteur [etc.], 1786) pl. 21, n° 3,. Cité par Anatole de Barthelémy, “Monnaies du Moyen Age inédites - Mémoires et dissertations,” Revue numismatique (1862): 26, http://books.google.com/books?id=jCkDAAAAYAAJ&pg=PA373&dq=si%C3%A8ge+1543&ei=d9FYSbHuI4vkywSrhvG6DA&hl=fr#PPA373,M1.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2009/01/nice-1543.html
Le club numismatique de Liège m'apprend que la Slovaquie, dans l'UE depuis 2004, est passée à l'euro au 1er janvier 2009.Leur pièce de 2 euros est magnifique La série complète ici
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2009/01/des-euros-slovaques.html
Sortie prévue dans les jours qui viennent.Version promise depuis le 26 mars, journée de présentation par AJLSM et Anaphore. Elle devrait donc enfin intégrer la gestion des notices d'autorités (EAC), donc les services émetteurs.Mais il n'y a aucune description des nouveautés de cette v3.1 pour l'instant sur le site Pleade.com.A suivre...
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2009/01/pleade-31.html
Comme j'y avais déjà fait allusion précédemment, le responsable d'un projet de dictionnaire d'histoire européenne m'a contacté pour rédiger l'article portant sur le florin (sont également prévus, pour la numismatique, un article sur le gros et un autre sur le denier, je crois -- et sans doute un ou deux autres).L'objectif était de produire un article relativement court, synthétique, sans illustration, pour un public large et assez cultivé (mais non spécialiste), avec la contrainte supplémentaire très intéressante d'intégrer cette notice dans un dictionnaire d'histoire européenne.J'ai donc rédigé une première version de cette notice. J'ai ensuite relu les consignes, et notamment :Ainsi, nous voudrions retrouver les phases d'unification et de rupture, de l'Europe de la chrétienté à celle des Lumières, de l'Europe des révolutions et des nations à celle de l'intégration économique. L'accent sera naturellement mis sur les héritages, les changements et les transferts entre le Moyen Âge et l'époque contemporaine.Dans la mesure du possible, chaque article devra proposer une vision des réalités et des processus dans une dimension européenne. Il ne s'agit pas d'élaborer une synthèse complète sur un sujet donné, mais d'essayer de faire comprendre son importance dans la construction d'une européenne ou dans le refus de cette construction.Il fallait donc rendre compte d'un phénomène de dimension européenne sans anticiper sur la réalité européenne du XXe siècle. Une chance pour moi : le florin a réellement une telle dimension, et le risque n'était pas trop important de faire de la téléologie (je ne crois pas avoir été tenté de parler de l'euro à quelque moment que ce soit).Toujours est-il qu'après avoir relu ces consignes, je me suis efforcé de plier mon discours dans l'optique de ce projet. Je vous soumets les deux versions, d'abord pour les informations qu'elles fournissent, et pour la comparaison des deux qui a rendu l'exercice encore plus intéressant.N'hésitez évidemment pas à me signaler toute erreur que j'aurais pu y commettre.Première versionApparitionLe florin est la première monnaie d’or frappée en Occident depuis l’époque mérovingienne. Une circulation croissante des richesses depuis le XIIe siècle rend progressivement nécessaire l’utilisation de monnaies d’or afin d’éviter de trop importantes masses d’argent.En particulier, les relations commerciales avec les Etats latins d’Orient apparus au début du XIIe siècle à la suite des premières croisades, ainsi que la multiplication des foires, favorisent le grand commerce et donc une monnaie d’échange de forte valeur intrinsèque.Jusqu’au milieu du XIIIe siècle, seuls les deniers, héritage de la réforme carolingienne, monnaies d’un à deux grammes contenant environ 50 % d’argent, circulaient dans la Chrétienté, et leur faible teneur en métal précieux contraint à déplacer des masses trop importantes.La plupart des payscommencent à frapper des multiples des deniers, des gros d’argent valant 10 à 20 deniers, avec un alliage contenant beaucoup plus d’argent (le roi de France saint Louis en 1260-1263). Mais certains marchands, en particulier italiens, disposent déjà de réseaux internationaux, pour lesquels une grosse monnaie d’argent ne peut suffire.Si la nécessité s’en faisait ressentir dans toute l’Europe, c’est Florence qui frappe la première monnaie d’or, en 1252 : le florin, de 3,5 g d’or environ à 24 carats.Venise l’imite en 1285 et crée le ducat, avec la même proportion de métal précieux.Cette adoption d’un système unique facilite les changes monétaires au moment de la circulation des marchandises, et favorise l’adoption du florin (et du ducat) dans tout l’Occident. Ces deux monnaies d’or dominent ainsi durant tout le Bas Moyen âge la diversité des monnaies d’or, dont les variétés se multiplient dès le XIVe siècle et dont beaucoup ne sont frappées que durant quelques années.Un autre facteur de propagation du florin est l’intense activité des marchands florentins, favorisée par un accord entre Pise et Florence (1317) qui leur donne un accès à la mer.Le florin n’est pas seulement une monnaie de circulation, mais est également très utilisée comme monnaie de thésaurisation.Type monétaireLe florin montre sur au droit une fleur de lis florencée, symbole de la cité, avec le nom de la ville (FLORENTIA), et au revers saint Jean-Baptiste en pied, protecteur de la ville (S. IOHANNES B).Propagation et imitationDe nombreux trésors attestent de la large circulation du florin, dans toute l’Europe (y compris dans les pays scandinaves) et dans la Méditerranée, en direction notamment des Balkans et des Etats latins d’Orient.Du fait de son succès auprès des marchands, le florin fait partie des pièces les plus imitées au Moyen âge. Encore faut-il comprendre ce qu’imitation désigne. On trouve en effet :Des imitations complètes, avec avers et revers Seules les légendes sont modifiées pour y placer le nom du nouvel émetteur. Le premier imitateur est le pape Jean XXII (1316-1334) dans son atelier de Pont-de-Sorgues, près d’Avignon (1322)Des imitations « hybrides », où une des deux faces seulement est reprise : le premier de ces hybrides est frappé par le Sénat romain en 1305, qui remplace la fleur de lis par un bouclier.Des monnaies d’or sans de type, mais dont la teneur de métal précieux se calque sur celle des florins, afin d’être plus aisément utilisée par les marchands.Des imitations « strictes » sont frappées aux XIVe-XVe siècles en Italie, en Espagne, en France (particulièrement dans la vallée du Rhône), en terre d’Empire (Autriche, Allemagne, Pays-Bas, Flandre) et jusque dans l’actuelle Pologne. On en trouve également dans un atelier du Péloponnèse (Kastro-Kyllini) et à Ephèse (Turquie). Les imitations hybrides couvrent la même zone géographique.Le terme de florin dans les sources écrites désigne aussi bien les florins de Florence que leurs imitations, mais s’élargit même pour désigner les monnaies d’or de valeur La dénomination acquière parfois la valeur générique pour désigner une monnaie d’or, voire une monnaie d’argent.Si ces monnaies d’or circulent moins à l’époque moderne, au profit de lourdes monnaies d’argent (dont la prolifération est facilitée à la fois par l’argent des mines d’Europe centrale et par celles des Amériques), les derniers florins sont frappés au XIXe siècle.BibliographieWilliam D. Ray, « Early imitations of the gold florin », Numismatic Chronicle, 2004, vol. 164, p. 183-199Alan M. Stahl, Zecca : the mint of Venice in the Middle Ages, Baltimore : Johns Hopkins University Press, New York : American Numismatic Society, 463 p.Mario Bernocchi, Le monete della Republica fiorentina, Florence : Olschki, 1974-1985, 5 t. t. III : Documentazione, p. 55-124, et t. V : Zecche di imitazioni e ibridi di monete fiorentine, 168 p., 420 pl.Deuxième versionL’apparition inévitable du florinSuite à la désagrégation progressive de l’Empire romain, la monnaie d’or cesse d’être une nécessité au début du Moyen âge, et les dernières pièces d’or sont frappées sous les Mérovingiens (VIIe siècle), pendant que s’impose rapidement un nouveau type d’espèces : le denier contenant de 0,5 à 1 g d’argent, seule monnaie frappée (avec ses subdivisions dans quelques régions) dans tout l’Occident.Favorisés par l’expansion économique du XIIe siècle, incarnée notamment dans les grandes foires internationales (Champagne, Flandre), ainsi que par l’intensification du commerce en Méditerranée (les Etats latins d’Orient naissent de la première Croisade, au début du XIIe siècle), les échanges commerciaux à grande distance, et la constitution de fortunes importantes, rendent de plus en plus nécessaire l’apparition d’une monnaie d’or pour faciliter le transfert de valeurs considérables. Dans ces grands flux d’argent et de bien, les marchands et banquiers italiens jouent un rôle de premier plan. Pour se substituer au denier, les premières pièces sont de grosses pièces d’argent dès la première moitié du XIIIe siècle.Si la nécessité s’en faisait ressentir dans toute l’Europe, c’est Florence qui frappe la première monnaie d’or, en 1252 : le florin, de 3,5 g d’or environ à 24 carats. Cette pièce montre sur une face une fleur de lis florencée, symbole de la cité, avec le nom de la ville (FLORENTIA), et au revers saint Jean-Baptiste en pied, protecteur de la ville (S. IOHANNES B).Devant le succès du florin auprès des marchands et des changeurs, Venise crée en 1285 le ducat, avec son type monétaire propre mais la même proportion de métal précieux.Cette adoption d’un système unique facilite les changes monétaires au moment de la circulation des marchandises, et favorise l’adoption du florin (et du ducat) dans tout l’Occident. Ces deux monnaies d’or dominent ainsi durant tout le Bas Moyen âge la diversité des monnaies d’or, dont les variétés se multiplient dès le XIVe siècle et dont beaucoup ne sont frappées que durant quelques années.Propagation et imitationDe nombreux trésors attestent de la large circulation du florin, dans toute l’Europe (y compris dans les pays scandinaves) et dans la Méditerranée, en direction notamment des Balkans et des Etats latins d’Orient.Du fait de son succès auprès des marchands, le florin fait partie des pièces les plus imitées au Moyen âge. Encore faut-il comprendre ce qu’imitation désigne. On trouve en effet :Des imitations complètes, avec avers et revers Seules les légendes sont modifiées pour y placer le nom du nouvel émetteur. Le premier imitateur est le pape Jean XXII (1316-1334) dans son atelier de Pont-de-Sorgues, près d’Avignon (1322)Des imitations « hybrides », où une des deux faces seulement est reprise : le premier de ces hybrides est frappé par le Sénat romain en 1305, qui remplace la fleur de lis par un bouclier.Des monnaies d’or sans de type, mais dont la teneur de métal précieux se calque sur celle des florins, afin d’être plus aisément utilisée par les marchands.Des imitations « strictes » et hybrides sont frappées aux XIVe-XVe siècles en Italie, en Espagne, en France (particulièrement dans la vallée du Rhône), en terre d’Empire (Autriche, Allemagne, Pays-Bas, Flandre) et jusque dans l’actuelle Pologne. On en trouve également en Grèce et en Turquie.BibliographieWilliam D. Ray, « Early imitations of the gold florin », Numismatic Chronicle, 2004, vol. 164, p. 183-199Alan M. Stahl, Zecca : the mint of Venice in the Middle Ages, Baltimore : Johns Hopkins University Press, New York : American Numismatic Society, 463 p.Mario Bernocchi, Le monete della Republica fiorentina, Florence : Olschki, 1974-1985, 5 t. t. III : Documentazione, p. 55-124, et t. V : Zecche di imitazioni e ibridi di monete fiorentine, 168 p., 420 pl.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/12/le-florin-prsentation.html
J'espère que vous aviez remarqué que ce blog était resté très calme durant ces derniers mois. Il m'a fallu remettre complètement en question et en perspective la place que je voulais accorder à la numismatique.Depuis quelques années ce blog était plus ou moins censé me faire tenir jusqu'à mon entrée comme conservateur au Cabinet des Médailles. Cette entrée ayant connu un fort retard pour une durée indéterminée puisque je me trouve désormais à Nice, et pour un bout de temps, je ne savais plus trop si j'allais continuer à m'intéresser aux monnaies médiévales, si oui avec quels objectifs et quels moyens -- et ce d'autant plus que j'ai parallèlement créé un autre blog chargé de relayer tout ce qui concerne plus spécifiquement la bibliothéconomie, les sites web, l'ergonomie des bases de données en ligne, etc.Donc que mettre dans ce blog ci, pourquoi, pour qui, etc.Jusqu'à présent je vivais sur les acquis de ma thèse d'Ecole des Chartes : l'iconographie des monnaies médiévales ecclésiastiques. Je prolongeais vaguement en attendant d'avoir vraiment le temps, à titre professionnel cette fois, d'élargir aux monnaies laïques, royales et étrangères.Comme cet élargissement est reporté sine die, je me propose de repartir de zéro.Donc je me replonge dans la Revue numismatique, à partir du numéro 1 (1836), pour découvrir peu à peu le monnayage médiéval tous aspects confondus, et pas seulement les monnaies sorties des ateliers abbatiaux et épiscopaux. J'ai à présent la vie devant moi au lieu de quelques années.Si je commence par des articles du XIXe siècle, c'estpour avoir une vision plus large de la discipline "Numismatique", et être moins dépendant des centres d'intérêt propres à cette époque (car il y a des modes, y compris pour les sciences auxiliaires de l'histoire).parce que je sais depuis quelques années que ma manière d'étudier les monnaies n'est pas neuve, mais qu'elle a été oubliée pendant 150 ans."Ma manière", c'est d'étudier non pas tel ou tel monnayage, tel exemplaire rarissime, mais de m'intéresser à la fluctuation des types monétaires, presque indépendamment de leur support. J'aime ce genre de phrases : « l'alpha et l'oméga disparaissent avec la fin des Mérovingiens, pour resurgir dans le bassin parisien au XIe siècle ». Il n'y a plus de monnaie, plus d'érosion, de corrosion, de typographie impossible à déchiffrer : il n'y a plus que des images qui se promènent d'une époque à l'autre, d'une région à l'autre.C'est très peu scientifique de fonctionner ainsi, et ce n'est d'ailleurs pas tout à fait ainsi que je fonctionne. Mais le projet demeure : retracer une histoire des types monétaires au Moyen Age, en faisant de l'histoire sérielle (mise en série d'exemplaires) pour dévoiler quels types sont spécifiques à quelles époques, quelles provinces, quels types d'émetteurs (laïques, ecclésiastiques / usurpateurs, bénéficiaires d'une donation du droit de frappe), etc.Cette manière de faire a été inaugurée par Joachim Lelewel en 1835. J'en retrouve quelques échos dans les premiers numéros de la Revue numismatique. Puis plus rien. Il est vraisemblable que, soit par manque d'envie, soit par manque de temps, soit pour quelque autre raison, on pourrait aujourd'hui considérer ce projet comme prématuré à l'époque, car la connaissance que l'on a à présent des monnaies médiévales est incomparable.Il est évident que cet argument est absurde : on imagine sans peine que dans 50 ans les chercheurs diront la même chose de notre époque, et si l'on attendait d'avoir une connaissance parfaite de nos sources historiques pour écrire l'histoire, on attendrait encore.Toujours est-il qu'il est plus que temps de réécrire cette Numismatique du Moyen Age considérée sous le rapport du type de Lelewel. Pas aujourd'hui, pas demain : disons, pour ma retraite (qui s'éloigne au fil des ans), peut-être un peu avant si le temps le permet.Donc je me lance lentement dans la découverte du monnayage laïque (avec quelques notions déjà, heureusement), et un approfondissement de la science numismatique. Et je compte bien qu'en cours de route il en sortira quelques billets pour ce blog.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/12/quelques-explications-pour-la-fin-de.html
... c'est une base de livres.En ce en dépit de leur nouvelle page d'accueil (interface anglophone uniquement)Un bibliothécaire expliquera qu'une bibliothèque, c'est la constitution raisonnée d'une collection de livres, en fonction de choix raisonnés.Mais de toute façon, il est clair que Google ne vise pas à devenir ce genre de bibliothèque. Google vise clairement à proposer, dans un terme plus ou moins proche, l'intégralité des livres existants à travers Google Books.Toutefois il y a une autre approche pour définir une bibliothèque : c'est la possibilité d'y trouver des livres en parcourant les rayons.J'ai cru un moment que Google s'y était intéressé en proposant le Literacy Project, c'est à dire une entrée thématique (la littérature) dans les collections numérisées par Google.Et en voyant la colonne de gauche de cette nouvelle page d'accueil, j'ai cru revoir mon rêve : une liste de thèmes, donc une possibilité de connaître enfin tout ce que Google avait pu numériser, par exemple, pour l'histoire de l'Occident médiéval.Hélas ! Seuls 8 catégories sont proposées : Philosophy, Economics, Political science, Linguistics, Mathematics, Physics, Chemistry, Biology.Les sciences humaines n'y sont pas.Et d'ailleurs, comme pour le projet Literacy, ce ne sont pas des catégories : c'est une simple recherche sur un champ "Sujet".Cliquer sur un la "catégorie" "Philosophy" revient à lancer une recherche Sujet = Philosophy.Nous y trouvons donc (au 5 novembre 2008) 1575 ouvrages.Mais il s'agit tellement peu d'une catégorie, que si je remplace "Philosophy" par "Philosophie", je ne trouve plus que 56 livres.Et au sein de cette rubrique, je ne peux aller plus loin dans la précision.Donc, à quoi ça sert ?Personnellement, je dirais : à rien. Strictement.Ca ne donne même pas une du nombre d'ouvrages numérisés par Google pour tel "sujet" (mais "Sciences sociales" ne peut pas être considéré comme un "sujet"), puisque la liste obtenue est tributaire de l'indexation qui n'est pas plurilingue.En revanche, ça sert à rêver à ce que Google pourrait un jour proposer.Google a en effet des accords avec WorldCat, avec le Sudoc. Pourquoi ne pas récupérer leur indexation, et surtout leur cotation Dewey ?Cela permettrait de naviguer dans les collections Google sur ce modèle-là, inventé par l'OCLC.La obtenue serait alors combinable avec une recherche par sujet, et ça deviendrait enfin intéressant.Donc rêvons...
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/11/google-books-nest-pas-toujours-pas-une.html
Ne disposant pas de mon matériel habituel, je ne peux rien tester, donc je me contente de relayer les nouvelles :le projet de Zotero 1.5 Sync avance : la dernière version pré-publique vient d'être annoncée sur le blog de Zotero. C'est encore une version pour développeurs, mais c'est un signe que c'est pour presque bientôt.Zotero Sync, c'est la possibilité de gérer sa bibliographie Zotero en ligne, avec synchronisation de la bibliographie en ligne avec celle stockée sur son extension Firefox. C'est comme de fusionner Endnote en Endnote Web (à propos de Zotero vs Endnote, procès en cours, je vous renvoie à l'analyse confiante de Darcusblog : ça ressemble au jour où Microsoft a affirmé, en mai 2007, qu'OpenOffice violait 235 brevets -- c'était surtout pour effrayer les utilisateurs et retarder l'inéluctable).Donc je n'ai pas essayé, mais ça progresse.Un truc que j'aimerais bien que Zotero mette en place, c'est la configuration initiale lors de l'installation du logiciel sur son navigateur Firefox : pour les premiers paramétrages, il faudrait que Zotero propose d'emblée de rattacher l'utilisateur à une bibliothèque, sur le modèle des "liens vers les bibliothèques" de Google Scholar (pourrait-on envisager que Zotero exploite précisément cette base ?) : cela permet ensuite pour tout article de cliquer sur le bouton "Localiser" (en haut à droite de la notice d'article), et d'interroger le catalogue de sa bibliothèque universitaire, pour obtenir éventuellement un lien vers l'article, où la localisation de la revue papier.Ce service exploite le standard OpenURL : les métadonnées (titre de la revue, nom d'auteur, année, etc.) de l'article sont mises dans l'URL, transmises au catalogue de bibliothèque. Tout ce qu'il manque, c'est l'URL du résolveur OpenURL de la bibliothèque (différent de l'URL du catalogue, hélas), et les utilisateurs l'ignorent le plus souvent.Donc si Zotero peut proposer à l'internaute, lors de l'installation, d'indiquer quelle est sa bibliothèque universitaire, il pourrait aller interroger dans la liste des URL de résolveurs connues de Google Scholar et rapatrier celle de la bibliothèque indiquée.Un accord Zotero - Google ? J'ignore si ce genre de choses est possible ou contre nature. Mais pour nous, ce ne serait pas si mal.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/11/zotero-on-avance.html
Gallica (et non Google) a numérisé les répertoires topo (2 vol.) et bio-bibliographique (2 vol.) d'Ulysse Chevalier (deux volumes).Répertoire des sources : bio-bibliographique, vol. 1 et vol. 2 (notice sur WorldCat)Répertoire des sources : topo-bibliographique, vol. 1 et vol. 2 (notice sur WorldCat)L'outil reste indispensable pour les personnages et les lieux présents dans les actes et autres sources écrites.Pour les lieux, l'Orbis Latinus est également incontournable, proposant les noms latins par ordre alphabétique.Pour connaître l'équivalent latin d'un nom français (ou d'un autre pays), vous pouvez faire une recherche Google sur les pages de ce site, par exemple à partir de cette page (en rajoutant le nom cherché en tête de la recherche).Vous l'aurez peut-être remarqué, j'écris peu en ce moment et j'ignore si ça va s'arranger. Ca me préoccupe et me désole, mais je ne peux pas y faire grand chose. Avec toutes mes excuses.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/10/identifier-les-lieux-et-les-personnes.html
Suite à une sollicitation du Musée archéologique de Dijon, après avoir inventorié les monnaies médiévales et modernes du médailler Bertrand (à paraître en 2009), je dois en faire une présentation synthétique.J'en profite pour réutiliser un "pipe" (de "Yahoo Pipes") permettant de projeter rapidement sur une carte une liste de noms de lieux.Voici donc la liste des émetteurs présents dans la collection :Lieu : Aix-la-Chapelle ; Ville : Aix-la-Chapelle ; Pays : AllemagneLieu : France ; Ville : Paris ; Pays : FranceLieu : Angoulême ; Ville : Angoulême ; Pays : FranceLieu : Béarn ; Ville : Foix ; Pays : FranceLieu : Navarre ; Ville : Pau ; Pays : FranceLieu : Dijon ; Ville : Dijon ; Pays : FranceLieu : Auxerre ; Ville : Auxerre ; Pays : FranceLieu : Tonnerre ; Ville : Tonnerre ; Pays : FranceLieu : Troyes ; Ville : Troyes ; Pays : FranceLieu : Meaux ; Ville : Meaux ; Pays : FranceLieu : Vienne ; Ville : Vienne ; Pays : FranceLieu : Besançon ; Ville : Besançon ; Pays : FranceLieu : Dole ; Ville : Dole ; Pays : FranceLieu : Aquitaine ; Ville : Bordeaux ; Pays : FranceLieu : Dombes ; Ville : Bourg-en-Bresse ; Pays : FranceLieu : Lorraine ; Ville : Lorraine ; Pays : FranceLieu : Ligue ; Ville : Paris ; Pays : FranceLieu : Aix-en-Provence ; Ville : Aix-en-Provence ; Pays : FranceLieu : Savoie ; Ville : Chambéry ; Pays : FranceLieu : Valence ; Ville : Valence ; Pays : FranceLieu : Angleterre ; Ville : Londres ; Pays : AngleterreLieu : Ecosse ; Ville : Edimbourg ; Pays : EcosseLieu : Espagne ; Ville : Madrid ; Pays : EspagneLieu : Genève ; Ville : Genève ; Pays : SuisseLieu : Gueldre ; Ville : Arnhem ; Pays : Pays-BasLieu : Hainaut ; Ville : Tournai ; Pays : BelgiqueLieu : Brabant ; Ville : Namur ; Pays : BelgiqueLa répartition cartographique qui en résulte n'est pas vraiment homogène, même s'il en ressort une forte (mais relative) représentation des ateliers de l'Est de la France.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/09/mdailler-bertrand-les-lieux.html
Voici un comportement curieux de GBS selon la langue d'affichage choisie par l'utilisateur.Ca incite assez à utiliser GBS systématiquement en anglais.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/07/problmes-de-langue-sur-google-book.html
Mise à jour du blog de Zotero, qui annonce Zotero 1.5 Sync Preview (non encore testé, et encore en période de développement - càd à tester par les développeurs).[Je vous recommande d'ailleurs Google Calendar Sync, qui permet de synchroniser (=transférer les mises à jour) de Google Agenda au calendrier Outlook.]La synchronisation pour Zotero, c'est donc (d'après le billet) :une synchronisation entre différents ordinateurs, si vous vous promenez avec votre portable pour faire des recherches en bibliothèque, que vous avez un ordinateur de bureau (ou de labo) et un ordinateur fixe personnel.un chargement de sa bibliographie Zotero sur les serveurs de Zotero (donc avec ouverture d'un compte)toutes les fonctions d'export d'Endnote, dans des milliers de formats bibliographiques (pour la présentation d'une référence biblio dans Word ou OpenOffice)la possibilité d'ajouter de nouveaux de présentationTout ça sur Firefox 3 uniquementQue de bonnes nouvelles ! On va vers une très bonne direction.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/07/zotero-sync-et-autres.html
Je suis enchanté qu'un des quelques outils que j'ai mis en place trouve enfin une application réelle, rapide et efficace. Alors je partage...J'ai reçu un mail de chercheur me demandant en substance si je savais ce qu'étaient les tarelares, semble-t-il des monnaies mentionnées dans l'inventaire après décès de Guillaume Dufay (XVe siècle).Voici ma réponse, qui détaille aussi la recherche (succincte). J'ai dû la rédiger en anglais, mais pour vous épargner les fautes de langues, je la retraduis ici dans l'autre sens :"J'ai utilisé une recherche particulière de Google Book Search, en sélectionnant une liste de livres autour de la numismatique (fonction "Ma Bibliothèque", 169 livres actuellement)[Rq : la bibliothèque en question est interrogeable directement sur ce blog, dans la colonne de droite].En cherchant "tarelares", on tombe sur le livre Recherches sur les monnaies des comtes de Namur, p. 110-111, et le mot est utilisé aussi ailleurs (p. 106 et suiv.).On y apprend par exemple que "Dix-sept tarelares égalaient alors 18 plaques de Flandre." (p. 106)"Dupont, marchand et bourgeois de cette ville, pour le terme de trois ans, à commencer à la Noël suivante .Dupont entra en fonctions le 4 août 1423, et fabriqua, depuis cette date jusqu'au 26 juin 1424 :1° Des doubles gros nommés tarelares à 5 deniers d'aloi et de 4 sous 2 deniers de taille au marc;2° Des demi-tarelares à 4 deniers 4 grains d'aloi et de 7 sous 1 denierde taille;3° Des doubles mites à 4 grains d'aloi et de 12 sous de taille.Les doubles mites se nommaient doubles wihots; 18 de ces pièces avaient cours pour une tarelare ou un blaffart." (p. 107)Mais à première vue l'auteur (Reiner Chalon) n'a trouvé aucun exemplaire de cette monnaie, puisqu'il écrit (p. 114) : "En 1425, 6 tarelares de Namur sont pris pour 7 plaques deFlandre. Il est impossible de supposer que ces pièces étaient d'un type />(la plaque est aussi appelée double gros).Peut-être quelqu'un a-t-il plus d'infos sur ces tarelares ? Moi, je n'ai pour le moment aucune documentation plus récente (le livre date de 1860) sur ces monnaies.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/06/les-tarelares.html
Junioricus publie sur son site un denier trouvé en janvier dernier (cf. ce forum) qui me laisse extrêmement perplexe.Voir la photo de l'exemplaireDescription :+ XPTS VINCIIT II.S sous -- , dans un grènetis.R : + LIIICONIS CIV PE Croix pattée dans un grènetis.Pour l'occasion, voici ma monographie sur l'atelier de Langres (2004) et ci-dessous les planches correspondantes.Il semblerait que ce soit la monnaie la plus ancienne connue émise à Langres (IXe siècle, donc).Ce qui est étonnant, c'est la coïncidence dans cette pièce entre :un denier inéditla monnaie la plus ancienne d'un atelierdes inscriptions sans équivalent ni par la suite, ni ailleurs.L'inscription dans le champ du droit, IIS, devrait se transcrire sans difficulté par IHS, monogramme pour IHESVS (cela dit, pourquoi pas IOHANNES...). Mais je ne connais pas d'exemple aussi ancien d'utilisation du nom de Jésus (extrêmement rare !) sur des deniers médiévaux. Les monnaies sont généralement beaucoup plus métaphoriques pour parler du Fils de Dieu : SIGNVM DEI VIVI (Anjou), etc.Même en prenant le IIS pour le monogramme d'un évêque ou la dégénérescence de quelque chose, il reste la légende qui l'entoure.Et je n'ai rencontré la légende XPC VINCIT qu'à partir de saint Louis : XPC VINCIT XPC REGNAT XPC IMPERAT.Donc ce denier de Langres aurait beaucoup d'avance en employant cette légende (un apax total). Une rapide recherche passionnante serait à faire sur l'histoire de la théologie du Christ roi.En outre sur cette monnaie on aurait une liaison forte entre l'inscription du champ et la légende, puisqu'il faudrait lire : Ihesus Christus vincit.Au revers, un procédé intéressant qui m'étonne moins : LINCONIS CIVI RE, où les deux derniers mots sont le début de CIVITAS, et le mot REX. J'ai déjà rencontré la pratique suivante : écrire une légende signifiante (Lingonis Civitas) mais la terminer par des lettres qui reproduisent la fin de la légende d'une autre monnaie (LVDOVICVS RE) pour engendre une légère confusion.Cette substitution de lettres se produit essentiellement de part et d'autres de la croisette initiale.Le plus bel exemple en est l'imitation par l'évêque de Cambrai Pierre IV d'André, du royal d'or de Jean II le Bon (légende IOhS GRA DEI FRANC REX -- Duplessy 1999, 293), en mettant en légende IOh’ES : LVCΛS-MRCVS : MΛTh’S (P.-Ch. ROBERT, Numismatique de Cambrai, pl. XIV, n° 7).Cet usage, qui est à la frange de l'imitation, atteste que l'oeil qui se portail sur la légende regardait surtout de part et d'autre de la croisette.Bref, ce denier inédit de Langres est tout à fait remarquable, et cumule des caractéristiques telles qu'on est tenté de croire à une erreur. Et pourtant il est bien là... et mérite qu'on s'y attarde.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/06/denier-indit-de-langres.html
Je découvre par hasard sur cette page, consacrée au culte de saint Fulcran à Lodève, l'indication suivante, dans le paragraphe intitulé "Monnaie" :Evêque et chef temporel, c'est ainsi qu'il faut également interpréter la figure de Fulcran que Pierre Raimond fît graver sur les deniers lodévois. Tous portent le nom de « Fulcran », quelques uns le mot « sanctus ». La pluspart portent dans le champ un buste mitré de face avec la légende « eps:lodove » (évêque de Lodève). Habituellement à cette époque, et particulièrement dans le Midi, lorsqu'un saint est représenté sur une monnaie, son buste coupe la légende par le bas. Rien de tel pour la monnaie lodévoise ou le buste de Fulcran ne coupe pas la légende.Et l'auteur de la page explique que d'après moi (dans ma thèse d'Ecole des chartes) :"ce fait suggère que Fulcran est ici représenté beaucoup plus comme évêque que comme saint. Singularité liée à la rédaction contemporaine d'une Vie (par Pierre de Millau) et à la volonté manifeste de l'évêque Pierre Raimond de mettre en avant l'action politique de Fulcran, confronté à des seigneurs entreprenants, situation pour lui-même, dans un contexte politique et religieux pour le moins mouvementé."Si cette conclusion avait été de quelqu'un d'autre, j'aurais écrit sur ce blog que son auteur avait été extrêmement audacieux dans son interprétation.Comment le simple fait qu'une légende soit coupée ou non par le buste permet-elle de savoir si c'est un évêque ou un saint qui est représenté -- surtout si c'est la même personne.Me sentant accusé (par moi-même !) pour ces méthodes peu scientifiques, je publie ici l'intégralité de la réflexion qui m'a amené à cette hypothèse.____________________________________@page { size: 20.999cm 29.699cm; margin-top: 1.251cm; margin-bottom: 2.501cm; margin-left: 3.501cm; margin-right: 2.501cm }table { border-collapse:collapse; border-spacing:0; empty-cells:show }td, th { vertical-align:top; }h1, h2, h3, h4, h5, h6 { clear:both }ol, ul { padding:0; }* { margin:0; }*.fr1 { font-size:12pt; vertical-align:top; text-align:right; background-color:#ffffff; }*.Frame { font-size:12pt; vertical-align:top; text-align:center; }*.Graphics { font-size:12pt; vertical-align:top; text-align:center; }*.OLE { font-size:12pt; vertical-align:top; text-align:center; }*.Bibliographie { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:1cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:justify ! 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important; text-indent:-1cm; font-style:italic; }*.critiquebibliogrpahique { font-family:'Times New Roman'; font-size:10pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; }*.Date { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; }*.Dated'acteédité { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.Débutdechapitre { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; margin-top:4.233cm; margin-bottom:0cm; }*.Denierdate { font-family:Arial; font-size:10pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; font-weight:bold; }*.Descriptionavers { font-family:'Times New Roman'; font-size:11pt; margin-left:1cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:justify ! 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important; text-indent:-1cm; margin-top:0.212cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; }*.Footer { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; }*.Footnote { font-family:'Times New Roman'; font-size:10pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; }*.Framecontents { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:0.75cm; }*.Header { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.Heading { font-family:Arial; font-size:14pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0.212cm; }*.Heading1 { font-family:'Times New Roman'; font-size:28pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:1.058cm; margin-bottom:0.635cm; font-weight:bold; }*.Heading2 { font-family:'Times New Roman'; font-size:26pt; margin-left:3cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:-1cm; margin-top:1.27cm; margin-bottom:0.423cm; font-weight:bold; }*.Heading3 { font-family:'Times New Roman'; font-size:18pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:left ! important; text-indent:0cm; margin-top:0.776cm; margin-bottom:0.212cm; font-weight:bold; }*.Heading4 { font-family:'Times New Roman'; font-size:16pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:0cm; margin-top:0.635cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; font-weight:bold; }*.Heading5 { font-family:'Times New Roman'; font-size:14pt; margin-left:2cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; margin-top:0.318cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; }*.Heading6 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:left ! important; text-indent:0cm; margin-top:0.353cm; margin-bottom:0cm; font-style:italic; font-weight:bold; }*.Heading7 { font-family:'Times New Roman'; font-size:10pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:1cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0.106cm; font-weight:bold; }*.Heading8 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; font-weight:bold; }*.Heading9 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; font-weight:bold; }*.Index { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; }*.Index1 { font-family:'Times New Roman'; font-size:10pt; margin-left:0.42cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:-0.42cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0cm; }*.Index2 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0.847cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:left ! important; text-indent:-0.423cm; }*.Index3 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:1.27cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:left ! important; text-indent:-0.423cm; }*.Index4 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:1.693cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:left ! important; text-indent:-0.423cm; }*.Index5 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:2.117cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:left ! important; text-indent:-0.423cm; }*.Index6 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:2.54cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:left ! important; text-indent:-0.423cm; }*.Index7 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:2.963cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:left ! important; text-indent:-0.423cm; }*.Index8 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:3.387cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:left ! important; text-indent:-0.423cm; }*.Index9 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:3.81cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:left ! important; text-indent:-0.423cm; }*.IndexHeading { font-family:Diploma, 'Times New Roman'; font-size:18pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0.212cm; font-weight:bold; }*.Introduction-titre { font-family:'Times New Roman'; font-size:28pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:2.963cm; margin-bottom:0.635cm; font-weight:bold; }*.List { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:0.75cm; }*.Listeàpuces { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0.635cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:-0.635cm; }*.Listedesévêques { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0.75cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:-0.75cm; }*.Monnayages-description-subdivision1 { font-family:'Times New Roman'; font-size:18pt; margin-left:0.501cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:-0.501cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; font-weight:bold; }*.Monnayages-description-subdivision2 { font-family:'Times New Roman'; font-size:14pt; margin-left:3cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:1cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; font-weight:normal; }*.Monnayages-description-titre { font-family:'Times New Roman'; font-size:22pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:1.058cm; margin-bottom:0.423cm; font-weight:bold; }*.Monnayages-exposé-grandepartie { font-family:'Times New Roman'; font-size:22pt; margin-left:1cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:0cm; margin-top:1.058cm; margin-bottom:0.318cm; font-weight:bold; }*.Monnayages-exposé-sous-partie1 { font-family:'Times New Roman'; font-size:16pt; margin-left:1cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:-1cm; margin-top:0.847cm; margin-bottom:0.423cm; font-style:italic; font-weight:bold; }*.Monnayages-exposé-sous-partie2 { font-family:'Times New Roman'; font-size:14pt; margin-left:3cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:1cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; font-weight:normal; }*.Monnayages-listedesévêques-titre { font-family:'Times New Roman'; font-size:16pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:0cm; margin-top:0.635cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; font-weight:bold; }*.Monnayages-nomd'atelier { font-family:'Times New Roman'; font-size:16pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:0cm; margin-top:1.27cm; margin-bottom:0.423cm; font-weight:bold; }*.Monnayages-nomd'atelier-subdivision { font-family:'Times New Roman'; font-size:24pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:1.058cm; margin-bottom:0.423cm; font-weight:bold; }*.Monnayages-Nomdeprovince { font-family:'Times New Roman'; font-size:28pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:2.963cm; margin-bottom:0.635cm; font-weight:bold; }*.Monnayages-Preuves-titre { font-family:'Times New Roman'; font-size:22pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:1.058cm; margin-bottom:0.423cm; font-weight:bold; }*.Monnayages-titre3 { font-family:'Times New Roman'; font-size:24pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:1.058cm; margin-bottom:0.423cm; font-style:normal; font-weight:bold; }*.Monnayages-titre4 { font-family:'Times New Roman'; font-size:22pt; margin-left:1cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:0cm; margin-top:1.058cm; margin-bottom:0.318cm; font-style:normal; font-weight:bold; }*.Monnayages-titre5 { font-family:'Times New Roman'; font-size:18pt; margin-left:0.501cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:-0.501cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; font-weight:bold; }*.Monnayages-titre6 { font-family:'Times New Roman'; font-size:14pt; margin-left:3cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:1cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; font-weight:normal; }*.N°d'acte { font-family:Arial; font-size:14pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:1.905cm; margin-bottom:0cm; font-weight:bold; }*.NormalWeb { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; }*.Normalgras { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; font-weight:bold; }*.P1 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0.635cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.P10 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.P11 { font-family:'Times New Roman'; font-size:10pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; font-weight:bold; }*.P12 { font-family:'Times New Roman'; font-size:10pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.P13 { font-family:'Times New Roman'; font-size:10pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.P14 { font-family:'Times New Roman'; font-size:10pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.P15 { font-family:'Times New Roman'; font-size:10pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.P16 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.P17 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.P18 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:0cm; }*.P19 { font-family:'Times New Roman'; font-size:11pt; margin-left:1cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:justify ! important; text-indent:-1cm; font-weight:bold; }*.P2 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:0.635cm; }*.P20 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0.635cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.P21 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0.75cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:-0.75cm; }*.P22 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0.75cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:-0.75cm; }*.P23 { font-family:Arial; font-size:14pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:0.212cm; margin-bottom:0cm; font-weight:bold; }*.P3 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:0.635cm; }*.P4 { font-family:'Times New Roman'; font-size:26pt; margin-left:3cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:-1cm; margin-top:1.27cm; margin-bottom:0.423cm; font-weight:bold; }*.P5 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:0cm; }*.P6 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:0cm; font-weight:bold; }*.P7 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; font-weight:bold; }*.P8 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; font-weight:bold; }*.P9 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:0cm; font-weight:bold; }*.Pagedetitre { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; }*.Pagedetitre-sous-titre { font-family:'Times New Roman'; font-size:18pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; font-weight:bold; }*.Pagedetitre-Titre { font-family:'Times New Roman'; font-size:26pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; font-weight:bold; }*.Réf { font-family:'Times New Roman'; font-size:10pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; }*.Regeste { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; margin-top:0cm; margin-bottom:0.635cm; font-style:italic; }*.Remerciements-titre { font-family:'Times New Roman'; font-size:20pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:1.058cm; margin-bottom:0.635cm; font-weight:bold; }*.Standard { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; }*.Structureettypologie-subdivision1 { font-family:'Times New Roman'; font-size:26pt; margin-left:3cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:-1cm; margin-top:1.27cm; margin-bottom:0.423cm; font-weight:bold; }*.Structureettypologie-subdivision2 { font-family:'Times New Roman'; font-size:18pt; margin-left:1cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:justify ! important; text-indent:-1cm; margin-top:0.847cm; margin-bottom:0.635cm; font-weight:bold; }*.Structureettypologie-subdivision3 { font-family:'Times New Roman'; font-size:16pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:0cm; margin-top:0.635cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; font-weight:bold; }*.Structureettypologie-subdivision4 { font-family:'Times New Roman'; font-size:14pt; margin-left:2cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; margin-top:0.318cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; }*.Structureettypologie-subdivision5 { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:left ! important; text-indent:0cm; margin-top:0.564cm; margin-bottom:0cm; font-style:italic; font-weight:bold; }*.Structureettypologie-subdivision6 { font-family:'Times New Roman'; font-size:10pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:1cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0.106cm; font-weight:bold; }*.Structureettypologie-titredechapitre { font-family:'Times New Roman'; font-size:28pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:1.058cm; margin-bottom:0.635cm; font-weight:bold; }*.Subtitle { font-family:Arial; font-size:14pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:1cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0.212cm; font-style:italic; }*.Table { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:0cm; }*.TableContents { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:1cm; }*.Tabledesillustrations { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:2cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:left ! important; text-indent:-2cm; margin-top:0.212cm; margin-bottom:0cm; font-style:italic; }*.TableHeading { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0.635cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:justify ! important; text-indent:-0.635cm; color:#ff0000; font-style:italic; }*.Textbody { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:justify ! important; text-indent:0.75cm; }*.Title { font-family:Garamond; font-size:48pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! important; text-indent:0cm; margin-top:8.467cm; margin-bottom:0.106cm; font-weight:bold; }*.Titredelivre { font-family:'Times New Roman'; font-size:12pt; margin-left:1cm; margin-right:0cm; line-height:100%; text-align:justify ! important; text-indent:-1cm; margin-top:0.423cm; margin-bottom:0.212cm; font-weight:normal; }*.Titredepartie { font-family:Garamond; font-size:48pt; margin-left:0cm; margin-right:0cm; line-height:150%; text-align:center ! 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http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/05/les-deniers-piscopaux-de-lodve.html
Un billet de septembre annonçait que la Revue numismatique serait "bientôt" dans Persée (portail de revues en sciences humaines).Il y a quelques mois, Persée proposait une version beta (Persée 2) en parallèle à sa version "normale".Le mois dernier, les pourparlers se continuaient sur la question de la cession explicite des droits d'auteur pour la publication en ligne d'articles récents de la RN.Et voilà que sans que je le voie annoncé nulle part :Persée 2 devient l'interface de consultation par défaut (apparemment ça fait deux mois...).La Revue numismatique y est consultable, pour les années 1958-2003Je n'aime pas trop les couleurs (le texte est assez gris), mais l'interface est très réactive, agréable, les rebonds sont multiples : on peut circuler dans les collections sans repasser par le moteur de recherche (de l'intérêt d'une base structurée sur un simple moteur de recherche).L'internaute a la possibilité de créer un compte pour y personnaliser son espace, etc.-- à ce propos, quand donc les institutions françaises comprendront-elles que quand on crée 50 comptes, généralement on utilise 50 fois le même mot de passe, et que par conséquent il est important que ce mot de passe n'apparaisse pas en clair sur le réseau. Pas à l'écran, bien sûr, mais il existe des logiciels très faciles d'utilisation pour savoir ce que fait son voisin quand il navigue en http et pas en https.A ce jour, ni Gallica 2, ni Europeana dans son ancienne version, ni Persée 2, n'utilisent de https pour l'écran d'authentification.J'ai dérivé de mon propos initial.Notez bien la rubrique Travaux de recherche qui proposent de mettre en ligne de la littérature grise (tous ces écrits, colloques, etc. qui circulent un peu sous le manteau, ne sont pas publiés mais constituent une part importante de la production scientifique). C'est encore une rubrique en projet (un peu creuse), mais une bonne tout de même.Je vous laisse jouer avec le Panorama de Persée 2. C'est un peu fatigant à la longue, mais très ludique.Il ne manque plus, à l'image de Calames, qu'un blog Persée 2, qui nous tienne au courant des avancées et perspectives de l'interface.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/05/la-rn-numrise.html
Le service HAL (Hyper Article en Ligne) du CNRS est un réservoir permettant à tout chercheur de déposer ses publications ou projets de publication en ligne. J'ai appris il y a quelques jours seulement que j'avais tout à fait le droit de le faire aussi, même sans appartenir à un laboratoire (il y a un champ "Laboratoire" quand on veut y déposer un article : j'y ai mis "Société française de numismatique").J'y ai donc mis mon article sur le type monétaire de Saint-Gilles.J'avais exposé les conclusions auquel j'étais parvenu dans un précédent billet, et j'avais reçu quelques commentaires, auxquels je n'ai jamais répondu correctement : ils appelaient des recherches (sur la numismatique du Moyen Orient notamment) que je n'ai pas eu le temps de faire. Je m'en excuse et m'engage à m'efforcer d'y répondre un jour, et d'argumenter sur toutes les failles de mon raisonnement. Mais il faudra attendre encore un peu...Mon article sur le type monétaire de Saint-Gilles est disponible sur ce lien.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/05/le-type-montaire-de-saint-gilles.html
J'ai découvert par hasard que le site Dialnet (site espagnol, mais proposant aussi une interface francophone) dépouille les numéros de la Revue numismatique depuis 1996 (ainsi que la revue belge équivalente, depuis 1996 également).La base article@INIST dépouille 44 revues en histoire, mais rien sur la numismatique directement (ou "simplement" sur les sciences auxiliaires de l'histoire).Je serais intéressé de connaître d'autres bases (gratuites) proposant ce genre de dépouillements. Eventuellement plus anciens, et surtout pour un plus grand nombre de revues.Car lorsque j'ai dû rassembler de la documentation sur le florin, pour un projet d'article assez peu ambitieux, je suis parti du principe qu'il existait nécessairement UN (au moins) ouvrage de référence consacré à cette monnaie, qui en recensait les exemplaires, les copies, les sources écrites connues, etc.J'ai eu beaucoup de mal à le dénicher (il s'agit de M. BERNOCCHI, Le monete della Republica fiorentina. Florence, 1974, dont un tome est consacré au florin). Et pour le trouver j'ai eu recours à une base bibliographique payante : la bibliographie de civilisation médiévale (publiée par Brepols).Ce qui m'a montré toutes les limites du gratuit et de son caractère généralement :non systématique (qu'est-ce qui est dans Google Scholar ? Qu'est-ce qui n'y est pas ?...)hétérogène (pas ou peu de rebonds d'une notice à l'autre, mettant une limite, en fin de compte, à la sérendipité chère au Web 2 : à l'heure actuelle, celle-ci est bonne pour flâner, pas pour travailler de façon méthodique).
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/05/dpouillement-darticles-en-numismatique.html
Le blog de Zotero indique un important travail de documentation autour du logiciel. En particulier, pour nous autres, une traduction du "Quick start guide" en "Guide de démarrage rapide".A mon avis, à partir du moment où celui-ci existe, le guide "labellisé" par l'éditeur du produit, inutile de faire le sien dans son coin : il sera toujours moins à jour.Avec illustrations, screencasts, etc.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/04/zotero-guide-de-dmarrage-rapide.html
Comme promis, j'ai rajouté un bouton "S'abonner sur Wikio" dans le menu latéral de ce blog, pour faciliter l'abonnement au fil RSS directement vers cette plate-forme.Cela dit, même si je constate que leur système d'abonnement facilite énormément la manipulation des fils RSS, puisque l'on peut générer des abonnements à des fils existants (proposés sur des blogs ou des sites de journaux) comme à des fils dynamiques (requête sur Wikio) sans que le mot RSS (ou XML) apparaisse.L'objectif est clairement d'escamoter ce terme jugé trop "geek" (même si j'aborre ce mot...) pour une expression plus fluide : "s'abonner".Toutefois selon moi c'est une amélioration qui n'a d'intérêt que très temporaire : les fils RSS sont désormais tellement présents sur Internet, que les internautes connaissent et reconnaissent de mieux en mieux ce mot. RSS sera certainement dans quelque temps aussi bien assimilé que "HTML" ou "PDF".Deux signes/facteurs à cela :si l'internaute ne voit plus de "RSS" sur Wikio, il en voit partout ailleurs. Donc il s'y habitue. A tel point que viendra peut-être un jour où le nouvel utilisateur de Wikio se dira devant une liste de résultats : "Mais où est leur fil RSS ?"les podcasts procèdent du même principe que les fils RSS : ils sont aux fichiers son (radio) ce que sont les fils RSS pour les journaux. Or le terme "podcast" est complètement assimilé dans la culture adolescente (pour ce que j'en perçois, du moins : de très loin). Si on a du mal à expliquer à un internaute ce qu'est un fil RSS, de plus en plus souvent il est possible de lui dire : "c'est un podcast pour pages web", et son visage s'éclaire.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/04/sabonner-sur-wikio.html
J'ai laissé traîner plusieurs semaines le Bulletin de la Société française de numismatique de janvier 2008 avant de trouver le temps de le lire. Voilà qui est fait et je n'ai pas été déçu : tout son contenu portait sur la numismatique médiévale (ce qui m'a désolé de n'avoir pu assister à la réunion ayant donné lieu à ces échanges).Pour info, voici les deux communications :SACCOCCI (Andrea), « Virgile et les saints patrons : un païen dans le monnayage épiscopal de Mantoue (XIIe-XIVe siècle) », BSFN, 2008, vol. 63, n° 1, p. 2-12CHAREYRON (Régis), « Un denier inédit de Pastor de Sarrats, archevêque d’Embrun de 1338 à 1350 », BSFN, 2008, vol. 63, n° 1, p. 12-14Les deux sont extrêmement intéressantes, mais la première surtout contient une réflexion sur la "bonne" manière (la manière légitime) de décrypter l'iconographie numismatique. Je m'empresse de vous retranscrire ces passages que je fais miens :« Il faut dire que la monnaie, sous le profil juridique, est un objet qui exerce ses fonctions (unité de compte, moyen d'échange, etc., même dans le domaine privé (qui n'est pas sujet au contrôle direct de l'Etat) avec "force de loi", c'est-à-dire que l'utilisation par le public de cet objet est, d'une part garantie, de l'autre rendue obligatoire par un Etat. Par conséquent, tout ce qui y est imprimé a pour but d'indiquer et de rendre les pouvoirs attribués à la monnaie pour accomplir de telles fonctions [...]. En d'autres termes, et en simplifiant à l'extrême, je pense que les légendes et les représentations monétaires doivent satisfaire, pour la monnaie, à la même fonction que les poinçons sur les plateaux des balances d'usage public, aussi bien que les cachets, les signatures et les souscriptions pour des documents notariaux [...]. Les autorités monétaires, évidemment, tiennent compte de cela, et donc insèrent dans l'iconographie de la monnaie des éléments qui permettent [d'un côté] d'identifier immédiatement les responsables de chaque émission, de l'autre de rendre plus difficile la falsification.« La monnaie, enfin, a aussi une fonction économique qui en justifie l'existence même, donc sa typologie est fortement conditionnée par cette fonction, elle n'est jamais arbitraire. En conséquence beaucoup de choix iconographiques, un fois satisfaites les exigences indiquées plus haut, peuvent être simplement justifiées par la nécessité d'imité de façon plus ou moins fidèle le type de quelque monnaie connaissant une grande popularité. [...]« Je pense qu'à l'époque médiévale, surtout avant le XIVe siècle, les aspects que nous avons indiqués plus haut semblent justifier la presque totalité des typologies monétaires attestées. C'est donc dans ce domaine, avant tout juridique et ensuite économique, que nous devrions rechercher l'explication de choix épigraphiques ou iconographiques pas encore éclaircis, en réservant à un autre moment les interprétations sur la fonction symbolique. »Donc si l'on veut interpréter l'iconographie d'une monnaie, il faut d'abord commencer par expliquer en quoi elle satisfait aux contraintes juridiques (désigner l'émetteur) et économiques (aider la monnaie à s'insérer dans la circulation des autres monnaies) avant de vouloir donner des explications religieuses ou ésotériques.Cela rejoint tout à fait les observations que j'avais pu faire pour ma thèse : étudiant initialement l'iconographie religieuse sur les monnaies, j'ai été frappé de l'omniprésence du phénomène d'imitation (plus ou moins libre) qui expliquait certaines figures de saints, beaucoup plus que la religiosité du lieu émetteur.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/04/petits-principes-iconographiques.html
Suite à la tenu de la journée Pleade 3, j'ai eu droit à trois commentaires (un record !) sur mon billet donnant mes premières impressions après test du logiciel.Donc bien que n'ayant pas grand chose à ajouter pour le moment, je signale tout de même quelques éléments supplémentaires :Je suis revenu de cette journée conforté dans mes impressions initiales, à savoirC'est un logiciel désormais développé définitivement par deux sociétés françaises. La "communauté" (qui n'existait pas vraiment, mais qu'on aurait pu envisager de faire émerger) n'a pas la possibilité d'intervenir dans les évolutions à venir. Quand je parle de communauté, je suis lucide sur les ressources humaines et compétences informatiques des services d'archives français : je pense essentiellement aux bibliothèques universitaires américaines, dont certaines se sont dotées de Pleade pour éditer en ligne certains de leurs fonds, dans la mesure où il n'existe pas d'outil alternatif aussi abouti pour publier des documents EAD en ligne.L'accès à la documentation est moins ouvert qu'avant. Les développeurs d'AJLSM et Anaphore (les deux sociétés qui ont investi dans le développement de Pleade 3) ont essayé de nuancer, en parlant d'accès possible réservé aux institutions, etc., l'objectif n'étant que de brider leurs concurrents potentiels. Le fait est là : si j'ai pu découvrir et tester Pleade 2, c'est précisément parce que j'ai eu la possibilité de le faire dans mon coin, en tant que citoyen internaute détaché de toute institution. Désormais si je peux télécharger Pleade 3 librement, en revanche pour accéder à la documentation il faudra sans doute que je parlemente avec une de ces deux sociétés pour l'obtenir -- elle ne sera de toute façon pas mise en ligne. Le fait de devoir prendre contact avec eux est en soi un obstacle, quel que soit leur niveau d'ouverture ensuite (comment puis-je prouver que je ne suis pas un de leurs concurrents ?).Sur l'affichage des résultats par fonds (chaque résultat apparaît dans son arborescence au sein du des fonds), je maintiens mes réserves. C'est une excellente d'en disposer, mais une mauvaise de ne pas pouvoir choisir un autre mode d'affichage alternatif, selon ce que préfère l'internaute.Le premier commentaire à mon billet précise que Calames n'est pas seulement un outil de diffusion de documents en EAD, mais est conçu comme un outil de cataloguage en réseau, plus ou moins comme WinIBW actuellement permet de cataloguer des imprimés dans le Sudoc. Autrement dit, Calames ne sera pas un logiciel que n'importe qui pourrait récupérer pour l'installer sur un serveur et s'en servir comme outil de diffusion de ses documents EAD. Il faudra que je me renseigne mieux sur ce point. Au moins, Calames a le mérite d'offrir des fonctionnalités alternatives, de faire penser à des possibilités nouvelles : j'avoue qu'avant son apparition je n'avais jamais envisager que Pleade ne puisse être tel qu'il était. C'est d'ailleurs pour cela que je suis utilisateur (critique) et non développeur !Curieusement, j'ai pu constater que plusieurs sociétés mettant en place des outils en ligne pour les bibliothèques ou les archives ne comprennent pas l'importance de pouvoir disposer facilement d'un panel de statistiques d'utilisation de ces outils. Avec Pleade 3, nous n'avons toujours pas de visualisation de ces statistiques : il faut aller trifouiller dans les logs Apache, paramétrer le format des logs stockés et les traiter ensuite avec un autre outil (comme AWstats). On s'en sort, bien sûr. Mais pourquoi continue-t-on encore à créer de tels logiciels sans prévoir un module statistique intégré, avec une interface ergonomique, etc. Techniquement, ça ne doit pas être le bout du monde. Le problème principal semble être qu'il faut sans cesse expliquer que ces statistiques nous sont indispensables pour pouvoir justifier de l'engagement de deniers publics.Pour l'instant, pas d'autre impression puisque je n'ai pas retouché à Pleade 3 depuis cette journée. Les archivistes y ont tout de même noté (mais ça me concerne moyennement pour mes projets) l'absence (provisoire) du module EAC permettant de gérer les producteurs d'archives. Ca devrait arriver dans la version 3.1.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/04/journe-pleade-3-26-mars.html
Liste des lieux où ont été frappées des imitations de florins (en France)Lieu : Hainaut ; Ville : Valenciennes ; Pays : FranceLieu : Cambrai ; Ville : Cambrai ; Pays : FranceLieu : Metz ; Ville : Metz ; Pays : FranceLieu : Lorraine ; Ville : Nancy ; Pays : FranceLieu : Bar ; Ville : Bar-le-Duc ; Pays : FranceLieu : Haguenau ; Ville : Haguenau ; Pays : FranceLieu : Bourgogne ; Ville : Dijon ; Pays : FranceLieu : Aquitaine ; Ville : Agen ; Pays : FranceLieu : Viennois ; Ville : Vienne ; Pays : FranceLieu : Montélimar ; Ville : Montélimar ; Pays : FranceLieu : Valentinois ; Ville : Valence ; Pays : FranceLieu : Béarn ; Ville : Pau ; Pays : FranceLieu : Toulouse ; Ville : Toulouse ; Pays : FranceLieu : Savoie ; Ville : Chambéry ; Pays : FranceLieu : Saint-Paul-Trois-Châteaux ; Ville : Saint-Paul-Trois-Châteaux ; Pays : FranceLieu : Montpellier ; Ville : Montpellier ; Pays : FranceLieu : Perpignan ; Ville : Perpignan ; Pays : FranceLieu : Arles ; Ville : Arles ; Pays : FranceLieu : Provence ; Ville : Aix-en-Provence ; Pays : France(source : BERNOCCHI, M. Le monete della Republica fiorentina. Florence, 1974.)Agrandir le planVous voyez ci-dessus une exploitation très perfectible d'une chaîne de traitementListe de lieux > Yahoo Pipes > Google MapsYahoo Pipes devient un outil extrêmement utile pour générer des cartes, quand on ne sait pas (ou pas encore) manipuler le JavaScript minimal pour faire ça directement dans Google.J'indique donc la liste des noms à faire apparaître sur la carte (ville, province, etc.), dans une page HTML. Je rentre cette page dans un pipe, et je lui dis qu'il faut extraire une mention de lieu en combinant la ville avec le pays.Il me produit ainsi une jolie carte dont j'exporte le fichier KML, et j'importe le fichier KML dans Google Maps.Deux avantages à utiliser à la fois Yahoo Pipes et Google Maps :les entrées dans Yahoo Pipes peuvent être des variables : je peux générer une carte en entrant à chaque fois une page différente, tout en utilisant le même pipe.Google Maps indique facilement comment insérer une carte Google dans une page web.Ainsi Yahoo Pipes me produit une carte temporaire, dont j'extrais les données de lieu, et Google Maps stocke mes cartes.Problème ici : bizarrement, l'export KML ne contient pas l'intégralité des ateliers listés, pourtant bien présents sur la carte Yahoo. Il faudra que j'explore ce mystère, et que je vois si c'est récurrent.A priori, si ça fonctionne bien, ça permettrait de génerer en quelques minutes, pour tout type iconographique étudié (ou autre phénomène), une cartographie souple (car on peut ensuite modifier la carte Google à la main).En outre, rien n'empêche d'enrichir la liste initiale, avec une référence à une image (en ligne), une ou plusieurs références bibliographiques, une description, etc. En cliquant sur les bulles Google, un encart complet apparaîtrait avec toutes ces informations. Un billet du blog officiel de Yahoo! Pipes explique comment insérer un "badge" dans un site web. Et voici la carte qui résulte de la liste ci-dessous.{"pipe_id":"EGFraK3y3BGyTUtvmLokhQ","_btype":"map","pipe_params":{"sep":"","fin":"(source","debut":"Liste des lieux où ont été frappées des imitations de florins (en France)","urlpage":"http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/03/florins-un-exemple-dutilisation-de.html"}}
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/03/florins-un-exemple-dutilisation-de.html
La sortie de Wikio Europa, qui est une mise à jour remarquable de Wikio, coïncide avec ma découverte d'un bug sur le fonctionnement des fils RSS produits lors d'une recherche.Si bien que je vais parler du bug (et de sa solution) et laisser d'autres parler de la nouvelle moutûre de Wikio.Quand on recherche une expression exacte, par exemple "archives départementales", il est naturel de lancer une recherche dans Wikio en encadrant les termes de guillemets. La requête fonctionne fort bien ainsi, et ne sortent que les résultats contenant l'expression.Pour cette requête, Wikio me propose tout naturellement un fil RSS, disponible dans la barre d'adresse du navigateur (pour Firefox), ou en bas de la liste de résultats Wikio, derrière le bouton s'abonner : http://rss.wikio.fr/search/%22archives+d%C3%A9partementales%22.rss, côte à côte mais plus souvent séparés.Or si on affiche le fil RSS, on constate que les guillemets (pourtant présents sous leur forme encodée %22) ne sont plus pris en compte, et que la liste affiche tous les billets contenant le mot "archives" et le mot "départementales" -- avec beaucoup de parasitage, donc.J'ai fini par découvrir que la bonne URL pour obtenir un fil RSS propre ne restituant que mon expression exacte était : http://rss.wikio.fr/search/archives-d%C3%A9partementales.rssLes deux mots recherchés, séparés par un tiret.Ce système ne fonctionne pas si on met trois mots ou plus... Mais déjà ainsi je m'éviterai beaucoup de bruit pour rien désormais.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/03/wikio-europa-plein-de-bonnes-choses.html
J'ai installé il y a quelques mois dans la colonne de gauche des bouton qui permettent de suivre l'actualisation de ce blog sans avoir à afficher l'horrible "fil RSS" : Il suffit de cliquer sur l'un des boutons pour que la liste des derniers billets apparaisse directement sur son espace personnalisé Netvibes, Google ou Bloglines.Or début février Wikio, moteur d'actualités dont je me passerais difficilement, me contacte pour me proposer d'ajouter un bouton dans cette liste.En effet Wikio veut également exister comme agrégateur de flux RSS, personnalisable, et non comme moteur d'actualités.Voici ma réponse, datée du 16 février :Je trouve que Wikio est un outil extrêmement utile, et même indispensable pour toute recherche concernant des sujets d'actualité (en fait, je l'utilise presque exclusivement). Mais je ne suis toujours pas convaincu par sa fonction d'agrégateur.Je l'ai testé suite à votre proposition, et je suis gêné par la chose suivante :Actuellement, pour s'abonner à un fil RSS sur Wikio, il faut :soit que sur le site consulté se trouve un bouton "S'abonner sur Wikio"soit que l'on soit en train de faire une recherche sur Wikio.Mais sur un onglet personnalisé Wikio, si je veux rajouter un fil RSS de site extérieur, je ne vois pas comment faire (la fonction existe peut-être, mais n'est pas clairement visible)Si vous êtes diffuseurs et agrégateurs de fils RSS, cela signifie que vous concevez le web (et j'aimerais que ce soit le cas) comme un réseau de fils RSS, et que la consultation de Wikio suffit à naviguer dans l'information. Donc, logiquement, depuis Wikio on doit pouvoir trouver toute l'information voulue, et s'abonner facilement à n'importe quel fil RSS.J'attendrais donc plusieurs fonctions avant de trouver que Wikio est un agrégateur intéressant, donc avant de le proposer sur mon blog en estimant que je rendrais ainsi service à mes lecteurs :Quand je suis sur une liste de résultats Wikio, pour chaque billet, Wikio doit me proposer de m'abonner au(x) fil(s) RSS du site qui a publié le billetSur un onglet personnalisé Wikio, la fonction "Rajouter un flux/site" doit être beaucoup plus évidente.Faute de ces fonctions, je ne vois pas comment je peux à l'heure actuelle m'abonner facilement au Monde sur Wikio, ou à toute autre ressource "de base". Donc je ne vois pas comment Wikio pourrait devenir mon agrégateur.Le 25 février (9 jours après mon mail), Wikio annonçait l'ouverture de Wikio Europa à des beta-testeurs (et me proposait peu après une invitation).Je n'ai pas encore eu le temps de tout explorer, loin s'en faut (d'autres s'en chargent, dont le blog Wikio), mais j'ai pu constater que les deux fonctions manquantes qui conditionnaient mon adhésion à l'agrégateur Wikio y étaient désormais présentes.Conclusion logique :sur Wikio, le web devient un immense réseau de flux RSSdès que Wikio Europa sort de la version de test et devient le site officiel de Wikio, je rajoute un bouton sur mon blog
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/03/wikio-je-suis-visionnaire-mais-moins.html
Je me suis lancé il y a quelques semaines dans Yahoo! Pipes, outil de Yahoo de génération de fils RSS, mais dont les capacités vont bien au-delà. Justement, c'est cet "au-delà" que je voulais explorer, au-delà de Ponyfish et Feed43 qui permettent de générer des fils RSS à partir de pages qui n'en possèdent pas, mais présentent leurs informations sous forme de listes.Au moment de commencer l'expérimentation de cet outil, j'ai voulu me documenter pour voir à quoi cela ressemblait. Remarques :il n'y a rigoureusement rien en français. Mais ce n'est pas le plus grave.Yahoo! ne donne pour ainsi dire aucune documentation : un seul exemple par fonction, et l'exemple est d'une pauvreté désolante. Donc je ne renvoie même pas à cette documentation.A défaut d'autre solution, je me suis donc lancé dans le vide, j'ai produit quelques "pipes", et je vais en présenter un ici, en expliquant les modules un par un, du début à la fin.J'espère que ça donnera une plus claire de ce que permet Yahoo! Pipes (car en dépit de sa documentation indigente, l'outil est extraordinaire, bien qu'encore en beta). C'est une forme de tutoriel ou mode d'emploi par l'exemple.Je ne prétend pas, par ailleurs, avoir utilisé les fonctions le plus intelligemment du monde. Il est certain que j'aurais pu économiser de l'énergie en utilisant certains modules de Yahoo! Pipes de manière plus appropriée. J'ai fait comme j'ai pu et il vous reste à aller encore plus loin.Voici le "pipe" que je vais vous présenter : http://pipes.yahoo.com/pipes/pipe.info?_id=0de3ef5e7c6a74ded3f7a584c2b82ba3L'objectif était le suivant : l'association des archivistes d'Angers (AEDAA) donne sur son site internet une liste d'expositions en cours dans les centres d'archives français (en essayant d'être exhaustive).J'ai voulu la transformer pour en faire :un fil RSS, avec un par date : en tête (les plus urgents, donc) les expositions qui se terminent bientôt.une projection cartographique : on visualise une carte avec de petites icônes, et chaque icône correspond à une exposition. On clique sur une icône pour obtenir le détail de l'expo.Difficulté supplémentaire : chaque exposition indiquée n'est pas "cliquable" vers le site officiel du service d'archives. J'ai voulu restituer l'URL.Evidemment, tout doit être fait automatiquement : dès que la liste est enrichie, le fil RSS, la carte et le lien sont générés dynamiquement.Donc il faut traiter la liste de départ, pour la transformer progressivement, étape par étape, afin d'obtenir le résultat attendu à la fin.Je vous invite à voir le code source de ce "pipe", puis à lire ce qui suit pour le comprendre.[quand on crée un nouveau pipe, la partie de droite est vide. On choisit avec la souris le module à intégrer et on le glisse (par drag'n'drop) dans la partie de droite]Voir le résultat du pipeVoir le code source du pipeVoir les données de départ (sur @rchinet.aedaa)1.D'abord, je choisis le module "Fetch Page", qui permet de traiter une page n'ayant pas de fil RSS. Dans cette page (champ URL), j'indique que la liste à transformer en fil RSS se trouve entre telle et telle balise.Et dans cette liste chaque item est séparé du suivant par la balise HTML Donc chaque "item.content" va contenir à chaque fois l'intégralité de l'item en code HTML. Je vais aller y piocher les informations qu'il me faut, pour les répartir aux bons endroits.2.Le module "loop" fait une boucle : pour chaque item défini plus haut (le contenu entre chaque balise ) et où tout est mélangé, j'extrais une information sur le titre, avec des expressions Perl.Je ne vais pas vous donner des cours de Perl (expressions régulières), alors j'explique juste le principe de cette formule :Remplacer : [\d\D]*]*>([^
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/02/yahoo-pipes-un-cas-dcole-et-quelques.html
Suite à un mail paru sur Biblio-fr (liste de diffusion des professionnels des bibliothèques), je découvre de nouvelles fonctionnalités sur Gallica 2, précisément celles qui manquaient cruellement :Fonction de recherche avancée : on peut enfin chercher spécifiquement un titre ou un auteur. Et les possibilités de filtres sont assez riches : notamment la possibilité de limiter par thème. On peut également choisir l'ordre de tri : pertinence, titre, auteur, date.Zoom : ça ne s'appelle pas tout à fait comme ça, mais quand on consulte un ouvrage, en haut de la page est proposée l'option d'affichage "Normal" ou "Pleine page", qui agrandit l'image visualisée.De très bonnes nouvelles, donc.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/02/gallica-2-notables-amliorations.html
Je m'étonne du silence complet du web sur la nouvelle version "pour développeurs" de Pleade 3. C'est une version pour développeurs, mais elle est déjà en cours de développement pour plusieurs centres d'archives qui paraîtront bientôt sur la Toile.Je me rends compte aussi que j'ai laissé passer beaucoup de temps depuis le jour où je l'ai chargé sur mon poste, sans l'examiner de nouveau. Donc je mets ici mes premières réactions, écrites au mois de janvier.Appréciation globaleBeaucoup de choses ont été repensées très intelligemment. Disparition des frames, possibilité de gérer en back-office beaucoup de choses qui nécessitaient du FTP jusque-là (pour charger sur le serveur des fichiers de configuration)Problème des URL pérennes : le mode de fabrication de l'URL d'un document est plus simple... mais différent :http://www.urldebase.fr/ead.html?id=CH_00000126au lieu dehttp://www.urldebase.fr/sdx/pl/toc.xsp?id=CH_00000126&fmt=upmc&idtoc=CH_00000126-pleadetoc&base=faDonc si on a décidé de pointer vers certaines pages de sa base Pleade (une notice de fonds, etc.), le passage à Pleade 3 nécessitera de mettre toutes ses URLs à jour.Différences d'interface publiqueA la fois un système d'onglets supérieurs (permanent) + menu latéral (contextuel aux onglets).Différences d'interface de gestion/administrationBeaucoup plus de fichiers sont configurables directement via l'interface web. Ou au moins le back-office permet de récupérer ces fichiers XML pour les reconfigurer et les uploader ensuite.Cela ouvre la possibilité de modifier l'architecture du site à toute personne autorisée à charger des fichiers EAD (sauf si gestion des droits fine, ce qui est probable mais à vérifier).Les onglets supérieurs définissent des rubriques de gestion, et le menu latéral est contextuel à ces onglets. On a vite fait de publier un document EAD dans l'onglet Administration au lieu de Gestion de contenu... Donc il faut bien distinguer les comptes pour éviter ce genre de problème : un compte servant au chargement, un autre au paramétrage de Pleade.L'augmentation des fonctions de gestion/administration est permise notamment par des menus contextuels successifs :Tout en haut, les onglets supérieurs.Du choix de l'onglet supérieur dépend le menu latéralDu choix de la rubrique dans le menu latéral dépendent les sous-ongletsCela peut rendre les choses un peu complexes au début, mais cette imbrication est finalement assez intuitive.La publication d'un document se fait avec 3 onglets (au lieu d'une longue page) :Chemin pour sélectionner le fichierParamètres de publication (correspond à l'actuelle "fragmentation", etc.)Paramètres d'affichageLes libellés ne sont pas plus clairs qu'avant. Il faut s'habituer... En outre pour chaque champ une aide contextuelle (point d'interrogation) est prévue. Elle reste à remplir encore (par les développeurs ? par la communauté ?)Différences configuration/architecture internei18n : gestion des libellés très différentePleade 2 : les versions d'un libellé selon différentes langues s'expriment ainsi dans les fichiers de config :Le contenu du texte est dans la config, même, sous cette forme : Accès aux collections Access to collectionsPleade 3 : tous les libellés sont dans un fichier spécifique, appelés d'une manière conforme aux recommandations i18n : Il est donc probable que la migration des données ne se fera pas sans labeur (à moins de trouver LA feuille de conversion ?).Pages du siteLa partie "site" (pages XHTML) ne semble toujours pas pouvoir être gérée (par download/upload) dans le back-office.Structuration en fonds et sous-fonds (ou collections)L'arborescence est décrite par un fichier EAD au lieu d'un XML "maison". Excellente (vérifier l'application concrète dans ses détails)Problèmes relevésEn superadministrateur, pour la gestion des droits, on ignore quelles sont les valeurs possibles.Apparemment le droit "eadeac-editor" donne à la fois la possibilité de charger des documents, et de configurer le site (menus, collections, etc.). Le seul droit non donné est la gestion des autres utilisateurs.C'est un problème si on veut ne pouvoir permettre à une personne que de publier (ne serait-ce que pour éviter les erreurs).Les fonctions de gestion et d'administration sont trop liées entre elles. Il semble difficile de vouloir les distinguerJe n'ai pas trouvé comment indiquer qu'un document EAD doit aller dans tel ou tel fonds ou sous-fonds (ou éventuellement dans plusieurs fonds à la fois)Quand on publie un document dont le titre est très long, si on veut le republier (Gérer les documents EAD publiés), il propose dans la liste déroulante des documents publiés le titre tronqué par la fin : les 9 derniers caractères suivis de "[...]" au lieu des premiers caractères suivi du même signe d'abréviation. De toute façon il faut plus de caractères avant de tronquerL'URL d'un document est structurée de manière simplifiée (en reprenant l'identifiant unique), mais avec la disparition des frames elle est pour toutes les pages du document. Il n'est plus possible de citer une page précise et de créer un lien profond dans le document.ConclusionPleade était jusque-là, il me semble, le fruit d'une collaboration entre des sociétés (AJLSM et Anaphore notamment) et le Ministère de la Culture (la Direction des Archives de France et les Archives nationales essentiellement).Bon nombre de questions seront sans doute éclaircies lors de la journée Pleade 3, le mercredi 26 mars 2008 au Muséum national d'histoire naturelle.La version 3 de Pleade est extrêmement intéressante, très inventive, mais me semble plus le fruit des développeurs privés sans participation claire de l'Etat. Que va devenir le logiciel, entre les mains d'une petite communauté de développeurs (car il est peu vraisemblable que cette communauté de développeurs s'étende beaucoup : les centres d'archives n'ont jamais d'informaticiens, ils doivent faire appel au service informatique du Conseil général).Pleade a été adopté outre-Atlantique. Il y a là-bas des informaticiens, et je n'ai pas l'impression qu'ils ont participé à la naissance de la version 3. Peuvent-ils décider d'en faire une autre version ? ou de renommer le logiciel pour se l'approprier plus complètement ? Tout cela pour moi n'est pas clair.Donc techniquement, c'est bourré de bonnes mais avec une migration complexe des données (et surtout que faire du travail de personnalisation réalisé sur la version 2, pour le passage en V3 ?).Mais politiquement, je trouve que ce serait encore hasardeux de se lancer dans la V3 si on dispose déjà de la V2, et ce d'autant plus que toute la documentation sur la V3 reste à faire (ou, si elle est rédigée, elle n'est en tout cas pas disponible à ma connaissance), et que cette version reste donc encore actuellement la "chose" de ses concepteurs.Enfin, pour le projet qui me tient à coeur d'une base de monnaies en EAD, la V3 ne me paraît pas nécessaire :actuellement, si j'interroge une base de monnaies avec Pleade sur les termes "alpha oméga", j'obtiendrai une liste de résultatsdenier. XIIe siècleobole. XIe siècleavec pour chaque résultat l'indication en plus petits caractères de l'émetteur.avec la V3, j'aurais forcément l'émetteur en "chapeau", avec l'arborescence des monnaies en dessous :AgenoboledenierAnjouFoulques Nerradenieret je ne suis pas sûr que ce soit d'un usage plus aisé.Même pour une recherche dans un fonds d'archives, c'est professionnellement pertinent, mais on touche une problématique, un débat plus vastes, entre les utilisateurs (chercheurs, généalogistes) et les professionnels (archivistes).Ces derniers souhaitent a priori faire voir la logique du fonds pour donner un sens aux résultats, forcer le chercheur (pour son bien, pour qu'il comprenne ce qu'il est en train de faire) à voir l'arborescence des fonds qu'il consulte.Les chercheurs, eux, ne sont (il me semble) intéressés que par les résultats, pas par la connaissance des fonds. Et si on peut leur fournir les documents qui les intéressent en les dispensant d'apprendre le cadre de du fonds consulté, sans doute en seraient-ils enchantés.A cela s'ajoute qu'ils savent désormais se servir de Yahoo! et de Google, et qu'ils sont de plus en plus habitués à des résultats non hiérarchisés. Est-ce une bonne chose ? Je ne crois pas, mais c'est ce qui est, et il me semble risqué de vouloir en faire abstraction.Les choix de Pleade 3 satisferont donc -- je pense -- les professionnels de la culture et tiennent compte d'importantes évolutions du web et des usages. Mais le choix de Pleade 3 s'impose-t-il pour autant -- surtout à l'heure où naissent de nouveaux outils extrêmement performants (mais dont on ignore l'avenir) ? Je n'en sais rien. Je pose des questions, et vous invite volontiers à proposer des réponses.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/02/pleade-3.html
Figoblog signale la présentation d'une maquette de la prochaine version d'Europeana, telle que reprise par The European Library -- donc avec des acteurs vraiment européens, et pas seulement issus de la Bibliothèque nationale de France.On ne peut que s'en réjouir.Je vous laisse découvrir la maquette et ne la commenterai pas (exercice périlleux puisqu'on est guidé de bout en bout dans les manipulations). Je note deux choses tout de même :l'accent mis sur des nouveaux modes de navigation : par frise chronologique et par carte géographique. J'ai vu que ce besoin était assez récent mais extrêmement légitime de naviguer dans des collections autrement que par l'alternative moteur de recherche/liste de documents.la quasi-totalité des manipulations de la démo porte sur des objets qui ne sont pas des livres. Europeana serait donc plus comparable à un portail Patrimoine qu'à une bibliothèque numérique. Mais pourquoi pas ?L'ancien site d'Europeana a été complètement balayé pour laisser place à la nouvelle présentation. Et je n'ai gardé aucune copie d'écran en souvenir...
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/02/europeana-nouvelle-maquette.html
Suite à plusieurs remarques, il me semble utile d'expliciter le rôle que je donner à Poey d'Avant dans mes recherches. En effet j'ai le sentiment d'être assez seul pour trouver dans cet antique ouvrage (ca. 1860) une source encore importante pour l'étude de la numismatique médiévale.Pour rappel : les trois tomes de Poey d'Avant s'efforce de cataloguer toutes les différentes monnaies connues (et non les exemplaires) pour les monnaies françaises non royales, en fournissant pour chaque monnayage :un exposé historique du monnayagela liste des seigneurs, évêques ou abbésla description de chaque monnaie connue, avec datation et attribution éventuelle. Les planches suivent à la fin de chaque volume.Ces volumes ont été réédités (ou plutôt réimprimés) deux fois récemment :Par Georges Depeyrot (en 1996), qui fait précéder son édition d'une introduction indiquant les erreurs d'attribution et de datation.Par l'éditeur les Chevau-Légers (en 2002), qui justifie cette réédition après celle de Depeyrot notamment par la taille des illustrations qui, d'après eux, ont été réduites. Les descriptions ont été réimprimées à l'identique, mais aux reproductions sur les planches sont ajoutées des corrections d'identification.Cette dernière réimpression est à mon sens d'usage plus aisé, mais ne résoud pas le problème pour les monnaies non illustrées (donc non corrigées...).Toujours est-il que la plupart du temps je me sers de l'édition originale du XIXe siècle, en particulier parce qu'elle est désormais disponible en ligne. Et je le fais en étant parfaitement conscient de ses erreurs sans nombre.Il me semble que j'ai raison de l'utiliser et que les autres numismates ont raison de ne pas s'en servir, tout simplement parce que l'objet d'étude n'est pas le même.En général (pour ce que j'en ai vu) un numismate est spécialiste surtout d'une région, et pour cette région connaît la dernière monographie qui met les connaissances à jour1.Pour ma part, j'étudie généralement un type iconographique (la dextre bénissante, le châtel tournois, etc.). Je connais certains monnayages, mais, à ce jour, le Poey d'Avant est le seul corpus me présentant rapidement, en feuilletant quelques planches, l'intégralité du monnayage dans la France médiévale (en complétant évidemment avec le Duplessy pour les monnaies royales).Si je trouve des monnaies qui m'intéressent, chez les ducs d'Anjou ou les évêques de Gap, alors je cherche l'étude la plus à jour sur ce monnayage pour confirmer (ou contredire) les propos de Poey d'Avant.Mais, humainement, serait-il raisonnable -- et, techniquement, serait-il possible -- de prendre les 120 monographies que je pourrais me procurer, et les feuilleter une à une.La solution ultime, évidemment, ce serait une base de données (faute de mieux, j'utilise pour l'instant CoinArchives.com). Mais, en attendant une telle base de monnaies, scientifique, je préfère utiliser le Poey d'Avant ancien, comme première étape d'une recherche, que de renoncer à tout élargissement de mon étude et me cantonner à mes deniers de Reims pour étudier l'utilisation du monogramme.Il me faudrait commencer à rédiger une liste des fonctionnalités (une sorte de cahier des charges) pour une telle base de données. J'essaierai de voir comment y intégrer la fonction d'indexation de Wikio que j'ai découverte récemment.______________________1. Pour ceux qui, pour un atelier donné, ne savent qu'utiliser, je les renvoie à la riche bibliographie, datant de 2000 (donc presque récente dans l'absolu, mais très récente pour la vitesse de renouvellement de la numismatique médiévale) dans l'ouvrage de Marc Bompaire et Françoise Dumas, Numismatique Médiévale, Turnhout, Brepols, 2000.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/02/quoi-me-sert-poey-davant.html
Je viens de découvrir sur Wikio une fonction intéressante, mais dont, je pense, je ne perçois pas encore toutes les possibilités.J'ai retrouvé mon précédent article (sur l'estévenant bisontin) indexé dans Wikio (URL de la requête. Rq : cette URL ne signifiera plus rien dans quelques jours, étant donné le taux de renouvellement des articles de Wikio).Or dans les premières lignes affichées du billet, on constate que les mots "Jean-Claude Alcamo" ont été indexés (et cliquables), c'est-à-dire qu'ils sont comme désignant une personne pouvant être "interrogée" dans Wikio.Le lien pointe vers l'URL http://www.wikio.fr/tag/Jean-Claude+Alcamo, cliquable, fournissant la liste des "actualités" mentionnant également cette personne (en l'occurrence, il n'y a que mon billet).En général, une telle indexation se fait à la suite du texte, avec un système de tags (à peu près tous les blogs, dont celui-ci, utilisent ce système pour indexer leurs billets). De même, dans les catalogues de bibliothèques et les bases de données, on indique à la suite des infos bibliographiques (Titre, Auteur, Date, etc.) des mots-clés.Ici, les mots-clés sont directement intégrés au texte. C'est une démarche presque évidente étant données les possibilités du web, mais j'avoue que je n'y avais encore jamais songé.Dans "Ma Bibliothèque" Google Book Search, j'ai rajouté pour certains livres (par manque de temps, je ne les ai pas indexés tous) des tags. Mais ne pourrait-on envisager le système suivant : je fournis à Google Book Search une liste de mots (que je trouve significatifs) et, pour ma bibliothèque, tous ces mots deviennent cliquables et relancent une recherche dans cette même bibliothèque...D'autres exploitations sont certainement envisageables, et même existent déjà certainement.Je précise que c'est un autre cas de figure que tous les liens inter-articles de la Wikipedia, par exemple : dans la Wikipedia, on pointe vers un article donné. Wikio ne pointe pas vers une notice bibliographique, mais vers un sujet présent dans sa base d'articles, et pour lesquels il y a n articles présents.Moralité : il me faut de nouveau me plonger dans Wikio...
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/02/fonction-dindexation-sur-wikio.html
Je viens de recevoir le Bulletin de la Société française de numismatique de décembre 2007, contenant un article de Jean-Claude Alcamo intitulé : La représentation de la vision de saint Etienne sur le monnayage de l'archevêché de Besançon (XIe siècle).Pour mémoire : dans Poey d'Avant, ce monnayage est étudié ici et les planches sont là.J'ai mis ici les photos que je connaissais des monnaies bisontines.Je suis enchanté de l'activité scientifique de ce numismate que je ne connais malheureusement pas : il s'intéresse précisément au même domaine que moi, à savoir l'iconographie sur les monnaies médiévales.Ainsi, je n'avais jamais cherché à comprendre pourquoi une dextre bénissante pouvait représenter le martyre de saint Etienne : je pensais simplement, comme dans d'autres cas, qu'il s'agissait d'un reliquaire et que de nombreux reliquaires sont anthropomorphes. En outre à Metz la scène de la lapidation est directement représentée.J'ai donc appris par cet article qu'il ne s'agissait vraisemblablement pas du reliquaire lui-même, mais du doigt de Dieu représenté sur de nombreuses scènes de lapidation de saint Etienne (par exemple sur ce manuscrit du XIVe siècle).En revanche j'ai le sentiment que nous n'avons pas tout à fait les mêmes méthodes, ou que je me bride peut-être trop lorsque j'essaie d'interpréter ce que je vois.Il se trouve aussi que, ayant moins le temps de faire des recherches, je prends davantage celui de réfléchir à la méthodologie d'investigation sur ce domaine. En outre, comme je m'intéresse beaucoup aux bases de données, l'approche quantitative des études iconographiques.D'abord, un article dans une revue "classique" est désormais bloquée par l'absence d'hypertexte. Si bien que l'auteur est obligé de donner des exemples (ici, sur des représentations de cette lapidation) qui paraissent erratiques, arbitraires, sans qu'on puisse se rendre compte si c'est représentatif ou non.Désormais, avant toute étude iconographique, je lancerai une requête sur la base Culture.fr. Et j'en rendrai compte en termes de pourcentages dans la mesure du possible.Ainsi, pour la lapidation de saint Etienne, la base recense 282 "objets", ce qui est un corpus déjà intéressant pour s'assurer par exemple que le doigt de Dieu est réellement souvent présent dans ces scènes, à partir de quelle époque, dans quelles régions, etc.Je n'en retrouve aucune illustration sur Internet (comme quoi tout n'est pas sur Internet !) mais j'ai souvenir d'avoir vu d'une part dans le trésor de la cathédrale de Sens, et d'autre part dans celui de la cathédrale de Canterbury, des patènes portant une dextre bénissante, sur le même modèle qu'à Saint-Etienne.J'ai déjà remarqué pour l'Agneau pascal de Saint-Gilles, mais aussi pour d'autres types (homme à cheval, ou tout simplement croix) le transfert assez facile d'un support à l'autre, pour peu que les deux soient de forme ronde.Il me semble qu'on pourrait considérer la dextre bénissante comme une image qui s'applique "naturellement" (au Moyen Age) sur un support rond. Si ce n'était pas le cas, il faudrait trouver de nouvelles explications pour les autres dextres bénissantes sur les autres monnaies médiévales, y compris lorsque la légende ne porte pas sur saint Etienne.Pour les ateliers ecclésiastiques, j'ai ainsi recensé 59 monnaies différentes (sur un corpus de 715) répartis sur 9 ateliers différents, tous du Nord, de l'Est ou du Sud-Est :ArlesBesançonCambraiEmbrunMeauxMetzSaint-Bertin de Saint-OmerStrasbourgToulVerdunIl faut donc bien qu'il y ait une logique géographique.En termes chronologiques, ce n'est pas inintéressant non plus. :même si l'atelier de Metz occupe toute la place.Enfin la question qui achève l'article me paraît risquée : "La question se pose, en particulier, de savoir quel est le message religieux dont cette représentation monétaire est porteuse ?"Le risque pour moi est de confondre la portée de l'image "dans l'absolu", à savoir une main bénissante et ce qu'elle signifie pour l'oeil médiéval. Il faut faire alors appel à l'iconographe pur, qui aura étudié d'autres supports, ainsi que les sources écrites, et pourra donner des éléments de réponses -- et la portée d'une telle image sur une monnaie, qui rejoint une question beaucoup plus générale et non résolue :quelle est la portée d'une image sur une monnaie ?La voit-on réellement ?L'analyse-t-on ?En fait-on un objet de méditation ? de prière ?Notre expériences d'hommes du XX(I)e siècle nous porte à croire que non : qui regarde les pièces de monnaies de nos jours (si l'on excepte le phénomène de curiosité dû, en France, à la circulation de pièces européennes) ? J'aurais tendance à dire : personne.Mais évidemment cette réponse ne saurait s'appliquer sans réflexion aux hommes du Moyen Age.Quoi qu'il en soit, tant qu'on aura pas répondu à cette question plus générale, il sera impossible de répondre à cette question appliquée à un type en particulier, au risque de répondre sur la question de l'image "dans l'absolu" en croyant avoir répondu à l'autre...En m'excusant enfin de ces critiques, je terminerai encore sur une affirmation de l'auteur qui me semble presque grave :"Le cycle de la passion n'est toutefois pas absent de l'image [sur les deniers bisontins]. Il transparaît à travers les trois points gravés dans l'extrémité de la manche. Ils représentent le triple secours que saint Etienne reçoit du Ciel entre le moment où il est amené à comparaître devant ses juges pour blasphème et celui de sa lapidation [...], trois points qui résument à eux seuls l'ensemble des chapitres des Actes des Apôtres consacrés à Etienne."L'interprétation de trois points comme mentions de passages de l'écriture est pour moi une aberration a priori. A moins que l'on me produise un texte médiéval interprétant ces meubles comme tels, je refuse de l'adopter.Peut-être suis-je trop frileux ?
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/02/la-dextre-bnissante-de-besanon.html
C'est, ou c'était un des principaux défauts de Zotero : son indigence pour les formats d'exports bibliographiques dans Word et OpenOffice. Un billet du blog de Zotero annonce qu'avec la nouvelle version (1.0.2) on passe à 50 exports disponibles. Cette version nécessite aussi une mise à jour du plugin Word et/ou OpenOffice.Je testerai cela dans les prochains jours, pour m'assurer que c'est vraiment mieux qu'avant.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2008/01/zotero-meilleur-export-bibliographique.html
Je découvre coup sur coup deux outils qui semblent être apparus récemment.Pour Calames, c'est certain : depuis le 1er décembre 2007.Il s'agit d'un catalogue collectif des manuscrits des bibliothèques universitaires de France. Ce projet suit évidemment l'encodage en EAD du Catalogue collectif des manuscrits des bibliothèques publiques de France.L'écran de recherche est très intéressant : la souris qui survole le champ "Mots-clés" affiche une série d'exemples. Cela attire plus l'attention sur la syntaxe du moteur, qu'en mettant un petit paragraphe sous le champ de requête.L'affichage des résultats, la consultation des notices, est très novatrice et je la trouve même grandiose. Rien à voir avec Pleade -- donc voici un nouveau logiciel de publication de documents EAD en ligne. La page A propos indique que c'est un outil développé par spécifiquement par l'ABES (Agence bibliographique de l'enseignement supérieur, qui gère notamment le Sudoc, catalogue collectif des BU), avec des "experts des bibliothèques Calames" (liste ici). Rien n'indique qu'on puisse en bénéficier (je doute que l'ABES fasse cela gratuitement).Les moteurs de recherche connaissent la liste des documents et en indexent la notice (cf. sur Yahoo! Site Explorer : 978 pages référencées).Calames dispose aussi d'un blog (je n'ai pas trouvé de lien vers ce blog depuis l'interface de Calames). Il y est notamment expliqué la philosophie adoptée vis-à-vis des moteurs web.Calame, répertoire de bases de données en sciences humaines et sociales, est un outil plus mais tout aussi précieux. Il référence 187 bases de données actuellement (novembre 2007), 50 avec un contenu sur le Moyen Age. On peut naviguer par discipline (il aurait fallu aussi des sous-disciplines, car "Histoire" me semble un peu vaste), par période, zone géographique, type de contenu.Je suis frustré par la page A propos, qui ne dit rien du projet, de ses perspectives d'évolution, des missions que se sont attribués ses concepteurs, du caractère systématiquement gratuit (ou non ?) des bases référencées, etc.Un outil plus que le précédent, mais qui peut se révéler très utile à l'occasion.
http://numismatique-medievale.blogspot.com/2007/12/calames-et-calame.html

